Les associations professionnelles des artistes applaudissent la mise en place d’une contribution obligatoire

Réaction à la décision du CRTC sur les contributions de base des services de diffusion continue en ligne : les associations professionnelles des artistes applaudissent la mise en place d’une contribution obligatoire

Les contributions de base des services de diffusion continue en ligne au système de radiodiffusion du  Canada représentent l’un des éléments centraux de la Loi sur la diffusion continue en ligne (auparavant  projet de loi C-11). Une contribution de 5% des revenus canadiens des plateformes afin de soutenir le  système de radiodiffusion répond aux demandes formulées antérieurement par nos associations. Nous  saluons donc la décision annoncée aujourd’hui. Cette importante mesure devrait permettre entre autres  d’assurer un meilleur soutien aux artistes d’ici et leurs talents et ainsi assurer le rayonnement qui leur  revient. Cette décision est également conforme à l’évolution du milieu et apparait comme une première  étape vers un traitement plus équitable des différents diffuseurs qui œuvrent au Canada.  

Attendue depuis longtemps, la modernisation du système était plus que nécessaire pour la protection et la  sauvegarde de notre culture. Le projet de loi C-11 était un grand chantier de modernisation de la Loi sur la  radiodiffusion et les périmètres qui assureront sa mise en application auront d’importants impacts sur la  protection des talents des artistes canadiens et québécois. L’Association des réalisateurs et réalisatrices  du Québec (ARRQ), la Guilde des musiciennes et musiciens du Québec (GMMQ), le Conseil du Québec  de la Guilde canadienne des réalisateurs (GCR-Québec), la Société des auteurs de radio, télévision et  cinéma (SARTEC) et l’Union des artistes (UDA) se sont favorablement positionnées face à l’adoption de la  loi C-11 et souhaitent que les mesures qui seront mises en place permettent à nos artistes de continuer à  faire rayonner notre culture dans les meilleures conditions possibles.  

 

Citations  

« Les principes directeurs de la décision devraient permettre le rayonnement de la culture canadienne  notamment à travers l’obligation d’avoir recours aux ressources créatrices canadiennes et par la protection  et la promotion de la culture francophone et de la langue française, partout au pays. Maintenant que la  décision sur la contribution de base est rendue, il est important de l’utiliser comme levier pour financer les  œuvres francophones à travers le pays en amenant le ratio de production francophone à 40% de  l’enveloppe du Fonds des médias du Canada, comparativement au 33% actuel. » – Gabriel Pelletier,  président, Association des réalisateurs et des réalisatrices du Québec (ARRQ)  

« Les 650 000 Canadiennes et Canadiens qui travaillent quotidiennement au rayonnement de notre  musique par leurs œuvres pourront, nous l’espérons, maintenant évoluer dans un environnement plus juste  et plus équitable. Il est important de se donner les moyens pour assurer notre souveraineté culturelle par 

Déclaration | ARRQ, GMMQ, UDA, SARTEC 1 

ces contributions de base. Nous continuerons de suivre le travail du CRTC dans la mise en œuvre de la loi  C-11 pour nous assurer de refléter adéquatement les enjeux qui touchent nos membres au quotidien. » –  Luc Fortin, président, Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)  

 « Je salue la décision du CRTC d’exiger des diffuseurs étrangers et nationaux d’allouer 5 % de leurs  revenus à des fonds publics et privés pour le contenu canadien et autochtone. Cette décision témoigne d’un  fort engagement envers la durabilité et la croissance de notre secteur cinématographique et télévisuel. En  imposant ces contributions, le CRTC garantit que les histoires canadiennes et autochtones continuent d’être  racontées, soutenant une industrie créative florissante. Je félicite également la présidente du CRTC et son  équipe pour leur leadership au cours des deux dernières années de consultations. La DGC se réjouit de  collaborer pour maximiser l’impact de ces contributions. » – Michèle Laliberté, présidente du Conseil du  Québec de la Guilde canadiennes des réalisateurs. 

« Cette décision est l’occasion tant attendue de se positionner face aux géants du web et une démonstration  que le Canada peut faire preuve de leadership dans ce dossier. Notre talent et notre créativité sont reconnus  mondialement et nous devons continuer de nous tenir debout pour assurer notre souveraineté culturelle.  Nous sommes optimistes sur le fait que ces règlements permettront de s’assurer que les publics de tous  les horizons et de tous les âges puissent continuer à avoir accès à un contenu culturel Québécois et  Canadien de grande qualité en les finançant adéquatement. » – Chantal Cadieux, présidente, Société des  auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)  

« Nous contribuons aux réflexions entourant la modernisation de la loi sur la radiodiffusion depuis les premiers  travaux sur l’avenir des communications au Canada. Les paramètres de mise en application énoncés aujourd’hui  nous permettent d’envisager une plus grande équité entre les artistes et les géants du web. Je ne peux que me  réjouir de cette première étape qui, je l’espère, sera suivie par des mesures tout aussi importantes. Cela devrait  contribuer à soutenir la vitalité de notre industrie audiovisuelle nationale, assurer sa pérennité et accroitre son  rayonnement. Pour les artistes québécois qui sont au cœur de la protection et de la promotion de notre langue  et de notre culture, c’est une nouvelle qui est porteuse d’espoir. » – Tania Kontoyanni, présidente, Union des  artistes (UDA)  

 

À propos  

Association des réalisateurs et des réalisatrices du Québec (ARRQ)  

L’ARRQ est une association professionnelle reconnue regroupant près de 900 membres de partout au  Québec. Ces derniers œuvrent dans les domaines du cinéma, de la télévision, du web et de l’animation.  Comme association, elle défend les intérêts et les droits professionnels, économiques, culturels, sociaux,  moraux de tous les réalisateurs et réalisatrices du Québec. Parmi les actions vouées à la défense des droits  des réalisateurs et au respect de leurs conditions de création, l’association négocie des ententes collectives,  rédige et participe à l’élaboration de mémoires tout en collaborant à de nombreuses études.  

Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)  

La GMMQ est un syndicat professionnel reconnu qui compte 3 100 membres et a pour mission de faire  reconnaitre la valeur de la musique ainsi que la contribution indispensable des musiciens professionnels à 

Déclaration | ARRQ, GMMQ, UDA, SARTEC

la société en représentant et en défendant leurs intérêts artistiques, sociaux et économiques. Elle négocie  des ententes collectives et met à la disposition de ses membres un contrat type d’engagement. La GMMQ  établit les conditions minimales de travail des musiciens et agit collectivement au nom de ses membres  lorsqu’elle estime que leur intérêt est touché. Elle exerce aussi des activités de lobbying visant à promouvoir  la musique et les musiciens auprès des instances gouvernementales et des communautés locales,  nationales et internationales.  

Conseil du Québec de la Guilde canadienne des réalisateurs (GCR-Québec)  

Le Conseil du Québec de la Guilde canadienne des réalisateurs représente près de 900 membres œuvrant  dans divers départements, dont la réalisation, le département artistique, les lieux de tournage, la direction  de production et la comptabilité. Le Conseil du Québec négocie et gère plusieurs ententes collectives afin  d’assurer des conditions de travail adéquates à ses membres tout en effectuant des représentations auprès  des différents paliers gouvernementaux pour promouvoir un meilleur soutien au secteur audiovisuel.  

Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)  

Fondée en 1949 par les auteurs de la radio, la SARTEC est rapidement devenue l’association professionnelle  de l’ensemble des auteur.e.trices de l’audiovisuel. Elle est reconnue comme l’association représentant les  auteur.e.trices de langue française dans le secteur du film par la Commission de reconnaissance des  associations d’artistes et des associations de producteurs (CRAAAP) depuis octobre 1989. La SARTEC a  également été accréditée en janvier 1996 par le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes 

producteurs comme agent négociateur exclusif des auteur.e.trices de langue française œuvrant à la radio, à la  télévision, au cinéma et dans l’audiovisuel. Elle compte aujourd’hui 1600 membres. 

Union des artistes (UDA)  

L’UDA est un syndicat professionnel représentant près de 13 000 artistes regroupés au sein de quatre  groupes de fonctions artistiques, soit les acteurs-actrices, les chanteurs-chanteuses, les animateurs animatrices et les danseurs-danseuses, qui exercent leur métier dans une multitude de disciplines. Sa  mission est de défendre les intérêts sociaux, économiques et moraux de ses membres, qui sont pour la  plupart des travailleurs autonomes. Au cœur de ses activités se trouvent la négociation de conditions  minimales de travail, la rémunération des artistes et le respect des ententes collectives.  

 

 

***

Partager cet article

Plus d'articles dans Actualités / Cinéma / culture / Musique / Télévision