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L’ONF souligne la contribution exceptionnelle de Jean Beaudin au cinéma d’ici

L’Office national du film du Canada (ONF) souligne la contribution exceptionnelle de Jean Beaudin au cinéma d’ici

L’Office national du film du Canada tient à rendre hommage au réalisateur, scénariste et monteur Jean Beaudin, décédé à l’âge de 80 ans. En 50 ans de carrière, il a réalisé certains des films les plus marquants du cinéma québécois — dont J.A. Martin photographe (ONF), primé à Cannes, et Being at Home with Claude (Les Productions du Cerf/ONF) —, ainsi que d’inoubliables séries pour la télévision, comme Les filles de Caleb.

« L’apport remarquable de Jean Beaudin au cinéma québécois mérite d’être souligné. Avec beaucoup de sensibilité et de précision, un grand sens de l’image et un talent exceptionnel de directeur d’acteurs, il s’est intéressé autant à la vie des gens simples qu’aux histoires les plus complexes créées par les écrivains d’ici. C’est une fierté pour l’ONF de compter dans sa collection certaines de ses œuvres les plus importantes », a affirmé Claude Joli-Coeur, commissaire du gouvernement à la cinématographie et président de l’ONF.

La carrière de Jean Beaudin

  • Formé à l’École des beaux-arts de Montréal et à l’École de design de Zurich, en Suisse, Jean Beaudin entre à l’ONF en 1964. Il travaille d’abord sur des films d’animation, puis passe à la fiction — un genre qui marquera son œuvre — avec le film expérimental Vertige (1969), suivi du long métrage Stop. Il tourne en 1972 Le diable est parmi nous dans le privé.
  • Toujours à l’ONF, il réalise ensuite successivement quatre courts et moyens métrages qui marqueront le début de sa collaboration avec le grand directeur photo Pierre Mignot : Les indrogables (1972), Trois fois passera… (1973), Par une belle nuit d’hiver (1974) et Cher Théo (1975). Ces films, en quelque sorte, pavent la voie aux grands longs métrages qui suivront.
  • C’est en 1976 qu’il réalise à l’ONF un de ses films les plus importants, devenu un des classiques du cinéma québécois : J.A. Martin photographe. Sélectionné au Festival de Cannes, toujours avec Pierre Mignot à la direction photo, le film remporte le Prix du jury œcuménique et le travail de Monique Mercure lui vaut le Prix d’interprétation féminine. Il réalise certaines séquences du fascinant documentaire Jeux de la XXIe olympiade, tourné pendant les Jeux olympiques de Montréal en 1976. Le film sort en 1977.
  • En 1979, il retrouve Pierre Mignot et tourne, toujours à l’ONF, le long métrage historique Cordélia, avec Louise Portal dans le rôle-titre, puis, en 1984, Mario, d’après un roman de Claude Jasmin. Les deux films connaissent un beau succès et remportent des prix au Canada et à l’étranger.
  • Après avoir réalisé dans le privé le long métrage et la télésérie Le matou (1985), il revient à l’ONF pour tourner La bioéthique : une question de choix – L’homme à la traîne (1986) et, surtout, en 1992, Being at Home with Claude, coproduit avec Les productions du Cerf et mettant en vedette Roy Dupuis et Jacques Godin dans une adaptation vibrante de la pièce de René-Daniel Dubois.
  • Jean Beaudin signe dans les années 1990 et le début des années 2000 certaines des séries les plus mémorables de la télévision québécoise : Les filles de Caleb, un succès exceptionnel, Miséricorde, Shehaweh, Ces enfants d’ailleurs et Willie.
  • Il poursuit également son travail au cinéma avec les longs métrages Souvenirs intimes (1998), d’après un roman de Monique Proulx, Le collectionneur (2002), d’après l’œuvre de Chrystine Brouillet, la grande fresque historique Nouvelle-France (2004) et le thriller psychologique Sans elle (2005).

Jean Beaudin a reçu l’Ordre national du Québec en 2016 et un Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle en 2017. La cinéaste Tara Johns a réalisé à cette dernière occasion le court métrage Pour l’amour du combat, produit par l’ONF.

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