Pink Triangle Press publie le tout premier rapport rose de l’industrie des écrans

Pink Triangle Press publie le tout premier rapport rose de l’industrie des écrans

Pink Triangle Press a dévoilé son premier rapport rose, qui fait état de la représentation des personnes 2ELGBTQIA+ à l’écran, dans les secteurs du cinéma, de la télévision, de la diffusion en continu et des jeux vidéo.

Il s’agit du tout premier examen exhaustif des marchés de langue française et anglaise de l’industrie canadienne du divertissement. Intitulé PTP Pink Paper, ce rapport rose a été lancé aujourd’hui, dans le cadre du Festival international des médias de Banff (BANFF), par David Walberg, chef de la direction de Pink Triangle Press. Le rapport complet peut être consulté dès maintenant sur www.pinkpaper.ca.

Le rapport rose de Pink Triangle Press arrive à un moment où la représentation est plus importante que jamais. En effet, les données montrent que le soutien aux droits et à la visibilité des personnes 2ELGBTQIA+ au Canada est en déclin. L’étude fait écho au même sentiment : 93 % des professionnel·les de l’industrie conviennent que la représentation des personnes LGBTQIA+ à l’écran est extrêmement importante et qu’elle est liée à la façon dont ces personnes sont perçues et traitées dans la société.

« Dans le passé, la représentation des queers et des trans à l’écran a été dure, explique David Walberg. Elle était fondée sur des stéréotypes tordus et une diffamation dégradante. Leurs histoires ont été censurées, révisées ou ignorées. Il y a eu récemment une explosion de personnages queers, mais notre recherche révèle des lacunes et des problèmes importants, à la fois dans les portraits présentés à l’écran et dans l’expérience des travailleur·euses de l’industrie. »

L’étude à la base du rapport rose a été menée de la fin de 2023 à 2024 et couvre les marchés canadiens de langue française et anglaise. Commandé par Pink Triangle Press, le projet a été piloté par les sociétés de recherche Maru Matchbox et Signal Hill Insights, et rédigé par l’universitaire Alex Custodio. Les professionnel·les des secteurs du cinéma, de la télévision, de la diffusion en continu et des jeux vidéo interrogé·es sont d’avis que la représentation est nécessaire.

Au total, 85 % des professionnel·les estiment que la représentation à l’écran des personnages 2ELGBTQIA+ s’est améliorée au cours des cinq dernières années. Toutefois, il subsiste un écart important en ce qui concerne la quantité, la nature et l’étroitesse de la représentation, plus précisément dans le nombre de personnages queers et trans dans les médias canadiens et la façon dont les personnes 2ELGBTQIA+ sont représentées.

Il existe des obstacles notables à la représentation à l’écran, notamment le manque de personnes 2ELGBTQIA+ au sein des équipes de direction, la prudence des cadres de l’industrie, les rhétoriques narratives et les stéréotypes, pour n’en citer que quelques-uns. La grande majorité des professionnel·les de l’industrie estiment que la représentation des personnages 2ELGBTQIA+ est souvent superficielle (85 %), stéréotypée (84 %) ou axée uniquement sur les traumatismes (88 %).

Pour présenter ces conclusions, David Walberg était accompagné à Banff de l’actrice, scénariste et productrice Emily Hampshire (Schitt’s Creek), de l’actrice Cassandra James (General Hospital), de Michelle Mama, cofondatrice de Gay Agenda, et d’Alexander Nunez (Moonshine), scénariste, acteur et producteur de Border2Border Entertainment, dans le cadre d’une table ronde animée par Michael Serapio, de CPAC.

Les résultats de l’enquête montrent qu’il y a encore du travail à faire, 82 % des personnes interrogées estimant que la représentation des personnes 2ELGBTQIA+ est inégale. Selon celles-ci, les identités bispirituelles, trans et de la diversité de genre sont plus sous-représentées que les autres identités 2ELGBTQIA+, en particulier par rapport aux hommes gais. Si les hommes gais constituent le groupe le mieux représenté, ils ne forment toutefois que 7 % des personnages des émissions les plus populaires au Canada anglais et français.

Pink Triangle Press espère que ce premier rapport rose contribuera à améliorer la représentation à l’écran et au sein du processus de financement, au Canada et dans le monde. En effet, 66 % des professionnel·les canadiens de l’industrie audiovisuelle ne croient pas que le financement du contenu soutient suffisamment l’inclusion de thèmes, d’histoires et d’artistes 2ELGBTQIA+.

Les identités 2ELGBTQIA+ sont encore largement sous-représentées dans le paysage médiatique canadien. Il manque particulièrement d’histoires nuancées, significatives et authentiques sur des personnes 2ELGBTQIA+.

Il y a lieu de mieux représenter les voix queers à l’écran. En effet, 90 % des personnes interrogées estiment que le public canadien veut voir une représentation authentique des personnages 2ELGBTQIA+, les deux tiers d’entre eux en étant fermement convaincus.

Dans l’ensemble, les personnes qui ont participé au rapport rose de Pink Triangle Press souhaitent une représentation plus authentique, plus complexe et plus inclusive, une plus grande variété de récits, de genres et de thèmes qui incluent des personnages 2ELGBTQIA+, une représentation à tous les échelons derrière les caméras et un soutien financier, promotionnel et pédagogique accru pour le contenu et les talents 2ELGBTQIA+.

Mais ce n’est que la pointe de l’arc-en-ciel! Dans son rapport rose, Pink Triangle Press explore tous les aspects de la représentation à l’écran, et ses conclusions pourraient être le moteur d’un véritable changement dans l’ensemble de l’industrie. Nous invitons les professionnel·les du divertissement à lire le rapport rose de Pink Triangle Press dans son intégralité, y compris sa méthodologie, à www.pinkpaper.ca.

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