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Le mémoire de la Corporation des salles du cinéma

Pour une meilleure diffusion du cinéma d’ici auprès du grand public québécois

 

Le président des Cinémas RGFM et président de la Corporation des salles de cinéma du Québec, M. Marcel Venne, a présenté la semaine dernière à Montréal les préoccupations ainsi que les recommandations de la Corporation en matière de diffusion du cinéma québécois au ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue français, M. Luc Fortin, dans le cadre d’une séance de consultation publique tenue en vue du renouvellement de la politique culturelle du Québec.

 

Grandes lignes

Durant sa présentation, M. Venne a fait état des grandes lignes contenues dans un mémoire soumis en avril dernier par la Corporation à l’intention du Bureau de renouvellement de la politique culturelle. « Au nom de la Corporation, j’aimerais affirmer l’importance d’assurer au cinéma d’ici une meilleure diffusion auprès du grand public québécois. », a mentionné M. Venne au ministre M. Luc Fortin. « Je souhaite donc vous proposer aujourd’hui plusieurs pistes de solutions à considérer dans le cadre du renouvellement de la politique culturelle dans le but d’atteindre cet objectif ».

 

Des initiatives innovatrices

La présentation en salles de cinéma demeure la rampe de lancement et la vitrine privilégiée des films, ce qui permet de générer l’intérêt du public et une plus grande exploitation des films sur toutes les autres plateformes. M. Venne a donc proposé plusieurs initiatives qui pourraient être mises en œuvre par les propriétaires de salles au cours des prochaines années afin de favoriser une meilleure diffusion des œuvres culturelles québécoises auprès du grand public québécois.

Tout d’abord, afin de tirer un meilleur parti du réseau des salles de cinéma et de l’équipement numérique mis en place au cours des dernières années, des événements culturels déjà captés en temps réel pourraient être retransmis à travers le réseau des salles de cinéma et être diffusés en région et en temps réel.

 

Réseau contenu alternatif

De plus, les exploitants de salles pourraient former un réseau de présentation de contenu alternatif québécois et offrir une nouvelle plateforme de diffusion pour le talent d’ici. M. Venne a également soulevé que plusieurs membres de la Corporation ont déjà adapté cette initiative dans leurs salles. En effet, ils sont plusieurs à encourager et à financer des projets comme la présentation de films de répertoire ou plus intimistes, permettant ainsi aux cinéphiles en région d’avoir accès à un choix plus étendu.

 

Investir davantage dans le chainon de la diffusion de films

Depuis les dernières années, le secteur de la diffusion sur grand écran a connu de nombreux changements. Bien que la diffusion des films occupe un rôle essentiel au sein de l’industrie culturelle québécoise et qu’elle constitue un maillon essentiel dans la rentabilité de l’industrie du cinéma, il n’existe pratiquement aucun soutien financier accordé aux salles de cinéma. Les propriétaires de cinéma du Québec ont dû assumer seuls des coûts importants pour entre autres, actualiser les salles de cinéma à la suite de l’avènement du numérique.

 

Nouveau programme Sodec

M. Venne a donc évoqué la possibilité d’instaurer un nouveau programme à la SODEC pour soutenir financièrement certains types de programmation de films dans des complexes cinématographiques répartis à Montréal et en région et ainsi assurer une meilleure connaissance du cinéma québécois à l’échelle du Québec. Ce programme pourrait, entre autres, assumer une partie des coûts d’opération de salles dédiées expressément à la présentation de films peu diffusés et prévoir pour ceux-ci un temps-écran significatif.

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