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L’ONF au Festival du cinéma francophone en Acadie (FICFA) 2017

L’ONF au FICFA 2017

Cinq films, dont le documentaire 1999 de la réalisatrice acadienne Samara Grace Chadwick en avant-première, et La part du diable de Luc Bourdon en compétition et en première acadienne

L’Office national du film du Canada (ONF) est de retour au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) avec cinq films, dont le long métrage documentaire 1999 (Parabola Films, en coproduction avec Beauvoir Films et l’ONF) de la réalisatrice acadienne Samara Grace Chadwick, présenté en avant-première dans la version de la cinéaste. La projection de 1999 se déroulera le lundi 20 novembre à 19 h au Théâtre Capitol, en présence de la réalisatrice. Montrant la nécessité d’apprendre à affirmer le désir de survivre, le film va à la rencontre de gens inspirants qui, 16 ans après une vague de suicides d’adolescents dans une école secondaire de la région de Moncton, brisent enfin un long silence. Sera également projeté, en compétition et en première acadienne, le long métrage documentaire La part du diable de Luc Bourdon, après une première mondiale au Festival du nouveau cinéma à Montréal devant une salle comble qui lui a réservé une ovation debout. Le film propose un regard singulier et nouveau sur la Révolution tranquille durant les années 1970 à l’aide d’extraits de films de l’ONF. Trois courts métrages seront aussi présentés, dans le programme spécial animation : Mon yiddish papi (Picbois Productions/ONF) d’Éléonore Goldberg ; Nadine de Patrick Péris ; et TESLA : LUMIÈRE MONDIALE de Matthew Rankin.

Les projections de films de l’ONF au FICFA auront lieu dans divers lieux de la région de Moncton. L’horaire complet et tous les détails des séances se trouvent au www.ficfa.com. Le festival se tiendra du 16 au 24 novembre 2017.

 

Avant-première

1999 de Samara Grace Chadwick (90 min) – version de la cinéaste
Produit par Parabola Films (Selin Murat et Sarah Spring), en coproduction avec Beauvoir Films (Aline Schmid) et l’ONF (Kat Baulu du Studio du Québec et de l’Atlantique et Jac Gautreau du Studio de la francophonie canadienne – Acadie)

• Vers la fin des années 1990, la communauté acadienne de la région de Moncton est marquée à jamais lorsque la mort frappe une école secondaire. Dans un film impressionniste tout en douceur, Samara Grace Chadwick retourne dans la ville qu’elle a fuie alors qu’elle était adolescente pour se replonger dans les souvenirs qui y sont toujours enfouis, en différents lieux ainsi que dans les boîtes poussiéreuses renfermant des journaux intimes, des photos et des cassettes VHS. 1999 n’est pas une histoire de fantômes, bien qu’elle soit peuplée de spectres. Les rues enneigées, les corridors et les vestiaires de l’école sont intacts, comme dans un rêve, mais l’absence laissée par la vague de suicides d’adolescents résonne encore de questions sans réponses, de traumatismes et de regrets. La cinéaste rencontre des gens inspirants qui portent en eux une grande douleur et qui, 16 ans plus tard, peuvent enfin se conforter mutuellement en brisant un long silence. En fin de compte, le film entremêle différentes voix et suscite une réflexion collective sur l’intériorisation du deuil et sur la nécessité d’apprendre à affirmer le désir de survivre.

• Samara Grace Chadwick grandit à Moncton, au Nouveau-Brunswick, et quitte la ville à l’âge de 16 ans. Titulaire d’un doctorat en études culturelles, elle travaille pendant plus de 15 ans en tant que cinéaste, monteuse et programmatrice de festivals dans le milieu du documentaire un peu partout en Europe, ainsi qu’en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Elle est actuellement programmatrice pour le Points North Institute et le Festival international du film de Camden. Elle a aussi travaillé pour le Festival Hot Docs à Toronto, pour les RIDM à Montréal et pour Philip Gröning Filmproduktion à Berlin.

Compétition – meilleur moyen ou long métrage documentaire

La part du diable de Luc Bourdon (102 min) – première acadienne
Produit à l’ONF par Colette Loumède

• La part du diable propose un regard singulier et nouveau sur la Révolution tranquille durant les années 1970. Dans un geste d’une rare poésie, avec l’aide de son complice, le monteur Michel Giroux, Luc Bourdon se penche sur l’histoire et montre avec cohérence, à grand renfort d’extraits de près de 200 films de la collection de l’ONF et sans narration, les dessous d’une décennie (1967-1980) au cours de laquelle le Québec s’est profondément transformé, des changements qui auront un écho jusqu’en Acadie. Le documentaire suit un fil narratif puissant. Des passages très évocateurs de films de grands cinéastes tels que Denys Arcand, Pierre Perrault et Anne Claire Poirier témoignent de la forte présence à l’écran de diverses personnalités, dont René Lévesque, Robert Charlebois, Michel Tremblay, Pauline Julien ou Jean Chrétien. Un assemblage d’archives par l’entremise duquel chacune et chacun est invité à devenir un observateur aguerri, à prêter une oreille attentive à cette intense entreprise, à ce film exaltant, tout en superposition de sons et d’images, en émotions et en contemplation.

• Luc Bourdon est l’une des figures importantes de l’art vidéographique au Canada. Pendant plus de 25 ans, il a signé une cinquantaine d’oeuvres de multiples genres — documentaires, fictions, expérimentations — faisant une place prépondérante à l’histoire et à la mémoire. Ces notions se retrouvent ainsi au coeur des deux longs métrages qu’il a réalisés à l’ONF, La mémoire des anges et La part du diable.

Programme spécial animation

TESLA : LUMIÈRE MONDIALE de Matthew Rankin (8 min)
Produit à l’ONF par Julie Roy

• Film d’animation expérimental dans lequel l’inventeur visionnaire Nikola Tesla écrit au financier J. P. Morgan. Inspiré de faits réels, ce court métrage électrisant est une spectaculaire explosion audiovisuelle puisant son énergie autant dans le documentaire animé que dans les références au cinéma d’avant-garde.

• Sa première mondiale a eu lieu à la 56e Semaine de la critique du Festival de Cannes.

• Il a reçu une mention honorable ex æquo lors du Festival international du film de Toronto 2017, ainsi que deux prix au Festival international de l’animation d’Ottawa.

• Originaire de Winnipeg, le cinéaste Matthew Rankin est désormais établi à Montréal. Il s’agit de son deuxième film produit à l’ONF, après Les exploits radicaux de Walter Boudreau. Son film Mynarski chute mortelle a été primé à Annecy en 2015, dans la section Off-Limits.

Mon yiddish papi d’Éléonore Goldberg (7 min)

Produit par Karine Dubois (Picbois Productions) et Julie Roy (ONF), qui signe aussi la production exécutive

• Une jeune femme décide de ne pas répondre à un appel téléphonique de son grand-père, sans savoir que ce sera le dernier. Après la mort de celui-ci, submergée par la culpabilité et les regrets, elle peine à trouver le sommeil. Elle se souvient alors de cette promesse faite jadis : celle de dessiner les aventures de son grand-père, résistant durant la Seconde Guerre mondiale.

• Le film a connu sa première mondiale au Festival international de l’animation d’Ottawa. Il a été sélectionné en compétition internationale aux Sommets du cinéma d’animation, qui se tiendront à Montréal à la Cinémathèque québécoise du 22 au 26 novembre 2017.

• Cinéaste, animatrice et bédéiste franco-canadienne, Éléonore Goldberg remporte en 2011 le prix SODEC/SARTEC et le Prix spécial du jury de Cours écrire ton court pour son scénario Mon yiddish papi. Son court métrage animé Errance, sélectionné aux Jutra (2014), se distingue aux festivals Breakthroughs (2014) et Cinema on the Bayou (2015). Elle collabore à L’origine des espèces (2016) de Dominic Goyer, au Mur (2017) de Cam Christiansen, et illustre le roman graphique La demoiselle en blanc (2016).

Nadine de Patrick Péris (4 min 30 s)

Produit à l’ONF par Marc Bertrand, avec la productrice exécutive Julie Roy

• Sam étudie sagement à la bibliothèque lorsqu’il voit soudain la plus belle fille du monde s’asseoir juste devant lui. Il est aussitôt ensorcelé. Qui est-elle ? Comment l’aborder ? Plutôt timide, l’adolescent à l’imagination débordante n’a d’autre choix que de retrouver son courage avant qu’il soit trop tard.

• Réalisateur accompli et prolifique, créateur polyvalent et multidisciplinaire, Patrick Péris a développé une signature visuelle unique et une grande maîtrise des techniques d’animation au fil de ses projets : vidéoclips, publicités, courts métrages — dont Grenailles (2014) et Nos saisons (2013), présentés aux Rendez-vous du cinéma québécois —, vidéos éducatives et pour les entreprises, et visuels interactifs artistiques.

Cinq à sept du concours Tremplin au FICFA

• Pour souligner le 10e anniversaire du concours Tremplin et le lancement prochain de la nouvelle édition, un cinq à sept aura lieu le samedi 18 novembre au FICFA. L’événement se tiendra en présence de Dominic Desjardins, producteur exécutif, et de Jac Gautreau, producteur au Studio de la francophonie canadienne – Acadie de l’ONF. Le cinéaste André Roy, un des lauréats de la 9e édition de Tremplin, y sera aussi pour parler de son expérience du concours et montrer au public son deuxième et plus récent projet produit à l’ONF, le court métrage documentaire en 360° La 3e roue.

• Le concours Tremplin de l’ONF, organisé en collaboration avec Radio-Canada, est destiné aux cinéastes de la relève francophone hors Québec et permet aux lauréats de réaliser un premier ou un deuxième court métrage documentaire dans des conditions professionnelles.

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