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L’ONF au FICFA 2019 : Sept films, y compris Le bonheur de Lucien en première mondiale

Sept films, dont quatre documentaires en compétition, y compris le court métrage acadien Le bonheur de Lucien de Nathalie Hébert, présenté en première mondiale

L’Office national du film du Canada est de retour au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) avec sept productions et coproductions, dont quatre documentaires en compétition. Cette sélection forte en émotions va de l’intime, entre espoir et déshumanisation, aux enjeux sociaux et politiques. Parmi les films en compétition — dont trois œuvres produites au Studio de la francophonie canadienne de l’ONF, à Moncton comme à Toronto —, on compte le court métrage Le bonheur de Lucien de la cinéaste acadienne Nathalie Hébert, présenté en première mondiale, ainsi que, en première acadienne, les longs métrages documentaires Franchir la ligne du réalisateur acadien Paul Émile d’Entremont et Sur la corde raide du réalisateur franco-ontarien Claude Guilmain. Le fond de l’air du cinéaste québécois Simon Beaulieu sera également présenté en première acadienne et en compétition. Trois courts métrages d’animation de haut niveau complètent la sélection au festival : Physique de la tristesse de Theodore Ushev, Le cortège de Pascal Blanchet et Rodolphe Saint-Gelais, ainsi que Oncle Thomas – La comptabilité des jours de Regina Pessoa (Ciclope Filmes/ONF/Les Armateurs). Le FICFA se tiendra du 14 au 22 novembre 2019 à Moncton et à Dieppe.

Compétition – meilleure œuvre acadienne court métrage ACIC/ONF

Le bonheur de Lucien de Nathalie Hébert (24 min) – première mondiale
Productrice : Christine Aubé (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/lucien/

  • Pour mieux saisir l’essence du bonheur, Nathalie Hébert donne la parole à Lucien Comeau, « philosophe du quotidien » et musicien de Tracadie (N.-B.), dans la péninsule acadienne. Un portrait en toute simplicité, qui suscite pourtant une réflexion profonde sur le sens de la vie et la réussite, au-delà des idées préconçues.
  • Premier court métrage de la cinéaste, le film a été créé en Acadie dans le cadre du 10e concours pancanadien Tremplin, organisé par le Studio de la francophonie canadienne de l’ONF en collaboration avec Radio-Canada.

Compétition – meilleur moyen ou long métrage documentaire

Franchir la ligne de Paul Émile d’Entremont (80 min 30 s) – première acadienne
Producteurs : Christine Aubé, Jac Gautreau et Maryse Chapdelaine (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/franchir-la-ligne/

  • Dans le sport amateur et professionnel, l’homosexualité reste taboue. Chez certains de nos athlètes, une grande pression s’ajoute à celle de la performance : sortir ou non du placard. Des athlètes de haut niveau comme Anastasia Bucsis, patineuse de vitesse ayant représenté le Canada jusqu’à Sotchi, en Russie, David Testo, ex-joueur de soccer de l’Impact de Montréal, et quelques personnalités du hockey, tels Brock McGillis et Brendan Burke, se livrent à la caméra afin de briser l’omerta. Le film a aussi pour toile de fond l’entraînement rigoureux des Olympiens, l’équipe de football de l’école secondaire L’Odyssée de Moncton, au Nouveau-Brunswick.
  • Le film arrive enfin au Nouveau-Brunswick après sa première mondiale au Festival du film documentaire DOXA 2019, à Vancouver, et une grande tournée des festivals au Canada, toujours en cours.
  • Le cinéaste revient au FICFA après y avoir remporté deux prix, notamment le prix La Vague–Léonard-Forest pour la meilleure œuvre acadienne moyen ou long métrage, remis à Une dernière chance (ONF).

Le fond de l’air de Simon Beaulieu (77 min) – première acadienne
Productrice : Nathalie Cloutier (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/le-fond/

  • Quatrième long métrage de Simon Beaulieu (après LemoyneGodin et Miron : un homme revenu d’en dehors du monde), Le fond de l’air est une proposition d’auteur percutante qui donne à vivre dans ses sens et sa chair la surcharge d’information du quotidien. Ce film-manège dérangeant, à la frontière du documentaire, du cinéma expérimental et de la fiction, crée une expérience esthétique intense de l’effondrement imminent de notre civilisation. Une réflexion troublante sur le destin de l’humanité à l’ère de l’anthropocène.
  • Le film fera sa première mondiale en compétition aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en novembre prochain, avant de poursuivre sa tournée dans les festivals et en salle.

Sur la corde raide de Claude Guilmain (82 min 21 s) – première acadienne
Producteurs : Denis McCready et Dominic Desjardins (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/corde-raide/

  • Sur la corde raide revient sur les raisons du refus canadien d’intervenir en Irak en 2003 aux côtés des États-Unis. Le film met en lumière le bras de fer diplomatique qui s’est alors joué en coulisse avec le voisin du Sud. Cette décision historique aurait pu être lourde de conséquences pour le Canada, et plusieurs acteurs de l’époque et analystes, de l’ancien premier ministre Jean Chrétien à la chroniqueuse Chantal Hébert, du professeur du collège des Forces canadiennes Miloud Chennoufi à l’ambassadeur retraité Paul Heinbecker, montrent le terrible prix à payer lorsque la diplomatie échoue à régler les conflits à travers le monde.
  • Le documentaire a connu sa première mondiale au Centre national des arts à Ottawa et sera présenté au Festival du monde arabe de Montréal au début novembre, en plus de poursuivre une série de projections-événements au Canada.

Courts métrages d’animation

Tous ces courts métrages produits ou coproduits à l’ONF sont présentés en première acadienne.

Physique de la tristesse de Theodore Ushev (27 min)
Producteur : Marc Bertrand (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/physique-de-la-tristesse/

  • Theodore Ushev, en nomination aux Oscars 2017 pour Vaysha l’aveugle, revient avec ce film des plus personnels, inspiré d’un roman de l’écrivain bulgare Guéorgui Gospodinov. Il s’agit de la première œuvre entièrement animée selon la technique de l’encaustique.
  • Physique de la tristesse a notamment remporté une mention honorable au Festival international du film de Toronto (TIFF) et deux prix au Festival du nouveau cinéma (FNC) à Montréal.
  • Le festival présentera la version en langue française du court métrage, narrée par Xavier Dolan, avec la participation spéciale de son père, Manuel Tadros.

Le cortège de Pascal Blanchet et Rodolphe Saint-Gelais (11 min 23 s)
Productrice : Julie Roy (ONF)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/lecortege/

  • Gabrielle perd la vie dans un accident de voiture. Par-delà la mort, elle s’adresse à son époux, Philippe, qui doit composer avec le rituel familial des funérailles.
  • Le cortège marque la première collaboration entre Pascal Blanchet, illustrateur (notamment pour Wes Anderson) et créateur de romans graphiques (Rapide-Blanc), et Rodolphe Saint-Gelais, animateur et cinéaste, qui s’est notamment fait connaître par la séquence d’ouverture de Dédé à travers les brumes. Somptueusement mis en musique par Pierre Lapointe et Philippe Brault, leur court métrage est porteur d’une signature visuelle sophistiquée qui s’inspire de l’esthétisme du milieu du 20e siècle et du mouvement Art déco.

Animation jeunesse

Oncle Thomas – La comptabilité des jours de Regina Pessoa (13 min)
Producteurs : Abi Feijó (Ciclope Filmes), Julie Roy (ONF) et Reginald de Guillebon (Les Armateurs)
Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/onclethomas/

  • Oncle Thomas – La comptabilité des jours aborde la relation privilégiée de Regina Pessoa avec son oncle. Ce film est un cri d’amour puissant envers cet homme marginal qui aura été déterminant dans la vie de la cinéaste.
  • Cinéaste d’animation mondialement reconnue, Regina Pessoa signe ici son œuvre la plus personnelle, un film d’envergure qui célèbre l’amour et la différence et qui a notamment remporté deux prix au Festival d’Annecy 2019, dont le Prix du jury pour un court métrage.

L’ONF en bref

L’Office national du film du Canada (ONF) est le producteur public canadien d’œuvres audiovisuelles primées et créatives, qu’il s’agisse de documentaires, d’animations d’auteur, de récits interactifs ou d’expériences participatives. De St. John’s à Vancouver, les producteurs et productrices de l’ONF sont bien intégrés au sein des collectivités du pays et travaillent avec des créateurs et des créatrices de talent pour produire des œuvres innovantes et socialement pertinentes. L’ONF est un chef de file en matière de parité hommes-femmes dans la production de films et de médias numériques. Guidé par les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation, il s’emploie à affermir la production autochtone. Les œuvres de l’ONF ont remporté au-delà de 7000 récompenses, dont 24 prix Écrans canadiens, 21 prix Webby, 12 Oscars et plus de 100 prix Génie. Pour accéder au riche contenu de l’ONF  et découvrir le travail des artistes et des artisans, allez à ONF.ca, téléchargez les applications de l’ONF pour appareils mobiles ou visitez Pause ONF.

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