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C’EST OUVERT ! L’exposition « EFFETS SPÉCIAUX! » jusqu’au 25 avril 2021

Faites votre cinéma avec Effets Spéciaux! au Musée de la civilisation jusqu’au 25 avril 2021

Difficile d’imaginer le cinéma sans les effets spéciaux! On les retrouve partout : dans les films de science-fiction ou d’action, bien sûr, mais ils sont tout aussi présents dans les comédies romantiques! Parfois on les détecte mais très souvent, on ne soupçonne pas leur présence. Que sait-on des différentes techniques employées, de leur fabrication et de leur évolution? Que vous soyez mordus de cinéma ou simplement curieux, l’exposition Effets spéciaux!, présentée jusqu’au 25 avril prochain au Musée de la civilisation, vous propose de plonger dans cet univers fantastique en parcourant les principales étapes de la création d’un film, les métiers qui s’y rattachent et même… d’y participer!

Une exposition conçue par la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, en coproduction avec le Centre national du cinéma et de l’image animée, adaptée par le Musée de la civilisation avec le soutien financier du gouvernement du Québec et de la Ville de Québec dans le cadre de l’Entente de développement culturel. Présentée par Netflix avec la participation de la Cinémathèque québécoise, de l’Office du tourisme de Québec et du Fairmont Le Château Frontenac à titre d’hôtel officiel.

« Quel bonheur de pouvoir enfin inaugurer cette exposition innovante et interactive! Le visiteur y fera un grand voyage au cœur de la créativité derrière la caméra. Nous sommes fiers de cette collaboration avec la France, mais nous tenions à y faire l’éloge de l’immense talent canadien et québécois qui, à travers le monde, est connu et reconnu. On révèle un grand art dans cette exposition mais aussi de grands artisans qui nous surprennent, film après film. » -Stéphan La Roche, président directeur général, Musée de la civilisation

 

« Le Québec est un chef de file mondial dans la création d’effets visuels, et Netflix est ravi que les Québécois découvrent l’exposition Effets spéciaux!, mettant en vedette plusieurs artistes et artisans de l’industrie parmi les plus talentueux de la province. » -Stéphane Cardin, directeur, Politiques publiques, Netflix Canada

 

Trois lieux de création, trois grandes étapes, un même esprit collaboratif!

L’exposition est divisée selon les grandes étapes de création d’une production cinématographique ou télévisuelle : le bureau, le plateau et le studio. Un point commun : la collaboration!

Le bureau

Voici le creuset de la phase de préproduction qui s’étale de l’écriture du scénario jusqu’à la mise en place du tournage, en passant par le choix des indispensables effets spéciaux requis. D’emblée, le talent des Québécois y est révélé et on découvre leur rôle de précurseurs des effets spéciaux au Québec. En témoignent éloquemment les artisans du court-métrage Notre univers, réalisé en 1960 par l’Office national du film du Canada (ONF), qui ont inspiré le célèbre réalisateur américain Stanley Kubrick, au moment où il prépare son film 2001 : l’Odyssée de l’espace, sorti en 1968.

De remarquables esquisses de Stephan Dupuis montrant la transformation de l’acteur Jeff Goldblum pour le film La Mouche (1986) et les dessins du langage extraterrestre imaginé par Martine Bertrand pour Premier contact (2016) de Denis Villeneuve, font écho au travail du réalisateur, scénariste et auteur Roger Cantin qui, dès les années 1960, s’est intéressé à l’art des effets spéciaux, particulièrement dans des productions destinées au public familial. Son talent a teinté La Guerre des tuques (1984), Simon les nuages (1990), L’Assassin jouait du trombone (1991), Mathusalem (1993 et 1997) et La Forteresse suspendue (2001).

Un mur présentant des affichettes de films rotatives met en lumière l’évolution des effets spéciaux. Saviez-vous que le premier film truqué date de 1895? Que les premiers masques de mousse de latex (le lion et l’épouvantail) sont utilisés en 1939 pour Le Magicien d’Oz? Que le rouge-gorge qui se pose sur la main de Mary Poppins dans le film éponyme est le premier animatronique, et que la partie de ping-pong de Forest Gump est purement numérique?

Le plateau

Cette interactivité introduit le visiteur sur le plateau, cœur de l’exposition. Grâce à des objets provenant de l’une des plus grandes collections cinématographiques en Amérique du Nord, la collection Lemai de l’Université Laval (zootrope, fantascope, lanterne magique), on constate que la magie du cinéma trouve ses origines dans les illusions visuelles popularisées en Europe au 19e siècle. Le visiteur peut y enregistrer sa première interactivité en explorant l’arrêt de caméra à la façon de Georges Méliès.

Au fil des décennies se développent les techniques, notamment grâce à l’ONF et à Radio-Canada. La société de diffusion publique est l’une des premières au monde à se doter d’un laboratoire consacré au maquillage et élabore des trucages pour donner de l’ampleur à ses productions. La maquette du bateau de la série D’Iberville (1967-1968) en est un bel exemple.

Par la suite, les effets spéciaux se peaufinent et de nouveaux métiers émergent, comme celui de maquilleur-prothésiste. La vidéo du sublime maquillage qui transforme l’actrice française Marion Cotillard en une Édith Piaf criante de réalisme dans le film La Môme (2007) est un exemple parfait de l’apport de ce nouveau métier au monde des effets spéciaux. Au Québec, Érik Gosselin pratique avec brio ce métier depuis plus de 30 ans. En témoignent plusieurs de ses créations, parfois sanglantes, mais toutes criantes de réalisme grâce à sa minutie artistique.

Toujours dans cette zone, quatre autres expérimentations d’effets spéciaux, soient la transparence du décor, la plongée verticale, la « mocap » ou la capture de mouvement des corps et des expressions du visage, ainsi que l’incrustation (écran vert) viennent enrichir l’expérience du visiteur.

Le studio

Dernier lieu de la création d’un film mais non le moindre, le studio dévoile l’importance de la post-production. Vaisseau spatial, foule immense, explosion, tempête ou château merveilleux font partie de la multitude d’images qui naissent à cette étape. Entrent en scène des hordes de graphistes, de spécialistes de logiciels ou de sons, qui vont passer des jours, voire des mois, à créer rigoureusement des visuels sensationnels… ou à effacer des effets indésirables, des anachronismes, des imperfections aux visages. Le visiteur est invité à se glisser dans la peau de l’un d’eux et à découvrir leurs secrets.

Les effets spéciaux ne cessent de se perfectionner et leur avenir est prometteur comme l’expliquent, dans une vidéo, Sébastien Moreau, président de Rodeo FX et Andy Fowler, vice-président des productions numériques chez Netflix. L’imagination est débordante, mais il y a un enjeu : le manque de main d’œuvre qualifiée.

Finalement, c’est sous une magnifique citation du grand Charlie Chaplin que le visiteur récupère sa bande-annonce : « Ce n’est pas la réalité qui compte dans un film, mais bien ce que l’imagination peut en faire. »

Faits saillants :

  • Présentée par Netflix, Effets spéciaux! est l’affiche jusqu’au 25 avril prochain;
  • Une conception de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, en coproduction avec le Centre national du cinéma et de l’image animée, adaptée par le Musée de la civilisation qui ajouté beaucoup de contenu canadien et québécois;
  • Pour réaliser sa bande-annonce, le visiteur doit réaliser (6) six expériences participatives dans le respect des mesures sanitaires;
  • Près d’une dizaine de vidéos illustrent les différents thèmes abordés, dont les premiers balbutiements des effets spéciaux, le maquillage, l’utilisation de prothèses, le métier de superviseur d’effets et l’avenir de cet art;
  • L’achat du billet horodaté se fait en ligne au https://boutique.mcq.org/tickets;
  • Le Musée est ouvert du jeudi au dimanche de 10 h à 17 h, sauf pendant la semaine de relâche, où il sera accessible tous les jours, soit du samedi 27 février au dimanche 7 mars;
  • Le port du masque est obligatoire. Des couvre-visages de tissu sont en vente à la Boutique;
  • Une attention particulière est accordée pour le nettoyage des interactifs.

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