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RIDM : Des films, des événements, des performances musicales et plusieurs rencontres pour cette 2e semaine

RIDM : Des films, des événements, des performances musicales et plusieurs rencontres pour cette 2e semaine

Publié le 26 novembre, 2025
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Publié le 26 novembre, 2025

Des films, des événements, des performances musicales et plusieurs rencontres pour cette 2e semaine des RIDM

Bibi Club invité à une Carte Blanche : documentaire + performance musicale

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) arrivent à mi-chemin de leur 28e édition, marquée par une forte affluence et de nombreuses projections à guichets fermés. Le film d’ouverture Letters from Wolf Street de Arjun Talwar a particulièrement retenu l’attention, faisant salle comble lors de sa deuxième projection. Rising Through the Fray de Courtney Montour a également attiré un large public, confirmant l’intérêt soutenu pour les œuvres documentaires fortes et engagées.

Par ailleurs, Jardin d’enfants de Jean-François Caissy, True North de Michèle Stephenson, Marche commune de Sylvain L’Espérance et Chronique d’une ville de Nadine Gomez ont suscité un enthousiasme remarquable lors de leur présentation respective. Les deux premières séances de While the Green Grass Grows: A Diary in Seven Parts de Peter Mettler ont été très bien accueillies, témoignant de l’intérêt des cinéphiles pour les propositions cinématographiques ambitieuses.

Plusieurs événements gratuits ont connu un vif succès, dont la Soirée de la relève de Radio-Canada et la projection RIDM X REGARD, qui ont rassemblé les amateur·trice·s de courts métrages.

Les RIDM se poursuivent jusqu’au 30 novembre, avec d’autres nombreuses découvertes à ne pas manquer.

JOUR 6 – Mardi 25 novembre

La sixième journée du festival proposera au public une programmation diversifiée, mêlant projections d’œuvres québécoises et internationales, ainsi qu’expériences multisensorielles. Dans le cadre des Cartes blanches : documentaire + performance musicale de Télé-Québec, le duo Bibi Club accompagnera le documentaire A Sound of My Own de Rebecca Zehr d’une performance musicale inspirée par l’œuvre projetée, proposant ainsi une rencontre unique entre cinéma et musique.

Parmi les longs métrages en première québécoise, Mais où va-t-on, Coyote? de Jonah Malak suit un couple qui choisit de rendre leur dignité aux victimes invisibles d’un parcours migratoire tragique. Acclamé au Festival international du film de Venise, Past Future Continuous de Firouzeh Khosrovani et Morteza Ahmadvand pose une réflexion sur l’exil forcé, la mémoire, le manque et le passage du temps. Présenté en première canadienne, In the Manner of Smoke de Armand Yervant Tufenkian illustre l’évolution de l’expérience de l’observation à travers le temps.

Deux programmes de courts métrages compléteront la journée. Dans le premier, les cinéastes Xavier Doutre et Clarence de Bayser accompagneront la projection du film Leur existence, présenté avec Bardo de Viera Cákanyová et 09/05/1982 de Jorge Caballero et Camilo Restrepo. Le second rassemblera plusieurs cinéastes invité·e·s : Nelly Paquentin et David B. Ricard présenteront Études métamorphiques, Laurence Olivier sera présente pour Film de roche, Dan Popa et Hodra Adra proposeront Jeux de Correspondance, et Émilie Baillargeon accompagnera J’ai eu une idée évidente et j’attends qu’elle revienne. La sélection inclura également Landscape of Longing des cinéastes Alisha Tejpal, Mireya Martinez et Anoushka Mirchandani.

JOUR 7 – Mercredi 26 novembre

Marquée par deux premières, la compétition internationale longs métrages sera à l’honneur de cette septième journée de festivités. And the Fish Fly Above Our Heads de Dima El-Horr invite à méditer sur les fantômes de l’histoire et la persévérance des individus dans un pays en constante instabilité politique. Composé d’images fortes et symboliques, Ancestral Visions of the Future de Lemohang Jeremiah Mosese parcourt une réflexion sophistiquée sur l’exil, l’appartenance, la mémoire, la violence et le colonialisme. En compétition Nouveaux Regards, Days of Wonder de Karin Pennanen révèle les nombreuses facettes de l’art ainsi que de l’intimité de l’artiste visuel, musicien et compositeur Markku.

Dans le cadre de la Rétrospective O Grivo : Bricoler les paysages sonores, les RIDM rendront hommage au travail de composition sonore des musiciens et luthiers Nelson Soares et Marcos Moreira. La programmation du mercredi comprendra notamment la projection de Swirl de Clarissa Campolina et Helvécio Marins Jr., ainsi que la Leçon de cinéma | Sons et images : limites et croisements dans le documentaire, qui offre un aperçu des différentes dimensions de la création contemporaine et expérimentale, tout en explorant certains des principes esthétiques qui la guident. Lors des prochains jours, le public pourra découvrir les autres films de la rétrospective et assister à une performance en direct du groupe brésilien.

La journée se conclura avec Bella Sutra, une performance cinématographique sur les dégâts que nous causons en tant que personnes, société, familles et êtres humains. Filmé sur 16 mm et développé à la main, cet essai honnête et profondément personnel sera projeté avec une narration en direct de la réalisatrice OK Pedersen et accompagné d’une bande sonore de Eden Glasman, Jakob Tokarczyk et Peter Hošták.

JOUR 8 – Jeudi 27 novembre

Le Jour 8 se démarquera par une soirée festive à l’image de l’artiste multidisciplinaire Annie-Claude Deschênes, deuxième événement réalisé dans le cadre des Cartes blanches : documentaire + performance musicale. Elle présentera le documentaire General Idea: Art, AIDS and the fin de siècle de Annette Mangaard et la projection sera suivie d’une performance survoltée de son groupe PyPy.

Trois longs métrages enrichiront également la programmation du jour. En provenance de l’international, Écrire la vie – Annie Ernaux racontée par des lycéennes et des lycéens de Claire Simon sera présenté dans la section Panorama – Essentiels. Avec cette œuvre articulée en segments, la cinéaste bien connue des RIDM nous mène à la rencontre de lycéen·ne·s ordinaires et nous fait découvrir la plume d’une autrice dont les écrits résonnent auprès de la jeunesse d’aujourd’hui. Présenté dans la compétition internationale longs métrages, Gods of Stone de Iván Castiñeiras Gallego raconte l’existence du village frontalier de Moimenta à travers l’histoire de ses terres, ainsi que de celles et de ceux qui y gravitent. Pour sa part, la compétition nationale longs métrages accueillera la première canadienne du documentaire Partition de Diana Allan. Le film invite à une réécriture de l’histoire de la Palestine, par une réflexion sur la logique du regard colonial et la complicité de l’image dans son développement.

JOUR 9 – Vendredi 28 novembre

La neuvième journée du festival mettra en lumière une figure majeure du cinéma expérimental avec la Rétrospective Louise Bourque : Saisir le réel dans les traces d’une mémoire façonnée. Co-présenté par Tënk, qui diffusera un fragment de l’œuvre de l’artiste sur sa plateforme, le programme revisitera a little prayer (H-E-L-P), Auto Portrait/Self Portrait Post Partum, Bye Bye Now, L’éclat du mal, Fissures et Just Words, soit six de ses courts métrages majeurs.

La programmation du jour met aussi à l’honneur deux films de la compétition nationale longs métrages, projetés en présence de leurs réalisatrices. En première québécoise, L’Ancre de Jen Debauche présente des récits de psychoses, inspirés de fragments de vie réelle et rendus anonymes par un procédé de fictionnalisation.  Présenté en deuxième séance, J’ai perdu de vue le paysage de Sophie Bédard Marcotte propose une (auto)biographie qui évoque la beauté de l’imprévu et met en valeur la richesse insoupçonnée d’un parcours improvisé et réfléchi. La projection sera couronnée de la Soirée de lancement : Brume & Tarot.

Parallèlement, un autre film québécois sera projeté en présence de sa réalisatrice Nadia Louis-Desmarchais. Dans Recomposée, présenté dans la compétition Magnus-Isacsson, la cinéaste métisse, élevée dans une famille adoptive blanche, se penche sur le racisme internalisé et normalisé qui l’entoure.

With Hasan in Gaza de Kamal Aljafari se présente comme un autre incontournable du festival. Projeté en première québécoise dans le cadre de la compétition internationale longs métrages, le film s’impose comme un témoignage troublant sur la mémoire, la survie et la violence cyclique que connaît Gaza. Il rend compte de la réalité des Palestinien·ne·s, transformant des moments du passé en un récit d’une urgente nécessité.

JOUR 10 – Samedi 29 novembre

Le samedi, le festival se poursuivra avec une autre sélection de films à ne pas manquer. En première nord-américaine, The End of the Internet de Dylan Reibling, qui déconstruit les idées reçues entourant le Web, et Sirens Call de Miri Ian Gossing et Lina Sieckmann, qui suit une ancienne sirène énigmatique, errant dans le monde des humains.

Dans la section Panorama, deux œuvres captivantes seront également présentées. Little, Big, and Far de Jem Cohen s’intéresse à la distance entre les étoiles, à la fragilité des relations humaines et aux harmonies silencieuses qui lient la vie, l’amour et la mémoire. Do You Love Me de Lana Daher déploie un hommage ludique à Beyrouth, et explore les relations entre les époques d’un pays résilient à célébrer.

Les RIDM se concluront avec la projection du long métrage québécois Les blues du bleuet du réalisateur Andrés Livov, présent pour l’occasion. Profondément enraciné dans le territoire du Lac-Saint-Jean, ce film choral dresse avec sensibilité le portrait d’une communauté rassemblée autour du légendaire petit fruit durant la belle saison. La projection du film de clôture sera précédée d’un court métrage du Wapikoni, soit Ruby, la petite fourmi de François Bergeron.

La cérémonie de remise de prix se tiendra à la Salle Norman-McLaren de la Cinémathèque québécoise le 29 novembre à 17 h, où 13 prix seront décernés aux films gagnants de la sélection 2025.

JOUR 11 – Dimanche 30 novembre

Pour le dernier jour du festival, une projection spéciale Ciné poupon, coprésentée par La Lune Sitters et pensée pour les parents avec bébés ou jeunes enfants. Dans des conditions adaptées — lumières douces, volume réduit, service de gardiennage et ateliers créatifs — le long métrage documentaire J’ai perdu de vue le paysage de Sophie Bédard Marcotte sera présenté, pour un moment de cinéma convivial, apaisant et sans soucis.

Aussi à l’horaire, ne manquez pas les secondes projections du long métrage When Lightning Flashes Over the Sea de Eva Neymann et du film de clôture Les blues du bleuet de Andrés Livov, ainsi que la première québécoise du film taïwanais Always de Deming Chen.

Il s’agira également de la dernière occasion de voir l’exposition UXdoc : du réel au virtuel, où le documentaire rencontre les nouvelles technologies pour réinventer les façons de raconter des histoires.

La 28e édition des RIDM se déroule jusqu’au 30 novembre

à la Cinémathèque québécoise, au Cineplex Odeon Quartier Latin, au Cinéma du Musée, au Cinéma du Parc,

au Cinéma Public, à BAnQ, au Centre Pierre-Péladeau, à la Salle d’exposition de la Place des Arts

et au Monument-National.

Pour tout savoir sur la programmation 2025 et acheter des billets : ridm.ca

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