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L’ONF au FNC 2017, une forte sélection de sept œuvres

L’ONF au FNC 2017, une forte sélection de sept œuvres dont quatre en compétition officielle et deux en première mondiale, incluant le long métrage documentaire La part du diable de Luc Bourdon.

 

L’Office national du film du Canada (ONF) est de retour en force au Festival du nouveau cinéma (FNC) avec sept œuvres de tous formats et de tous genres. Le long métrage documentaire La part du diable de Luc Bourdon y sera présenté en première mondiale et en compétition, et le court métrage d’animation Deyzangeroo d’Ehsan Gharib aura aussi sa première mondiale au FNC. Trois autres courts métrages ont également été sélectionnés en compétition : TESLA : LUMIÈRE MONDIALE de Matthew Rankin, La maison du hérisson d’Eva Cvijanović (Bonobostudio/ONF) etLa montagne de SGaana de Chris Auchter. De plus, la section FNC eXPlore compte trois œuvres produites ou coproduites à l’ONF : la grande première en festival du documentaire en 360o La 3e roue d’André Roy, la première québécoise de Bear 71 VR de Jeremy Mendes et Leanne Allison, et Vaysha l’aveugle en RV de Theodore Ushev. Le FNC se tiendra du 4 au 15 octobre 2017. 

 

Compétition internationale

La part du diable de Luc Bourdon (80 min) – première mondiale

Produit à l’ONF par Colette Loumède

·         La part du diable propose un regard singulier et nouveau sur la Révolution tranquille durant les années 1970. Dans un geste d’une rare poésie, avec l’aide de son complice, le monteur Michel Giroux, Luc Bourdon se penche sur notre histoire et nous montre avec cohérence, à grand renfort d’extraits de près de 200 films de la collection de l’ONF et sans narration, les dessous d’une décennie (1967-1980) au cours de laquelle le Québec s’est profondément transformé. Le film suit un fil narratif puissant.
 
·         Ce long métrage documentaire se situe, dans la façon dont il a été finement travaillé, dans la continuité de La mémoire des anges, créé par Luc Bourdon à partir de films de l’ONF des années 1950 et 1960, qui a connu un succès notable à sa sortie en 2008. La mémoire des anges est resté à l’affiche plusieurs semaines et a remporté le prix du meilleur long métrage canadien (prix Focus – Cinémathèque québécoise) au FNC, en plus de recevoir une nomination pour le Jutra du meilleur documentaire ainsi que pour le prix de l’Association québécoise des critiques de cinéma décerné au meilleur film de l’année.
 
·         Dans La part du diable, des extraits très évocateurs de films de grands cinéastes tels que Denys Arcand, Pierre Perrault et Anne Claire Poirier montrent la forte présence à l’écran de diverses personnalités, dont René Lévesque, Robert Charlebois, Michel Tremblay, Pauline Julien ou Jean Chrétien. Un assemblage d’archives par l’entremise duquel chacune et chacun est invité à devenir un observateur aguerri, à prêter une oreille attentive à cette intense entreprise, à ce film exaltant, tout en superposition de sons et d’images, en émotions et en contemplation. 
 
·         Luc Bourdon est l’une des figures importantes de l’art vidéographique au Canada. Pendant plus de vingt-cinq ans, il a signé une cinquantaine d’œuvres de multiples genres – documentaires, fictions, expérimentations – faisant une place prépondérante à l’histoire et à la mémoire. Ces notions se retrouvent ainsi au cœur des deux longs métrages qu’il a réalisés à l’ONF, La mémoire des anges et La part du diable.
 

Section Les nouveaux alchimistes

Deyzangeroo d’Ehsan Gharib (4 min)  première mondiale

Produit à l’ONF par Maral Mohammadian, avec le producteur exécutif Michael Fukushima
 
·         Rituel exécuté dans la ville portuaire iranienne de Buchehr, « Deyzangeroo » est imprégné de la terreur et de la magie qu’évoque l’éclipse lunaire. Il permet de lutter contre le mal et de récupérer la Lune… il fonctionne à tous coups.
 
·         Ce film de quatre minutes recourt à l’animation peinte à la main, à la photographie à intervalles et à la photographie truquée au moyen de miroirs.
 
·         Deyzangeroo s’inspire de l’envoûtante musique du compositeur et percussionniste virtuose Habib Meftah Boushehri, lequel a collaboré au film.
 
·         Né en 1983 à Arak, en Iran, le designer et photographe Ehsan Gharib a étudié à l’école de cinéma de Soroush, à Téhéran, puis à l’Université Concordia, à Montréal. Deyzangeroo est le premier film dont il signe la réalisation à titre professionnel.
 

Compétition internationale des courts métrages

TESLA : LUMIÈRE MONDIALE de Matthew Rankin (8 min) – première montréalaise

Produit à l’ONF par Julie Roy
 
·         Film d’animation expérimental dans lequel l’inventeur visionnaire Nikola Tesla écrit au financier J.P. Morgan. Inspiré de faits réels, ce court métrage électrisant est une spectaculaire explosion audiovisuelle puisant son énergie autant dans le documentaire animé que dans les références au cinéma d’avant-garde.
 
·         Sa première mondiale a eu lieu à la 56e Semaine de la Critique du Festival de Cannes.
 
·         Il a reçu une mention honorable ex æquo lors du Festival international du film de Toronto 2017 ainsi que deux prix au Festival international du film d’animation d’Ottawa.
 
·         Originaire de Winnipeg, le cinéaste Matthew Rankin est désormais établi à Montréal. Il s’agit de son deuxième film produit à l’ONF, aprèsLes exploits radicaux de Walter Boudreau. Son film Mynarski chute mortelle a été primé à Annecy en 2015, dans la section Off-Limits.
 

Compétition internationale P’tits Loups

La maison du hérisson d’Eva Cvijanović (10 min) – première québécoise

Coproduit par Jelena Popović (ONF) et Vanja Andrijević (Bonobostudio, Croatie), avec le producteur exécutif Michael Fukushima
 
·         La maison du hérisson porte sur un hérisson dont la dévotion à son foyer irrite quatre bêtes qui décident de l’affronter. Fable tout en finesse réalisée image par image, le film, dont la version française est narrée par France Castel, fait renaître l’idée à la fois intemporelle et toujours opportune de cultiver notre propre havre de sécurité, de dignité et de confort, peu importe notre taille.
 
·         Récompensé de quinze prix internationaux, le film a été présenté en compétition officielle dans la section Generation Kplus du 67e Festival international du film de Berlin, où il a reçu une mention spéciale du jury. Il a aussi été en lice à l’Animafest de Zagreb, où il a reçu une mention spéciale (catégorie Grand Competition – Short Films) et le Prix du public pour un court métrage. Il vient également de recevoir une mention honorable pour le Prix du meilleur film canadien au Festival international du film d’animation d’Ottawa.
 
·         Eva Cvijanović est une animatrice et cinéaste montréalaise ayant participé au programme Hothouse de l’ONF (Le baiser, 2011).
 

La montagne de SGaana de Chris Auchter – première québécoise

Produit par Shirley Vercruysse et la productrice déléguée Teri Snelgrove. Les producteurs exécutifs sont Shirley Vercruysse et Michael Fukushima pour l’ONF.
 
·         Dans ce petit bijou de film onirique coscénarisé avec Annie Reid, le cinéaste haïda Christopher Auchter entremêle avec brio animation traditionnelle et éléments emblématiques de l’art haïda, auxquels donnent vie une riche palette évocatrice et des effets stylisés.
 
·         Inspiré par une légende traditionnelle haïda, Auchter illustre à sa manière le vieux conte du grand chasseur marin Naa-Naa-Simgat et de sa bien-aimée Kuuga Kuns. Quand une SGaana (mot haïda signifiant « orque ») capture le chasseur et l’entraîne dans un monde surnaturel, la courageuse Kuuga Kuns se lance à sa rescousse.

·         Le film vient de recevoir le Prix du meilleur film ou de la meilleure série pour les jeunes de 6 à 12 ans au Festival international du film d’animation d’Ottawa.

 

FNC eXPlore

La 3e roue d’André Roy – grande première en festival sous forme d’installation et lancement en ligne

Produit à l’ONF par Jac Gautreau, avec le producteur exécutif Dominic Desjardins
 
·         Dans ce court métrage documentaire en 360o, un professeur d’éducation physique d’Acadie prend le pari de rendre le sport accessible à deux sœurs atteintes de dystrophie musculaire. Étonnamment, des élèves sans handicap demandent à avoir aussi accès aux fauteuils roulants pour jouer au basketball avec elles. Émerge alors un mouvement d’inclusion inversée qui va bientôt s’étendre à toute une communauté et où la majorité s’adapte à la minorité.
 
·         Lancement en ligne le 5 octobre sur toutes les plateformes de l’ONF.
 

BEAR 71 VR de Jeremy Mendes et Leanne Allison – première québécoise

Produit par l’ONF (Loc Dao, Dana Dansereau, Rob McLaughlin, Janine Steele et Bonnie Thompson), en collaboration avec Google, IDFA Doclab et Sound and Vision
 
·         Initialement lancé en 2012, le documentaire interactif maintes fois primé Bear 71 est une expérience multiutilisateur en ligne exposant le point de vue d’une ourse grizzly baptisée « Bear 71 » par les conservateurs du parc national Banff qui suivent ses déplacements. Bear 71explore notre manière de coexister avec la faune à l’ère des réseaux sociaux, de la surveillance numérique et de l’information électronique de masse.
 
·         Réinventé en RV avec le WebVR de Chrome, en collaboration avec Google.
 
·         Version originale anglaise.
 

Vaysha l’aveugle en RV

 
·         Vaysha l’aveugle en RV est une adaptation en réalité virtuelle du court métrage de Theodore Ushev en nomination aux Oscars Vayshal’aveugle. 
 
·         Produite par l’ONF avec la participation d’ARTE France et d’ICI ARTV, cette expérience immersive utilisant le casque Samsung Gear a eu sa première mondiale au Festival international du film d’animation d’Annecy 2017. Vaysha l’aveugle est produit à l’ONF par Marc Bertrand, avec la productrice exécutive Julie Roy.
 
·         Vaysha n’est pas une fille comme les autres. Elle ne voit que le passé de l’œil gauche et le futur de l’œil droit. Vaysha l’aveugle… c’est ainsi que tout le monde l’appelle.
 
·         Basé sur la nouvelle Vaysha, l’aveugle de Georgi Gospodinov.
 
·         Cette expérience en RV vient de recevoir une mention spéciale Immersive Encounters au Encounters Film Festival de Bristol, au Royaume-Uni.
 
·         La raison qui a incité Theodore Ushev à se tourner vers la RV est fort simple : faire en sorte que le spectateur s’identifie davantage à l’héroïne. Car cette technologie informatique provoque, dans le cas présent, une immersion assujettie non pas aux contraintes du spectacle primaire, mais bien à celles de l’efficacité narrative.

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