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L’ONF lance ‘J’aime les patates’, un jeu pour le changement

L’ONF lance J’aime les patates, un jeu d’auteure pour faire pousser le changement signé Vali Fugulin, en cocréation avec Minority

 

J’aime les patates, un jeu de l’artiste en résidence à l’ONF, Vali Fugulin, en cocréation avec Minority, est offert gratuitement partout dans le monde, dès aujourd’hui, sur tablette (IOS et Android) dans l’App Store, Google Play Store et Amazon.

Le jeu se décline en sept langues (dont le français et le français québécois) et compte une version mobile ainsi qu’une version Web. Sur le site http://onf.ca/jaimelespatates, on trouve également un guide de l’innovateur social ainsi que des outils pédagogiques.

J’aime les patates est un jeu d’aventure un peu absurde, décalé et drôle pour parler d’innovation sociale et d’économie durable aux 9-12 ans, à leurs parents et à leurs grands-parents. Les étapes du changement social sont amenées par un parcours ludique, qui ouvre à la discussion entre les générations pour trouver comment changer le monde… un petit geste à la fois.
Nouvelles perspectives de création, nouvelles formes narratives
Avec J’aime les patates, Vali Fugulin termine sa résidence de deux ans à l’ONF, qu’elle a amorcée en 2013 avec le documentaire interactif Toi, moi et la Charte (cosigné avec Jérémie Battaglia ainsi qu’avec Nicolas S. Roy du studio de création numérique Dpt.). Il s’agit de la deuxième œuvre numérique de la créatrice après plusieurs projets documentaires linéaires, dont Tupperware : recettes pour le succès (2006), la série Cas de conscience (2013) et une collaboration à la série Naufragés des villes (2011).

Vali Fugulin a su s’entourer d’une équipe s’étant illustrée sur la scène internationale du jeu vidéo, le studio montréalais Minority Media (Papo & Yo), pour créer avec elle cette œuvre s’inscrivant dans le courant des jeux d’empathie. La codirection de création fut assurée par Ruben Farrus, designer du jeu Spirits of Spring et collaborateur pour Papo & Yo.

Produit à l’ONF par Hugues Sweeney, J’aime les patates constitue une des premières percées pour l’institution dans le créneau du jeu vidéo, ouvrant des perspectives internationales et perpétuant la signature du studio interactif du Programme français : former des alliances inattendues entre les disciplines, des équipes inspirées abordant autrement les nouvelles formes narratives.

Illustrations et musique
Les illustrations du jeu sont de Patrick Doyon, cinéaste d’animation sélectionné aux Oscars en 2012 pour Dimanche, produit à l’ONF, et illustrateur du livre jeunesse Le voleur de sandwichs, écrit par André Marois et en nomination pour trois prix. La musique originale est signée par Jean-Phi Goncalves (Beast, hommage à Beau Dommage par le Cirque du Soleil) et Alex McMahon (réalisateur d’albums d’Alex Nevsky, de Yann Perreau et de Catherine Major), qui se sont illustrés ensemble au sein du groupe Plaster et ont composé la musique du spectacle iD du Cirque Éloize. Benoit Lafrance et La Hacienda Creative ont assuré la conception et l’implémentation sonores.

Le jeu
Dans J’aime les patates, le joueur doit réagir à une soudaine pénurie de patates. Cette plante alimentaire est la ressource qui maintient toute sa communauté en équilibre et le joueur, dans la peau du personnage Chips, doit trouver des solutions innovantes et construire une communauté, afin de rétablir l’écosystème et que les patates reviennent à la vie. Durée : 40 à 45 minutes.

Les faits en bref

· Synopsis de J’aime les patates

Au Patateland, tout le monde aime les patates puisqu’elle est la richesse qui permet de vivre. Lorsque son village est frappé par la malchance, Chips manque cruellement de patates. Il devra apprendre à survivre sans elles, grâce à l’innovation et aux contacts humains, pour ainsi sauver sa communauté et vaincre la domination du Monstre Patatosaure.

· Un jeu en 7 langues

Français, français québécois, anglais, italien, allemand, espagnol et portugais

· Des personnages inspirés de 7 innovateurs sociaux :

Chips : dès l’âge de 6 ans, Albeiro Vargas était touché par le sort des personnes âgées abandonnées dans les rues de Bucaramanga (Colombie). Aujourd’hui, sa fondation accompagne des centaines d’entre elles.

Laplure : Albina Ruiz était choquée par les conditions de vie et d’hygiène de son quartier de Lima (Pérou). Elle a créé des microentreprises de collecte et de traitement des déchets.

Mamidon : Germaine Acogny trouvait qu’on valorisait peu la culture en Afrique. Elle a fondé l’École des Sables (Sénégal) pour aider les danseurs de tout le continent.

Patenteux : Les enfants de Cateura (Paraguay) travaillaient dans la décharge et fréquentaient peu l’école. Ils apprennent aujourd’hui la musique et fabriquent leurs instruments avec les déchets récupérés dans le dépotoir.

Basse ville : L’organisme Renaissance à Montréal (Canada) récupère des tonnes de vêtements destinés à la poubelle pour les revendre à faible coût. Ce recyclage génère des emplois et permet à des gens moins fortunés de bien se vêtir.

Plage : Guy et Neca Marcovaldi ont été révoltés par le massacre d’une tortue sur une plage du Brésil. Ils ont créé une réserve pour protéger les tortues à Praia do Forte.

Maire : Jaime Lerner trouvait sa ville de Curitiba (Brésil) polluée et congestionnée. Il l’a transformée durablement avec des bus légers et des initiatives simples, comme l’échange de déchets contre de la nourriture.

· L’équipe de création

o J’aime les patates est un jeu de Vali Fugulin en cocréation avec Minority et Ruben Farrus.

o Produit par Hugues Sweeney, producteur exécutif du studio interactif du Programme français de l’ONF.

o Illustrations de Patrick Doyon.

o Musique originale de Jean-Phi Goncalves et Alex McMahon. Conception sonore de Benoit Lafrance (La Hacienda Creative).

· À propos de Vali Fugulin

Que ce soit à la télévision, au cinéma ou en création interactive, Vali Fugulin se consacre depuis plus de 15 ans à son métier de réalisatrice documentaire, se démarquant par une approche très humaine empreinte d’esthétisme. Elle s’est intéressée particulièrement aux regroupements humains atypiques et à l’esprit de communauté qui s’y développe. D’abord chez les jeunes vendeuses de bols en plastique, dans Tupperware : recettes pour le succès, puis chez les échangistes, dans S’envoyer en l’air, et chez les aficionados des six degrés de séparation, dans Le monde est petit. Récemment, elle a coréalisé à l’ONF le documentaire interactif Toi, moi et la Charte, gagnant du prix NUMIX pour la meilleure production originale documentaire en 2014. C’est en tant qu’artiste en résidence à l’Office national du film du Canada, dans le studio interactif du Programme français, qu’elle explore une fois de plus le pouvoir de la communauté avec le jeu J’aime les patates.

 

 

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