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Dévoilement du palmarès du 38e FIFA en ligne!

Dévoilement du palmarès du 38e édition du FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SUR L’ART

Le Festival International du Film sur l’Art (Le FIFA) est heureux de dévoiler les lauréats de sa 38e édition qui se tient du 17 au 29 mars 2020. Cette année, 17 longs-métrages et 16 courts-métrages figuraient en compétition officielle. Ils ont concouru pour remporter l’un des six prix décernés par le jury : Grand PrixPrix du juryPrix du meilleur essaiPrix du meilleur portraitPrix Cineplex Odeon Quartier Latin de la meilleure œuvre canadienne et le Prix du meilleur court-métrage.

« C’est effectivement avec un immense plaisir et beaucoup de fierté que nous vous annonçons aujourd’hui le palmarès de la 38e édition du FIFA.  Cette édition exceptionnellement en ligne en raison de la pandémie de COVID-19, n’aurait pu avoir lieu sans le soutien de toute la communauté des artistes, des réalisateurs.trices et des producteurs.trices qui nous ont appuyés dans notre décision de poursuivre le Festival en ligne et de maintenir la compétition. Un merci spécial également à tous les membres du Jury qui ont su s’adapter à des discussions virtuelles afin de nous offrir un palmarès des plus engageants. », a déclaré Jacinthe Brisebois, Directrice de la programmation des films sur l’art du FIFA.

« Cette édition du Festival est inédite. Garder et développer notre public alors que nous avons migré sur une plateforme en ligne en l’espace de 48 heures, a été un défi de taille que nous avons relevé grâce à une équipe compétente et soudée. Cependant, je pense que ce qui manque le plus aux gens aujourd’hui est le contact humain. C’est pour cela que nous avons hâte de retrouver notre public en salle lors de la prochaine édition, car un festival est une célébration, une célébration qui rapproche les humains et qui favorise les rencontres. », a ajouté le directeur du FIFA, Philippe U. del Drago.

PRIX DU MEILLEUR COURT MÉTRAGE 

L’âge d’or réalisé par Eric Minh Cuong Castaing 
France | 2019 | 20 min | français / sans sous-titres

« Ce court-métrage nous pousse à remettre en question nos rapports à la proximité. Une œuvre qui, toute en douceur, met de l’avant le sens du toucher comme thérapie, dans un monde où les contacts physiques sont de moins en moins présents. Avec une fluidité dénuée de toute fausse retenue, le film aborde le handicap moteur par le biais du mouvement. De plus, au-delà du physique, il est ici question de notre imaginaire. L’expression de soi est une capacité propre à tous et chacun et elle ne connaît aucune limite. C’est le film qui, pour nous, a eu le plus d’impact dans son ensemble, tant en termes de réalisation que de sujet. Tous ses éléments (rythme, couleur, son, caméra) créent un monde magnifique pour explorer le handicap et la danse. Un film vraiment merveilleux. », a souligné le jury.

PRIX CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN DE LA MEILLEURE OEUVRE CANADIENNE

Haida Modern de Charles Wilkinson 
Canada | 2019 | 1 h 20 min | anglais / sans sous-titres

« Ce film nous a séduits à plusieurs titres. Par la rencontre avec l’artiste amérindien Robert Davidson tout d’abord, dont l’œuvre puissante et la trajectoire personnelle ouvrent une fenêtre indispensable sur la culture et l’histoire des Haïda. Par la qualité de la grammaire cinématographique ensuite, et enfin, par l’approche visuelle du travail artistique : que ce soit les gestes de l’artiste en plan rapproché, ou une vue plus globale des œuvres, la distance est toujours adéquate. », a déclaré le jury.

« Nous sommes honorés de nous associer cette année encore au palmarès du FIFA, dont l’équipe a fait preuve d’une inventivité et réactivité remarquables en ces temps difficiles. Au Cineplex Odeon Quartier Latin, nous avons déjà hâte d’accueillir la 39e édition du FIFA sur grand écran, et surtout, tous ensemble ! » a indiqué Alice Burger, Gestionnaire Principale Marketing, Québec de Cineplex Divertissement.

PRIX DU MEILLEUR PORTRAIT

Lemebel de Joanna Reposi Garibaldi
Chili / Colombie | 2019 | 1 h 36 min |  espagnol / sous-titres : anglais

« Ce portrait de Lemebel, artiste chilien total, qui utilisa son corps comme instrument de l’art et expression des droits civils contre les dictatures, est un hommage, mais aussi un manifeste à lui seul. La réalisatrice nous a permis de découvrir l’artiste jusqu’à son dernier acte, à travers une vision intime d’un album de souvenirs où Lemebel affronte le feu avec courage – mais sans se brûler. On en sort conquis par l’homme, son combat, sa mission. », a indiqué le jury.

PRIX DU MEILLEUR ESSAI

Architecture of Infinity de Christoph Schaub 
Suisse | 2018 | 1 h 25 min | allemand / anglais / portugais / sous-titres : français

Le jury a insisté sur les qualités suivantes du film : « Du premier instant au générique de fin, le réalisateur Christoph Schaub nous a convaincu par sa capacité à partager son questionnement personnel dans un récit au rythme juste. Un essai qui n’a pas peur de laisser s’installer le temps long, contemplatif, par la beauté de ses images, par la pertinence du regard de ses protagonistes, tous artisans de l’infini. »

PRIX DU JURY 

Que l’amour de Laetitia Mikles
France | 2019 | 1 h 19 min | français / arabe / sous-titres : français

Le jury a été particulièrement ému par le film : « Le regard à juste distance de la réalisatrice sur Abdel Khelil, l’émouvant et généreux interprète des chansons de Brel, qui est aussi employé dans une agence de location de voitures, nous a particulièrement conquis.  Le parcours de cet homme, qui s’est approprié une autre langue, une autre culture, et aujourd’hui les mots et la gestuelle d’un artiste si emblématique, nous touche par la vérité et la force qui se dégagent de lui. Il se livre entièrement, devant des salles parfois clairsemées, non pas pour faire l’artiste, mais pour présenter son humanité, si bien rendue par Laetitia Mikles. »

GRAND PRIX

We Are Not Princesses de Bridgette Auger et Itab Azzam
Royaume Uni / États-Unis | 2018 | 1 h 14 min | arabe / sous-titres : anglais

Le jury a été particulièrement ému par le film : « We Are Not Princesses n’est pas qu’un témoignage touchant de réfugiées syriennes vivant dans un camp à Beyrouth, il est avant tout un film fort et essentiel sur tout ce que l’art, ici la littérature, le théâtre, va leur apporter.  Ces femmes, inspirées par la force et l’entêtement d’Antigone, héroïne de la tragédie de Sophocle, se confronteront à leurs maris, leurs familles et la société, retrouveront parfois la joie qu’elles avaient perdues, mais surtout ne seront plus jamais les mêmes. Le travail subtil sur le montage, l’incursion poétique d’animation quand l’image de certaines de ces femmes leur est interdite, nous permettent avant tout d’entendre la parole que les réalisatrices leur ont donnée, qu’elles ont prise pleinement et qui résonnera longtemps en nous. », a salué le jury.

LE JURY DE LA 38E ÉDITION

Le jury longs-métrages est composé d’Emelie de Jong, directrice de l’unité arts et spectacles d’ARTE France (France), Phoebe Greenberg, fondatrice et directrice de Phi (Canada), Laurent Métivier, chef du service audiovisuel de l’Opéra de Paris (France) et Cosimo Terlizzi, artiste visuel et directeur artistique du Asolo Art Film Festival (Italie).

Le jury courts-métrages est composé de Catherine Bédard, commissaire des expositions et directrice adjointe du Centre culturel canadien, Ambassade du Canada à Paris (France/Canada), Marley Hansen, programmatrice NOWNESS | Londres (Royaume-Uni) et de Rad Hourani, artiste multidisciplinaire (France/Canada).

TROPHÉES DE LA 38E ÉDITION 


Crédit photo : Manon Assens

Ayant à cœur de promouvoir la relève artistique québécoise, Le FIFA souhaite offrir un tremplin aux jeunes artistes locaux de talent qui peuvent ainsi bénéficier de conditions avantageuses de représentation, mais également de l’image de marque du Festival à laquelle ils pourront associer leurs réalisations.

Cette année, le choix s’est porté sur l’artiste multidisciplinaire Camille Zurini, établie à Montréal.  En 2011, elle a entrepris son baccalauréat en Beaux-Arts à L’Université Concordia et s’est inscrite à un premier cours de céramique. Elle a eu le coup de foudre pour ce médium. En découvrant un réel intérêt pour le 3D, elle a choisi de s’initier à la fonderie : nouveau coup de foudre pour cette technique laborieuse, du façonnage de la cire à la finition de la pièce coulée. Depuis l’obtention de son baccalauréat en 2016, elle se consacre principalement à la céramique et à la peinture tout en s’adonnant à l’occasion au façonnage de la cire, au travail du métal et à la photographie. En septembre 2016 elle lance sa ligne de céramique utilitaires sous le nom de Lola Cera.

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