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Femmes artistes autochtones à l’ère du numérique

Connexion sous haute-tension : Quelle place pour les femmes artistes autochtones à l’ère du numérique?

Une conférence organisée le 23 octobre 2020

Le GRIAAC/CIÉRA-MTL (Groupe de recherche interdisciplinaire sur les affirmations autochtones contemporaines et l’antenne montréalaise du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones), Terres en vues, société pour la diffusion de la culture autochtone, le Département d’histoire de l’art et la Concentration en études autochtones de l’UQAM organisent le 23 octobre à 13 h (HAE) une réunion / discussion en ligne avec des artistes autochtones sur le thème de la place des femmes artistes autochtones à l’ère du numérique.

Dans le contexte actuel, où les artistes sont invités par les institutions en art au Québec à opérer un virage numérique et à adopter de nouveaux outils technologiques dans leurs pratiques, la question de la fracture numérique semble s’intensifier pour certaines femmes autochtones artistes. Si les technologies numériques peuvent devenir un outil salutaire d’affirmation, une arme de défense des droits comme dans l’œuvre de Catherine Boivin, « Ekoni aci », sur la violence envers les femmes autochtones, elles peuvent aussi provoquer des tensions et des ruptures draconiennes. Les artistes doivent redoubler d’effort pour transformer leurs œuvres, (re)penser leurs pratiques, trouver de nouveaux repères et même rompre avec leur mode d’expression premier engageant les relations, le corps et l’espace.

Accompagnée des artistes Émilie Monnet, anishnaabe, Catherine Boivin, atikamekw et Soleil Launière, ilnue, la doctorante et professeure en histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Caroline Nepton Hotte (ilnue-abénakise) propose une discussion sur les défis que posent l’utilisation des outils numériques dans les stratégies actuelles de création artistique et de diffusion. Comment réagir à la fragmentation des relations humaines dans nos pratiques? Comment poursuivre sa pratique dans le contexte de distanciation sociale? Existe-t-il une communauté de pratiques pouvant assurer la poursuite des activités artistiques? Comment penser les limites des pratiques imposées par les modalités de diffusion?

La conférence débutera avec le visionnement de l’œuvre vidéo « Ekoni aci », de Catherine Boivin, et se poursuivra avec un cercle de partage en ligne sur les sentiments et les réflexions des trois artistes des arts vivants.

LES PARTICIPANTES : 

Émilie Monnet : Au croisement entre le théâtre, la performance et les arts médiatiques, la pratique d’Émilie Monnet s’articule autour des questions d’identité, de mémoire, d’histoire et de transformation. Ses œuvres privilégient les processus de création collaboratifs et sont présentées le plus souvent sous forme de théâtre interdisciplinaire ou de spectacles immersifs. D’origine anishnaabe et française, elle a grandi en Outaouais et en Bretagne. Elle vit actuellement à Tiohtià:ke/Mooniyaang/Montréal.

Catherine Boivin : Jeune artiste multidisciplinaire atikamekw, Catherine Boivin s’exprime autant par la vidéo et la photographie que par la sculpture, la peinture et la performance. Lauréate du prix Manitou-Kiuna 2018 remis par l’Institution Kiuna. Elle vient de terminer son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Joggeuse et marathonienne et danseuse de Pow Wow, elle est très engagée dans son milieu.

Soleil Launière : Pekuakamiulnu originaire de Mashteuiatsh, Soleil Launière vit et œuvre à Tiöhtià:ke (Montréal). Artiste multidisciplinaire alliant le chant, le mouvement et le théâtre tout en passant par l’art performance. Elle entremêle la présence du corps bi-spirituel et l’audiovisuel expérimental tout en s’inspirant de la cosmogonie et l’esprit sacré des animaux du monde Innu. Elle exprime en actes une pensée sur les silences et les langages universels.

Caroline Nepton Hotte : Membre de la communauté de Mashteuiatsh, doctorante en science des religions à l’UQAM et professeure au Département d’histoire de l’art de cette même université, dans ses recherches Caroline Nepton Hotte s’intéressent aux modalités d’appropriation des technologies comme stratégie artistique chez les femmes autochtones.

*** INSCRIPTION OBLIGATOIRE *** Veuillez-vous inscrire ici 

Organisé avec le concours de l’Université Laval, l’UQÀM, l’Université de Montréal, l’UQO et l’UQAT.

 

 

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