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L’installation Meneath : les miroirs de l’éthique (ONF), de Terril Calder, en première mondiale à Tribeca

L’installation Meneath : les miroirs de l’éthique (ONF), de Terril Calder, en première mondiale à Tribeca

Inspirée du film primé de la cinéaste, cette installation image par image met en lumière les valeurs autochtones cachées et révèle des angles morts du système colonial 

Le volet immersif du Festival du film de Tribeca présentera en première mondiale l’installation Meneath : les miroirs de l’éthique (Meneath: The Mirrors of Ethics), qu’a créée la réputée cinéaste métisse et artiste multimédia Terril Calder pour l’Office national du film du Canada. Le festival se tiendra du 7 au 18 juin à New York.

Meneath : les miroirs de l’éthique illustre le difficile parcours d’une fillette métisse vive et précoce convaincue d’être destinée aux enfers. Rappelant un théâtre de marionnettes, cette installation image par image utilise des écrans interférents pour ressusciter Nokomis, la grand-mère sage qui chuchote les enseignements sacrés à l’oreille de Baby Girl, parallèlement à Jésus, qui la guide à travers les sept péchés capitaux.

L’installation est une adaptation du court métrage d’animation image par image de Terril Calder Meneath : l’île secrète de l’éthique (ONF), paru en 2021, choisi parmi les dix meilleurs films de l’année par le Festival international du film de Toronto et primé à neuf reprises.

 

À propos de l’expérience

Au cœur de l’île de la Tortue, une petite Métisse voit le jour. Lorsque Jésus lui révèle les prétendus péchés de l’humanité, son innocence d’enfant se brise. Convaincue d’être souillée et destinée aux enfers, la fillette vit dans la peur et le dégoût d’elle-même. Pour apaiser le traumatisme des abus qu’elle a subis, Nokomis met en lumière les enseignements anichinabés profondément enfouis à l’intérieur de l’enfant. Pour chaque péché présumé, la petite fille reçoit un enseignement qui la remplit de force et de fierté, et lui ouvre une voie vers la guérison.
Au moyen d’un dispositif d’écrans interférents, Terril Calder nous oblige à regarder sous la surface, d’où nous assistons à une dissection du récit colonial qui nous présente concrètement le point de vue chrétien dominant sous un autre angle. L’installation offre un miroir de type réalité augmentée tourné vers les interrogations éthiques des Autochtones qui demeurent souvent cachées. Reflétés par la Terre, les enseignements autochtones se fondent dans le récit pour créer une expérience de visionnage singulière qui varie selon l’endroit où l’on se place pour observer les écrans.
Meneath : les miroirs de l’éthique fait appel à la voix de Gail Maurice (Cardinal, Trickster). Le montage en a été effectué par le cinéaste autochtone visionnaire Jeff Barnaby (Rhymes for Young Ghouls, Blood Quantum), aujourd’hui décédé.
L’œuvre a été produite par Jelena Popović. Eloi Champagne a assuré la direction technique et Jason Ryle a agi comme conseiller à la production. Robert McLaughlin et Michael Fukushima en ont été les producteurs exécutifs pour le Studio d’animation et de création interactive du Programme anglais.

À propos de Terril Calder

Terril Calder compte parmi les créatrices et créateurs métis les plus en vue au Canada aujourd’hui. Avec ses œuvres brutes, déstabilisantes, troublantes, l’artiste multidisciplinaire influence indéniablement le monde de l’animation indépendante. À l’heure actuelle, elle se consacre essentiellement à la création de films d’animation image par image — qu’elle écrit, réalise, façonne et anime —, mais elle possède également un bagage important en art performatif, en arts visuels et en arts médiatiques.

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La SODEC appuie neuf nouveaux projets de courts métrages

La SODEC appuie neuf nouveaux projets de courts métrages

Huit nouveaux projets de courts métrages (fiction et documentaire) et un projet numérique narratif de format court recevront un soutien de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) dans le cadre du programme d’aide à la production. L’aide est distribuée au volet 2 (aide sélective à la production de courts métrages et de projets numériques narratifs de format court) du programme. Sélectionnés au dépôt du 8 février dernier, ces projets sont :

Courts métrages (fiction et documentaire)

Brute
Fiction
Scénario et réalisation : Jérémy Comte
Production : Chasseurs Films inc.

Peter, un jeune artiste multidisciplinaire, fait face à son projet le plus ambitieux à ce jour : la sculpture d’un imposant monolithe de bois. L’excitation fait rapidement place à une anxiété dévorante qui prend complètement possession de son esprit. Sa réalité se bouscule lorsque les murs de son studio se referment sur lui comme un étau.

Chez nous, icitte
Fiction
Scénario et réalisation : Alexandre Lefebvre
Production : La Créative Films inc.

Pierre, 68 ans, prend son courage à deux mains et monte au deuxième étage de son duplex. Poussé par sa femme Rose, 69 ans, il doit aller au bout de l’expulsion de Micheline, 56 ans, sa locataire et amie qui n’est plus en mesure de payer son loyer depuis cinq mois. Il sait qu’aujourd’hui il doit taire sa morale et assumer une décision douloureuse s’il souhaite pouvoir joindre les deux bouts financièrement. Désespérée et sans ressource, Micheline sent que le monde de l’itinérance est à sa porte. Pendant ce tête-à-tête, les deux passent par toutes les gammes d’émotions alors que Micheline essaie de convaincre le cœur tendre de Pierre de ne pas la mettre à la rue. Durant cet échange douloureux, Pierre avouera enfin qu’il se trouve lui aussi en situation de précarité, avec toute la honte qui vient avec. Chez nous, icitte est un film sur la dignité humaine, la précarité et surtout, les décisions que nous sommes forcés de prendre pour s’en sortir.

Jazz Infernal
Fiction
Scénario : Kristelle Laroche, Will Niava
Réalisation : Will Niava
Production : Téléscope FilmsFilms Scarabée inc.

Lorsqu’un jeune Ivoirien, Koffi, voyageant pour la première fois, arrive à Montréal par une froide journée d’hiver, tout ce qui peut mal tourner tourne mal. Jazz Infernal est un portrait nuancé sur la passion, la poursuite de sens, la confiance, les dynamiques de pouvoir, la fraternité, la peine, la race, la culture et sur ce que signifie être différent. C’est une histoire semi-autobiographique, inspirée d’une série d’expériences que partage Will Niava avec plusieurs autres immigrants de la diaspora, en particulier ceux qui ont tout quitté pour recommencer leur vie dans un nouvel environnement inconnu.

Les oubliés
Fiction
Scénario et réalisation : Guillaume Collin
Production : Les Productions Compass inc.

Au début des années 2000, Sarah, 14 ans, et Xavier, 11 ans, assistent aux funérailles de leur père, 42 ans, absent de leur vie depuis de nombreuses années. À l’église, les adolescents sont confrontés au déni de leurs grands-parents et à l’hypocrisie générale. Lorsque Sarah sort de ses gonds et quitte la cérémonie, Xavier en profite pour la convaincre de retourner à la maison de leur père pour se venger. Sarah et Xavier vont vivre un rendez-vous réconfortant avec le passé qui va leur permettre de se rapprocher. Ensemble, ils commencent à faire le deuil d’un être qu’ils ont aimé, mais qui les a profondément blessés.

Les truies
Fiction
Scénario : Marie-Ève Larivière
Réalisation : Marie-Ève Larivière et Marilyn Cooke
Production : La Boîte à Fanny inc.

Dans un village de campagne, Josiane, 16 ans, rejoint son ami Flo pour camper sous la tente et faire du motocross tout en profitant de la fin de l’été. Elle goûte à son premier week‑end de liberté, alors que son père quitte pour un événement annuel : le Festival des gosses pleines. Étienne, 18 ans, une jeune recrue, s’efforce d’y prendre sa place lors de compétitions viriles et loufoques. Écœuré par la masculinité toxique qui y est mise à l’honneur, il s’éclipse pour rejoindre des jeunes à un party. Sournoisement, alors que les couples d’un soir se forment et que la fête tire à sa fin, Josiane se retrouve entre les griffes d’un prédateur inattendu.

Nice to Meet You Stranger
Documentaire
Scénario : Cooper Josephine Holt et Amélie Hardy
Réalisation : Amélie Hardy
Production : 9288-0012 Québec inc. (Films Simon Gaudreau)

Film hybride à la croisée entre le documentaire et la fiction, Nice to Meet You Stranger raconte le récit de changement de sexe d’une jeune femme trans nommée Cooper Josephine. Ficelé autour de son témoignage, le film revisite avec humour et transparence les moments clés de sa vie, de son enfance dans un petit village de pêcheurs de la Nouvelle-Écosse aux coulisses de son tumultueux processus médical. À travers la reconstitution de ses souvenirs, Cooper Josephine tente de faire la paix avec la dernière empreinte masculine de son corps : cette fâcheuse voix grave qui lui colle à la peau.

Suzie dans la forêt
Fiction animation
Scénario et réalisation : Thomas Corriveau
Production : 9286-4883 Québec inc. (Embuscade Films inc.)

Suzie est fortement affectée par la perte de Simon, son conjoint, et de Chloé, sa fille de dix ans, qui meurent lors d’une collision frontale avec une orignale surgissant d’un boisé en bordure de la route. Un état de prostration saisit Suzie qui traverse un deuil douloureux. Son amie Inès lui vient en aide tout au long des mois suivants. C’est cependant au fil des rencontres avec des animaux, domestiques ou sauvages, que Suzie arrive à retrouver le goût de la vie.

Sœurs sirènes
Fiction animation
Scénario : Élie Marchand
Réalisation : Élie Marchand et Rodolphe Saint-Gelais
Production : L’Unité Centrale inc.

Charli, 13 ans, jeune champion de plongeon, s’entraîne à la piscine du quartier en vue des Jeux panaméricains junior. Dans la même piscine, Agnès, 12 ans, jeune fille double amputée tibiale, fait ses entraînements de réadaptation physique. Lorsque Charli laisse tomber un tube de rouge à lèvres de son sac d’entraînement, Agnès saisit la chance de se rapprocher de lui. En échange de son silence, Charli accepte de donner des cours de natation à Agnès. Si leur relation commence autour d’un secret, elle se développe rapidement en amitié, car les deux enfants réalisent qu’ils ont beaucoup en commun. Au fil des entraînements ensemble, Charli et Agnès se donnent mutuellement du courage pour surmonter leurs craintes et affronter le monde.

Projet numérique narratif de format court

369
Scénarisation interactive : Nikolaus Roche-Kresse et Ãnanda Safo
Réalisation et conception : Ãnanda Safoà
Coproduction minoritaire : art et essai inc. (Québec), TEN2TEN Films (France)

369 est une œuvre animée immersive et interactive en réalité virtuelle qui nous plonge au plus profond d’une expérience poétique du désir féminin. L’œuvre convoque la figure de la femme originelle, primordiale, dans une construction qui emprunte autant à une mythologie d’avant nos mondes qu’à un désir d’approcher la sensualité féminine dans ce qu’elle a de profondément fascinant et foisonnant. 369 tente à tout prix de resacraliser l’érotisme féminin.

À propos de la SODEC

La SODEC a pour mandat de promouvoir et de soutenir le développement des entreprises culturelles au Québec et à l’étranger dans les secteurs de l’audiovisuel, du livre, de l’édition, des métiers d’art, du marché de l’art, de la musique et du spectacle. La SODEC a également le mandat de protéger et de mettre en valeur un parc immobilier patrimonial de 32 immeubles, reflet de l’identité québécoise.

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Le Festival du cinéma de Knowlton devient le Festival du film de Knowlton, révèle sa nouvelle image et annonce une nouvelle compétition de courts métrages

Le Festival du cinéma de Knowlton devient le Festival du film de Knowlton, révèle sa nouvelle image et annonce une nouvelle compétition de courts métrages

Le Festival du Film de Knowlton change de formule pour sa quatrième édition. Le festival se tiendra sur plus d’une semaine, du 18 au 26 août, et proposera une programmation renouvelée et élargie, incluant davantage de productions québécoises et canadiennes. Ce printemps, un nouveau nom et une nouvelle image ont également été dévoilés.

Autres nouveauté, le FFK lance une compétition québécoise de courts métrages avec prix et bourses remis aux meilleurs films du Québec et de la région (Estrie et Montérégie) et décernera pour la première année un prix du public au meilleur long métrage canadien.

Les distributeurs, cinéastes et autres représentants sont invités à soumettre leurs films via la plateforme de soumissions accessible sur le site web du festival. 

L’appel à films se termine le 21 juillet 2023.

Le Festival du film de Knowlton se déroulera du 18 au 26 août.

Pour plus d’informations, consultez le site web du festival à l’adresse suivante :

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Situation critique: mise à pied du DG de Paraloeil Simon Croz en raison d’un refus de permis de travail

Situation critique: mise à pied du DG de Paraloeil Simon Croz en raison d’un refus de permis de travail

L’honorable Sean Fraser, Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Chambre des communes
Ottawa (Ontario)
Canada
K1A 0A6

Monsieur le Ministre,

Aujourd’hui, à 12h, Simon Croz, directeur général de Paraloeil, organisme agissant pour la diffusion et la production du cinéma depuis Rimouski, a informé le conseil d’administration du refus de sa demande de permis de travail par les services de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, alors même qu’ en parallèle une demande de résidence permanente par parrainage est en cours depuis l’été 2022.

Aujourd’hui, contraints et forcés par cette situation, nous, membres du conseil d’administration, avons procédé à la mise à pied conservatoire de Monsieur Simon Croz. C’est une catastrophe pour l’organisme, pour le milieu culturel du Bas-Saint-Laurent et plus largement, pour le milieu du cinéma, régional comme provincial. Mais c’est surtout un drame humain et un stress intense que vivent Simon et sa famille.

 

L’équipe permanente de Paraloeil, Simon Croz est au premier plan.

Monsieur Croz dirige Paraloeil depuis deux ans. À son arrivée, l’organisme ne comptait plus qu’un employé. Maintenant, ce sont cinq employés à temps plein et 2 stagiaires qui s’épanouissent dans un climat de travail sain et stimulant… Il a non seulement redressé une situation délétère, mais il a également initié des projets porteurs dans la région, que ce soit auprès des professionnels du cinéma ou auprès du public, adulte ou jeune. De plus, avec le soutien d’employés dont il a assuré la formation, il a permis de faire sa marque comme distributeur, faisant voyager les films québécois dans la province, dans le pays et à l’étranger.

Très actif dans le milieu culturel régional depuis son arrivée au Québec en 2016, Simon Croz a mis en place et développé des partenariats au niveau national et international. Il oeuvre à rendre incontournable notre organisme pour les professionnels du Bas-Saint-Laurent et de l’Est-du-Québec, en plus de faire connaître le cinéma d’ici.

Il représente Paraloeil dans des regroupements professionnels ou conseils d’administration, notamment la Table de concertation interrégionale de cinéma (TaCIC), plusieurs festivals de cinéma et participe de manière collégiale à la facilitation de la création cinématographique en région. Son dynamisme et sa rigueur sont reconnus par tous et toutes, et ce, à l’échelle provinciale. Son absence fragiliserait non seulement notre organisme mais également ceux dans lesquels Simon Croz s’implique au nom de Paraloeil.

Grâce à Monsieur Simon Croz, Paraloeil retrouve un nouveau souffle et se positionne plus que jamais comme une ressource incontournable pour le milieu. Ses projets à court et moyen termes sont ambitieux et stimulants. Ils font croître et rayonner l’organisme en même temps que le milieu qu’il soutient et représente.

Dans un contexte de manque criant de main d’œuvre qualifiée, de dévitalisation des régions, nous avions trouvé la bonne personne pour Paraloeil. Nous voulons la garder. Convaincus, comme Monsieur Maxime Blanchette-Joncas, C.P., député et Madame la Députée Amélie Dionne, que Monsieur Croz s’est plié à toutes les demandes de l’IRCC dans les temps, nous demandons le rétablissement de son statut afin qu’il puisse entamer le dialogue avec vos services.

Convaincus que vous saurez répondre avec humanité et justice, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération respectueuse.

Au nom du conseil d’administration composé de Serge Abiaad, Geneviève Bélanger Genest, secrétaire, Baptiste Grison, vice-président, Guillaume Levesque, trésorier, Pierre Lesage,

Priscilla Winling, présidente

 

 

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Les 21es Sommets du cinéma d’animation : Programmation 2023 !

Les 21es Sommets du cinéma d’animation :  Du 9 au 14 mai à la Cinémathèque québécoise

Programmation 2023 !

Les Sommets du cinéma d’animation sont de retour ce printemps, du 9 au 14 mai à la Cinémathèque québécoise avec une programmation comprenant projections, expositions et activités inédites, incluant 152 films (dont 45 premières), 4 expositions, 6 rencontres professionnelles et une grande variété d’activités gratuites — pour jeunes et moins jeunes.

Une édition à ne surtout pas manquer !

UNE ÉDITION RICHE PAR SA DIVERSITÉ

Cette 21e édition s’annonce mémorable, avec une programmation riche et éclatée. Les Sommets du cinéma d’animation présenteront un total de 57 films en compétition.

Parmi ces œuvres, mentionnons ces premières mondiales : LA FILLE AU BÉRET ROUGE de Janet Perlman, RETOUR À HAIRY HILL de Daniel Gies, TWO ONE TWO de Shira Avni et TRASIEGO d’Amanda Woolrich. Autres incontournables à souligner : le dernier projet de Janice Nadeau, HARVEY, adapté du roman graphique du même titre, MARIE . EDUARDO . SOPHIE, plus récent film du cinéaste Thomas Corriveau, ainsi que CORVINE de Sean McCarron.

De plus, 6 longs métrages seront projetés lors de présentations spéciales : AURORA, L’ÉTOILE ARMÉNIENNE d’Inna Sahakyan, présenté en ouverture du festival, MY LOVE AFFAIR WITH MARRIAGE de Signe Baumane qui s’est valu une mention du jury au Festival international du film d’animation d’Annecy, le film d’animation chinois NO 7 CHERRY LANE de Yonfan, le documentaire THEODORE USHEV : UNSEEN CONNECTIONS de Borislav Kolev, TITINA de Kajsa Næss basé sur l’expédition d’Umberto Nobile et de Roald Amundsen pour conquérir le pôle Nord et en séance spéciale extérieure canine et gratuite, TOUS LES CHIENS VONT AU PARADIS de Don Bluth.

Le fameux programme Best-of Annecy sera évidemment de retour cette année, avec pas moins de 3 séances prévues les 10, 13 et 14 mai. Le programme Grand angle — volet non compétitif consacré aux découvertes, à l’exploration et à l’audace — est aussi au menu cette année et présentera deux séances qui mettront en valeur 18 œuvres : du vidéoclip de Dumas, LEITMOTIV, réalisé par Louis-Philippe Eno, jusqu’à OCCHIOLINO, de l’inimitable Michaela Grill.

DU CINÉMA, MAIS PAS QUE …

Les Sommets sont un événement pour toutes et tous : passionné.e.s d’animation, nouveaux publics, jeunes et vieux. Les festivaliers ont toujours le plaisir de la découverte dans une atmosphère bon enfant.

Jeudi 11 mai – Les Sommets sont très heureux d’accueillir à nouveau le festival Dérapage, événement mettant en valeur des productions audiovisuelles non narratives sonorisées et d’une durée de moins de 3 minutes, le jeudi 11 mai.

Le même soir, le public pourra visionner deux épisodes de RED KETCHUP de Martin Villeneuve, en compagnie des artistes et artisans de la série, sur la terrasse de la Cinémathèque. L’événement est présenté en collaboration avec Corus et le Festival BD de Montréal.

Vendredi 12 mai – Rendez-vous sur l’esplanade Tranquille, dans le Quartier des spectacles, pour la présentation d’une sélection de 10 courts métrages des Sommets : incluant, la crème de la crème de cette édition 2023.

13 et 14 mai – Autres événements à ne pas manquer lors du week-end du 13 et du 14 mai, mentionnons, entre autres, la GRANDE LEÇON DE CINÉMA ONF X SOMMETS DE JANET PERLMAN, l’expérience de réalité virtuelle proposant de faire ressentir les émotions d’un enfant autiste LES PIEDS EN HAUT : LOU présenté par Annick Daigneault et Martine Asselin, ainsi qu’un atelier Stop-Motion pour les plus jeunes. Présentée en collaboration avec le Festival Stop Motion Montréal, l’activité permettra aux enfants de 8 à 12 ans de s’initier à des techniques de découpage et d’assemblage afin de créer des personnages en papier de construction facilement animables.

Enfin, l’incontournable KARAOKÉ DES SOMMETS du samedi soir, sera l’occasion de prouver que vous avez de la voix (ou non) lors d’une soirée décontractée et amicale, au Café-bar de la Cinémathèque et un excellent moment pour déguster la bière officielle des Sommets 2023, conçue par MaBrasserie !

LE PRIX RENÉ-JODOIN 2023

En 2015, les Sommets du cinéma d’animation et la Cinémathèque québécoise créent le Prix René-Jodoin. Cette distinction remise annuellement souligne le travail exemplaire accompli par une personnalité de l’animation canadienne. Le prix sera décerné cette année au compositeur Normand Roger.

Normand Roger a travaillé principalement dans le domaine du cinéma d’animation pour lequel il a créé plus de deux cents trames sonores et bruitages au cours des cinquante dernières années, collaborant notamment aux films de Frédéric Back, Regina Pessoa et Co Hoedeman. Il a également composé des musiques originales pour des documentaires, long métrages, séries publicités, installations multimédia, réalités virtuelles puis réalisé plusieurs thèmes pour la télévision au Canada et aux États-Unis.

Le Prix René-Jodoin 2023 sera remis le dimanche 14 mai, à la Cinémathèque québécoise, lors de la cérémonie de remise de prix des Sommets.

Les billets sont disponibles dès aujourd’hui !

Billeterie, horaire et détails

Les 21es Sommets du cinéma d’animation auront lieu du 9 au 14 mai 2023.
Le festival est produit par la Cinémathèque québécoise.

 

Pour ne rien manquer des Sommets du cinéma d’animation : #Sommets2023
https://www.facebook.com/sommets.animation
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REMERCIEMENTS

Les Sommets du cinéma d’animation tiennent à remercier le Conseil des arts du Canada, Téléfilm Canada, le Conseil des arts de Montréal, le Bureau des festivals de la Ville de Montréal, le gouvernement du Québec, Le Devoir, l’Office national du film du Canada, MaBrasserie, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), agissant par l’intermédiaire du Consulat général de Suisse à Montréal, SWISS FILMS, la Caisse Desjardins de la Culture, l’École NAD/UQAC, la Fondation Raoul-Barré, CTVM, H264, Corus, le Partenariat du Quartier des spectacles, le Festival international du film d’animation d’Annecy, le Festival Stop Motion Montréal, Dérapage, le Festival BD de Montréal, Goethe-Institut Montréal, MediaFilm, Zone Festival, l’Hôtel Zéro 1 et Madame Nancy Coté pour leur soutien.

À PROPOS DES SOMMETS DU CINÉMA D’ANIMATION

Les Sommets du cinéma d’animation sont un festival consacré à l’animation sous toutes ses formes, du patrimoine aux nouveaux médias en passant par la production actuelle. Pendant six jours, Montréal vibre au rythme de l’animation ! Uniques au Québec, les Sommets célèbrent un art qui a historiquement fait connaître le Québec et le Canada dans le monde entier.

À PROPOS DE LA CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE

La Cinémathèque a 60 ans !
La Cinémathèque québécoise est le musée de l’image en mouvement à Montréal. Sa mission est d’acquérir, documenter et sauvegarder le patrimoine cinématographique, télévisuel et audiovisuel québécois ainsi que le cinéma d’animation international, collectionner des œuvres significatives du cinéma canadien et mondial, pour en assurer la mise en valeur à des fins culturelles et éducatives.

La Cinémathèque québécoise remercie de leur soutien le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts du Canada ainsi que le Conseil des arts de Montréal.

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CINEMANIA fait rayonner le cinéma québécois en Andorre

CINEMANIA initie le rayonnement du cinéma québécois en Andorre

Le Festival Ull Nu met le Québec à l’honneur pour sa 10e édition du 9 au 14 mai 2023

Du 9 au 14 mai 2023 prochain, la Principauté d’Andorre accueillera un programme inédit entièrement consacré au cinéma québécois !

Après plusieurs mois de travail, CINEMANIA est fier d’annoncer cette nouvelle initiative d’exportation et de rayonnement international du Québec. L’événement se tiendra dans le cadre de la 10e édition du Festival Ull Nu (“l’œil nu” en catalan) qui a ainsi désigné le Québec comme “Convidat d’honor” (“invité d’honneur”).

L’initiative est pilotée par CINEMANIA, avec le soutien d’Air Canada (transporteur officiel de la délégation), en collaboration avec le Bureau du Québec à Barcelone.

C’est la toute première fois qu’une programmation de cinéma québécois sera proposée aux habitants de ce territoire. Au total sept œuvres soigneusement sélectionnées par CINEMANIA seront présentées, en présence d’invité.e.s qui feront le déplacement en Andorre dans les prochains jours.

Longs métrages

Seront présent.e.s sur place, la cinéaste Lawrence Côté-Collins qui aura l’honneur de faire l’ouverture du festival avec son premier long-métrage, BUNGALOW (Coop Vidéo de Montréal – Panache Films, Les Films Opale), projeté le mardi 9 mai en présence des représentant.e.s officiel.le.s du pays, dont son Chef du gouvernement, Son Excellence M. Xavier Espot Zamora.

Pour sa part, le réalisateur Guillaume Lambert accompagnera la projection de NIAGARA (Entract Studios – Chasseurs Films, Entract Films) et la cinéaste Zoé Pelchat-Ouellet présentera son court-métrage GABY LES COLLINES (Papillon Films, h264), récemment sélectionné dans la section Generation de la 73e Berlinale.

L’artiste Louis-Philippe Rondeau, professeur à l’École des arts numériques, de l’animation et du design de l’Université du Québec à Chicoutimi, présentera LIMINAL, une installation interactive créée à Montréal et qui a déjà voyagé dans une dizaine de pays.

Courts-métrages

Quatre courts-métrages directement issus de la sélection de la plus récente édition de CINEMANIA agrémenteront cette riche sélection :

LA MAIN GAUCHE de Maxime Robin (Prix du Meilleur Court-Métrage AQCC-Nespresso de CINEMANIA 2022),

NOTES SUR LA MÉMOIRE ET L’OUBLI d’Amélie Hardy,

PISCINE PRO d’Alec Pronovost et

YANNI de Rachid Allaoua.

Délégation et Jury 

Guilhem Caillard, le directeur général de CINEMANIA conduira sur place la délégation québécoise et siègera également sur le jury du Festival Ull Nu aux côtés de la costumière andorrane Désirée Guirao et de Frank Loiret, directeur de la Cinémathèque de Toulouse. Pour souligner l’occasion, M. Maël Solen Picard, directeur du Bureau du Québec à Barcelone, consacrera son premier déplacement officiel en tant que représentant du Gouvernement du Québec en Principauté d’Andorre.

 

L’ANDORE

Parfois méconnu de ce côté de l’Atlantique, l’Andorre est l’un des plus anciens et petits États souverains d’Europe situé en plein cœur des Pyrénées, entre la France et l’Espagne, dont la fondation remonte à 788. Ses quelques 80 000 habitants sont en grande partie francophones et francophiles, tandis que le pays est membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie depuis 2004. CINEMANIA tient à tout spécialement remercier l’Ambassadrice de la Principauté au Canada, S.E. Mme Elisenda Vives Balmaña, avec qui le Festival a ouvert une collaboration dynamique depuis 2021.

Consacré à la création audiovisuelle et cinématographique, avec un focus sur la jeunesse, Ull Nu a été fondé en 2013 par Héctor Mas qui comptait d’ailleurs parmi les invités du nouveau volet CINEMANIA Pro en 2022 à Montréal. Ull Nu est le plus important événement de ce genre en Andorre.

 

 

 

 

 

La 29e édition de CINEMANIA se tiendra à Montréal du 1er au 12 novembre 2023.

www.festivalcinemania.com

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Trois courts métrages distribués par h264 seront à la prochaine édition des Sommets du cinéma d’animation

Trois courts métrages distribués par h264 seront à la prochaine édition des Sommets du cinéma d’animation

Trois courts métrages québécois de la compagnie de distribution montréalaise h264 seront aux Sommets du cinéma d’animation cette année, soit D’où viennent les lapins de Colin Racicot, produit par Bertrand Paquette, Simon Allard et Colin Racicot (Studio Niloc), Une nuit de chien de Max Woodward, produit par Camille Lequenne et Guillaume Dubois (Confettis Production), et Oskar de Max Vannienschoot, produit par Elodie Pollet et Camille Lequenne (Films Extérieur Jour Inc.). 

h264 sera également partenaire du festival pour une quatrième édition consécutive. La compagnie de distribution fera partie du jury du concours de pitches, permettant à plusieurs projets d’animation de voir le jour.

Première mondiale du court métrage D’où viennent les lapins

 

Il s’agira de la première mondiale du court métrage D’où viennent les lapins, pour ensuite se diriger à sa première internationale au 63e Festival de Film de Zlín en Tchéquie en juin prochain, l’un des plus importants festivals de film jeunesse. Le film raconte l’histoire d’un lapin veuf qui découvre un monde de magie, lui donnant espoir d’un meilleur avenir pour lui et sa fille.

Une vie de chien 

Une nuit de chien continue son parcours festivalier après avoir été projeté à quelques festivals tels que le Festival international de Aesthetica au Royaume-Uni et le Festival du film canadien de Dieppe en France. Le film a également été présenté à Montréal en février dernier au Tapis bleu des courts métrages dans le cadre des Rendez-vous Québec Cinéma. Le film a remporté le concours de pitches aux Sommets du cinéma d’animation en 2020. Narré par Patrick Hivon, on y raconte le rassemblement de voisins en colère à la suite d’un incendie dans une cuisine lors d’une nuit froide. Montrant les dents et lançant des accusations, les voisins se liguent pour accabler le responsable alors que le feu fait rage autour d’eux.

 

Oskar y vivra sa première montréalaise après avoir voyagé à l’international dans plusieurs festivals tels que le prestigieux Festival international du film d’Ottawa, CINANIMA au Portugal, Anima Bruxelles et le Festival international de Santa Barbara aux États-Unis. Tout comme Une nuit de chien, le film a remporté le concours de pitches aux Sommets du cinéma d’animation en 2019. Le court métrage expose le personnage de Oskar, aux commandes de sa moto, qui se retrouve confronté à un dilemme cornélien : affronter son tumulte intérieur ou le fuir et continuer sa route. Une sensibilisation à la santé mentale.

La prochaine édition des Sommets du cinéma d’animation se tiendra du 9 au 14 mai 2023 à Montréal.

À propos de h264

Fondée à Montréal en 2015, h264 a distribué plusieurs films à succès dont Fauve de Jeremy Comte et Marguerite de Marianne Farley, tous deux nommés aux Oscars® en 2019. h264 propose désormais des services d’agrégation pour livrer du contenu sur les grandes plateformes numériques ainsi que des services de découvrabilité afin de mettre de l’avant la visibilité des œuvres. (www.h264distribution.com)

À propos de Studio Niloc

Dans un petit studio du Mile-End, nous travaillons à imaginer et produire des œuvres d’animation originales. Nous avons comme mission première de raconter des histoires qui font vibrer le cœur de nos spectateurs. Fondé en 2021, Studio Niloc est né du désir de voir plus d’œuvres d’animation québécoises sur les grands et petits écrans. Nous œuvrons au développement de courts-métrages avec des collaborateurs et artistes locaux. (https://studioniloc.ca

À propos de Confettis Production

Confettis Production a vocation à produire des œuvres cinématique d’animation en collaborant avec des auteurs québécois. Nous sommes très attachés au court-métrage d’animation qui propose un mode d’écriture extrêmement libre. Le court-métrage offre déjà énormément de possibilités aux auteurs pour essayer, proposer, tenter… Ajouté à cela l’animation : tout est possible. En termes de technique il y a une diversité incroyable et la mise en scène n’a aucune limite sinon celle de l’imagination du créateur. Cette liberté nous la défendons et nous voulons la diffuser, la répandre, la faire voir. (https://www.confettis-prod.ca

À propos de Extérieur Jour

Notre maison de production tente de se distinguer au mieux du marché cinématographique québécois par la production de documentaires singuliers et par sa constante recherche de nouvelles créations filmiques d’auteurs, tant sur son territoire qu’à l’échelle internationale. Que ce soit sur des films d’auteurs documentaire ou des fictions, notre réelle ambition est d’édifier une filmographie qui nous est propre. Nous accordons une importance particulière à l’approche cinématographique et avons une volonté de raconter des histoires distinctes. (https://www.extjour.com

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« NUIT BLONDE » de Gabrielle Demers en compétition au Festival du film de Tribeca

« NUIT BLONDE », un court métrage de la cinéaste québécoise Gabrielle Demers, en compétition au Festival du film de Tribeca

Travelling est fier d’annoncer que Nuit blonde, un court métrage de la cinéaste québécoise Gabrielle Demers produit par Nellie Carrier (Cinquième maison), sera présenté en première étatsunienne au prestigieux Festival du film de Tribeca qui se déroulera du 7 au 18 juin 2023 à New York. Mettant en vedette pour la première fois à l’écran Patrick Dorneval, ainsi que Dany Boudreault, le film sera présenté en compétition officielle les 10, 11 et 17 juin, en présence de la réalisatrice.

Nuit blonde est un projet unique né de la rencontre de la cinéaste Gabrielle Demers et Patrick Dorneval, un homme haïtien de 40 ans vivant sur le spectre de l’autisme. Alors que Gabrielle travaillait avec lui dans un organisme de réinsertion sociale, les deux ont tissé une amitié. Le scénario a été écrit autour de cette rencontre avec Patrick, qui tient également le rôle principal du film. Se démarquant avec une réalisation juste et mature, Nuit blonde s’attaque à un sujet peu abordé à l’écran : l’expérience de l’intimité, la sexualité et le consentement chez les personnes vivant sur le spectre de l’autisme.

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Synopsis

Victor ne se plaît pas dans sa résidence pour adultes autistes. Pour éviter la disco du vendredi, il sort faire une marche dans le quartier puis il tombe sur un jeune prostitué.[/box]

Parcours en festivals

Nuit Blonde connaît un impressionnant parcours en festivals. Il a remporté plusieurs prix au récent Gala Prends ça court!, dont la mention Denis Villeneuve, et le prix Short & Queer à la récente édition du Festival REGARD. Le film a également reçu le Prix de la critique AQCC à Cinemania, en plus d’être récompensé au Festival de Cinéma en Abitibi-Témiscamingue, à Longue vue sur le court et à Image + Nation.

À propos de la cinéaste

Gabrielle Demers est une réalisatrice basée à Montréal. Son film de fin d’études Paupière mauve s’est démarqué dans plusieurs festivals internationaux dont Slamdance. Elle a ensuite réalisé La Pornographe, sélectionné au Festival international du film de Rhode Island. Elle travaille actuellement sur l’adaptation cinématographique du roman Querelle de Roberval de Kevin Lambert.

Horaire des projections en salle – programme Shorts : Inner Peace

Samedi 10 juin à 15h30 au AMC Theatre (Tapis rouge)

Dimanche 11 juin à 12h30 au Village East by Angelika

Samedi 17 juin à 21h00 au AMC Theatre

Festival du film de Tribeca : tribecafilm.com/films/blond-night-2023

Nuit Blonde sera également présenté sur la plateforme en ligne du festival géobloqué aux États-Unis, du 19 juin au 2 juillet 2023.

NUIT BLONDE

Fiction. Québec/Canada. 2022. 16 minutes. En version originale française avec sous-titres anglais.

Réalisation : Gabrielle Demers | Scénario : Gabrielle Demers | Direction photo : Chloé Ellegé | Direction artistique : Valérie-Jeanne Mathieu | Montage : Mathieu Bouchard Malo, Charlie Boisvert | Son : Nataq Huault | Musique : Alexis Elina | Interprétation : Patrick Dorneval, Dany Boudreault | Production : Nellie Carrier (Cinquième maison) | Distribution : Travelling

Site web : travellingdistribution.com/film/nuit-blonde-511

À propos

Depuis 2007, Travelling, les films qui voyagent est un pionnier dans la distribution et la mise en marché de courts métrages, tant au Québec qu’à l’international. Représentant un catalogue de plus de 200 titres dont Brotherhood (nommé aux Oscars), No Crying At The Dinner TableMutants et Au crépuscule, en plus de récolter chaque année des centaines de sélections et de prix dans les festivals à travers le monde, Travelling s’est fait un nom dans l’industrie comme un acteur incontournable. Travelling se veut un creuset pour le talent et les nouvelles voix cinématographiques, un allié qui permet aux cinéastes de se consacrer à ce qu’ils font de mieux : des films.

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Annecy 2023 célèbre les fiertés et la diversité

La thématique Animation, fiertés et diversité sera à l’honneur à Annecy en 2023, avec quatre programmes de courts métrages proposés aux festivaliers

« Ce thème s’est imposé par son actualité auprès notamment des jeunes cinéastes, qui sont nombreuses et nombreux chaque année à aborder les questions liées au genre et à la diversité », explique Marcel Jean, le délégué artistique du Festival.

Une programmation coordonnée par Benoit Berthe Siward – fondateur de The Animation Showcase et cofondateur de LGBTQ+ in Animation – pour offrir une diversité de regards sur la production récente.

Retrouvez Marcel Jean, délégué artistique du Festival d’Annecy, qui évoque la thématique Animation, fiertés et diversité.

APERÇU DE LA PROGRAMMATION

DE VRAIES HISTOIRES QUEER par Holly Murtha
Qu’est-ce que cela fait d’être queer dans ce monde ? Ce programme présente une série d’histoires vécues par la communauté LGBTQ+. Entre nouvelles perspectives sur l’amour, les relations et le désir, et ode à la famille et à la communauté ; entre voyages à la découverte de soi et existence compliquée, dans le placard, cette sélection nous rappelle la diversité des expériences vécues au sein de la communauté queer et l’importance de sa représentation.
Parmi les films :
All Those Sensations in My Belly de Marko Djeska (Croatie, Portugal)
Récit de soi de Géraldine Charpentier (Belgique)

DÉSIRS CACHÉS par Patricio Plaza
Pendant si longtemps, le désir homosexuel a été vécu dans la culpabilité, en marge de la société, caché ou inexprimé. Les temps ont changé, mais les marques de cette persécution historique sont encore un combat pour de nombreuses identités queer.

Parmi les films :

  • Nous étions une bombe stérile de Dotan Moreno (Israël)
  • Adorable de Cheng-Hsu Chung (Taïwan, Royaume-Uni)
  • Les Liaisons foireuses de Chloé Alliez et Violette Delvoye (Belgique, France)

ON EST BIEN OÙ LE CŒUR NOUS MÈNE par Jakub Spevák
Ce programme est consacré au sentiment d’appartenance – ce qui, pour les personnes homosexuelles, signifie souvent la création d’un lieu sûr, d’un refuge. Les films explorent le besoin de partager, d’être soi-même, d’aimer, de pardonner… En tant que personnes homosexuelles, devons-nous continuer à faire semblant pour nous intégrer ?

Parmi les films :

  • Chado de Dominica Harrison (Royaume-Uni)
  • Purpleboy d’Alexandre Siqueira (Portugal, France, Belgique)
  • Dans la nature de Marcel Barelli (Suisse)

MONSTRUEUSEMENT FIÈR·ES par Jakub Spevák
Les personnes homosexuelles ont souvent été cataloguées comme des bêtes curieuses, des monstres, des mutants, voire des fantômes qui hantent la société. Ce programme reprend ces étiquettes souvent péjoratives et les déconstruit. Les films montrent le « queer » dans toute sa diversité et ouvrent les bras à la bizarrerie et à l’étrangeté.

Parmi les films :

  • Slug Life de Sophie Koko Gate (Royaume-Uni)
  • La Fée des roberts de Léahn Vivier-Chapas (France)
  • Superbia de Luca Tóth (Hongrie, République tchèque, Slovaquie)

 

Le Festival remettra également un Cristal d’honneur au cinéaste britannique Barry J.C. Purves, auteur d’une œuvre majeure en stop motion et pionnier des thèmes homosexuels en animation. Un programme de ses plus célèbres courts métrages sera présenté et l’auteur de Screen Play donnera une Leçon de cinéma. Pour Marcel Jean, Achilles, que Purves a réalisé en 1995, a marqué l’histoire de la représentation de l’homosexualité en animation. « L’audace du réalisateur est remarquable tant sur le plan thématique que sur ceux de l’esthétique et de la mise en scène. Cela sans parler de sa maîtrise technique qui est tout simplement exceptionnelle ! C’est l’une des très grandes figures de l’animation contemporaine que nous honorons cette année. »

Par ailleurs, comme tout au long de l’histoire du Festival, les fiertés et la diversité seront présentes dans les différents volets de sa programmation. Notamment au sein des WIP où sera par exemple présenté le long métrage Eugène, le mystère Falleni, écrit par Joëlle Oosterlinck et réalisé par Anaïs Caura. Le film retrace la vie d’Eugene Falleni, un homme trans accusé du meurtre de son épouse dans l’Australie des années 20.

Ou encore parmi les films en sélection Courts métrages L’officielle, avec Christopher at Sea de Tom CJ Brown, prix Arte France et prix Ciclic des sessions de Pitchs Mifa en 2018.
Le Mifa renouvelle également sa programmation parité – diversité et l’étoffe en écho aux programmes Animation, fiertés et diversité du Festival : le Women In Animation World Summit abordera plus largement les questions d’inclusion et de diversité ; les associations de femmes dans l’animation à travers le monde présenteront des sessions de pitchs de projets et les Conférences Mifa, ainsi qu’une table ronde côté Mifa Campus permettront de poser certaines questions et tenteront d’y apporter des réponses.­

Des œuvres venues du monde entier en pleine lumière

Entre comédies débridées, chroniques familiales douloureuses et récits doux amers, le Festival d’Annecy a toujours accueilli les œuvres abordant les sujets LGBTQIA+. Espace de liberté pour les réalisateurs et réalisatrices du monde entier, de la France à la Russie, de l’Inde à l’Afrique du Sud en passant par le Japon, le Danemark ou l’Égypte, il présente en compétition séries, courts métrages, clips, films de fin d’études ou longs métrages.

Plusieurs d’entre eux ont été récompensés ces dernières années, notamment : Dans les eaux profondes, court métrage de Sarah Van Den Boom (France, Canada), prix Festivals Connexion – Région Rhône-Alpes en partenariat avec Lumières Numériques (2015) ; Moms on Fire, court métrage de Joanna Rytel (Suède), mention du jury (2016) et mention du jury Festivals Connexion – Région Auvergne-Rhône-Alpes/En partenariat avec Lumières Numériques & Pilon Cinéma (2016) ; Le Curry de poisson (Maacher Jhol), court métrage d’Abhishek Verma (Inde), prix de la Ville d’Annecy (2017) ; ou le multiprimé Flee, long métrage de Jonas Poher Rasmussen (Danemark, France, Norvège, Suède), Cristal du long métrage (2021), prix Fondation Gan à la Diffusion (2021) et prix de la meilleure musique originale, avec le soutien de la SACEM, dans la catégorie longs métrages (2021).

C’est donc tout naturellement que le Festival propose cette année une programmation spéciale autour de la thématique Animation, fiertés et diversité.

Rendez-vous du 11 au 17 juin 2023 !
Pensez à vous accréditer 

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« Une vie en couleurs » de Lionel Nishimwe à Vues d’Afrique 2023

« Une vie en couleurs » de Lionel Nishimwe à Vues d’Afrique 2023, lundi le 24 avril à 20h.

Une vie en couleurs est un court métrage réalisé par Lionel Nishimwe, un jeune réalisateur Burundais. Inspiré par l’expérience d’un de ses proches, il nous raconte l’histoire de deux personnage Sarah et Phil qui voient leur vie de couple basculer lorsqu’ils découvrent que Sarah est atteinte d’un cancer. En plein confinement dû à une pandémie, le jeune couple doit faire face à la plus grande peur, mourir et disparaître dans le néant. Ils feront l’expérience de la dépression.

 

 

Avec Laura Sheila Inangoma une actrice burundaise dans le rôle de Sarah et Jean Rige Nkurunziza jeune acteur Burundais dans le rôle de Phil, Lionel Nishimwe nous parle de la dépression à travers ce film d’une voix Africaine. Il s’agit d’un sujet souvent occulté dans plusieurs pays d’Afrique qui voient la dépression comme une faiblesse. La dépression est souvent un sujet tabou pour les victimes qui ne peuvent pas s’exprimer, de peur d’être incompris et ostracisé. Lionel Nishimwe tente de briser ce mur entre les cris silencieux et les oreilles volontairement bouchées concernant la dépression !

Une vie en couleur a récemment concouru aux côtés d’autres pays d’Afrique dans Mashariki African Film Festival où il a remporté le « SIGNIS East Africa Talent award » qui primait le meilleur film court métrage des pays de l’Afrique de l’Est et s’est retrouvé dans la sélection officielle du Luxor African Film Festival . Le film est aussi dans la sélection officielle de la 39e édition du Festival international du cinéma vues d’Afrique qui aura lieu du 21 avril au 30 avril à Montréal.

 

Le film une vie en couleurs sera présenté le lundi 24 avril à 20 h.

Festival Vues d’Afrique  : https://vuesdafrique.org/

Billetterie : https://vuesdafrique.org/a-vos-cartes-prets-partez/

 

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ONF – Staff Pick sur Vimeo | Le court métrage d’animation CACHÉ (HIDE), de Daniel Gray

Le court métrage d’animation de Daniel Gray « CACHÉ », coproduit par La Cellule Productions, CUB Animation et l’ONF, est maintenant proposé en ligne sur Vimeo

Présenté sous la rubrique Staff Picks à compter du 17 avril 2023

Le court métrage d’animation multiprimé CACHÉ (HIDE) de Daniel Gray, coproduit par La Cellule ProductionsCUB Animation et l’Office national du film du Canada, sera présenté sous la rubrique Staff Picks de Vimeo à compter du 17 avril. Les cinéphiles de la planète trouveront le film non seulement sur cette plateforme, mais aussi sur onf.ca,YouTubeFacebook et Vimeo.

Récompensé jusqu’à présent à 14 reprises, CACHÉ a été sélectionné par plus de 60 festivals partout au monde.

Citations

« Depuis que j’ai découvert CACHÉ et toute l’imagination qu’il recèle, j’insiste auprès du cinéaste Daniel Gray pour que son film figure en ligne parmi les Staff Picks de Vimeo. Il a fallu plus d’un an pour y arriver, mais l’équipe de Vimeo chargée de choisir les œuvres aide finalement ce captivant court métrage à faire ses débuts sur la chaîne Vimeo Staff Picks. CACHÉ agence des éléments du film de David Lowery A Ghost Story et du roman illustré Herede Richard McGuire pour créer un récit sur le temps, la famille, les liens que nous tissons, la solitude et la vie. Je ne me lasse pas de voir des gens explorer un espace temporel qui dépasse la durée de la vie humaine. » — Meghan Oretsky, conservatrice principale, Vimeo

« Vimeo a dès le départ fait partie de mon parcours cinématographique, puisqu’il a hébergé t.o.m. et teeth. C’est donc un grand plaisir pour moi de pouvoir présenter CACHÉ à leurs côtés. Comme j’ai l’impression qu’il y a des lustres que CACHÉ a amorcé la tournée des festivals, je suis absolument ravi qu’il soit offert à l’échelle de la planète et que les gens puissent découvrir ce que nous avons fait. » — Daniel Gray, réalisateur

Quelques prix et mentions

  • Prix du jury – meilleur film européen, Festival du film de Cracovie, Pologne (2021)
  • Prix spécial du jury – court métrage, New Chitose Airport International Animation Festival, Hokkaido, Japon (2021)
  • Prix Argent – conception de mouvement, Festival d’animation de Los Angeles, États-Unis (2021)
  • Premier Prix – compétition principale, Piccolo Festival dell’Animazione, Italie (2021)
  • Mention spéciale du jury – Compétition canadienne, Sommets du cinéma d’animation, Montréal, Canada (2020)
  • Mention spéciale – grande compétition Courts métrages, Festival mondial du film d’animation – Animafest Zagreb, Croatie (2021)
  • Mention spéciale – catégorie Courts métrages de la compétition internationale officielle, Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires (BAFICI), Argentine (2021)
  • Favori du public (parmi 10 films étrangers), Festival international du court métrage de São Paulo, Brésil (2021)

Plus de renseignements sur CACHÉ

CACHÉ (HIDE), Daniel Gray (11 min)

Coproduit par La Cellule Productions (France), CUB Animation Studio (Hongrie) et l’Office national du film du Canada

  • Scénarisé et réalisé par le cinéaste primé Daniel Gray (t.o.m., 2006 ; teeth, 2015), originaire du Royaume-Uni et établi en Hongrie, CACHÉ s’accompagne d’une bande sonore minimaliste et d’une conception visuelle associant une simplicité lumineuse et spacieuse à des fragments opaques. Le calme permet d’introduire des moments de stress et de chaos.
  • Deux frères jouent gaiement à cache-cache. L’un compte et l’autre s’empresse de se cacher dans une petite armoire. Les secondes passent… puis les minutes… les années… et les décennies. Un film déchirant et prophétique sur les liens familiaux et la déconnexion, dans un monde devenu incohérent et méconnaissable.

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Entrevue avec Jeanne Carrière, lauréate du grand prix de Cours écrire ton court pour le scénario de BIGFOOT

« Le cinéma, c’est ma vie et ce projet m’a permis de voir au-delà de la tétraplégie. » – Jeanne Carrière, lauréate du grand prix Cours écrire ton court pour son scénario BIGFOOT 

C’était dans le cadre de la 27e édition du festival Regard qui s’est déroulé du 22 au 26 mars. Le programme Cours écrire ton court de la SODEC dévoilait le grand prix de son concours destiné aux scénaristes émergents. C’est le scénario BIGFOOT de Jeanne Carrière qui allait remporter les honneurs. Ce prix prestigieux propulse son scénario directement en production en assurant son financement, ce qui permettra à cette histoire d’être portée à l’écran. On retrouvera les détaits en cliquant ICI  https://ctvm.info/sodec-gagnants-cours-ecrire-ton-court-edition-100-region/ ]

Derrière ce prix se cache un conte de fées à la fois épouvantable et beau. En effet, Jeanne avait fait les manchettes un peu plus tôt dans le mois. Devenue tétraplégique à la suite d’un accident survenu au cœur de l’hiver 2021, elle venait de bénéficier d’une nouvelle pratique chirurgicale de transferts nerveux. Dix personnes s’étaient qualifiées à travers le Canada pour une telle intervention chirurgicale. Elle était la première à témoigner publiquement des résultats de cette opération.

Mais Jeanne aime le cinéma québécois, elle adore le documentaire. Elle a fait ses études en travail social pour finalement avoir un moment d’épiphanie et réaliser que le cinéma était son premier appel. 

Une entrevue de Marc Lamothe 

[À la fin de cette entrevue, on pourra lire un témoignage de Philippe Falardeau]

 

 

 

CTVM.info – Quels  sont les premiers films qui vous ont donné la piqûre du cinéma?

Jeanne Carrière — J’ai plusieurs films phares. C.R.A.Z.Y. (2005) de Jean-Marc Vallée, UN ZOO LA NUIT (1987) de Jean-Claude Lauzon.  LITTLE MISS SUNSHINE (2006) de Jonathan Dayton et Valerie Faris, HAROLD AND MAUDE (1971) de Hal Ashby. J’aime beaucoup le documentaire. Dans mes premiers amours, il y a eu le cinéma direct de Pierre Perrault. POUR LA SUITE DU MONDE reste l’un des plus grands classiques de notre cinéma. Selon les jours, mon favori pourrait être LA BÊTE LUMINEUSE (1982) ou LE RÈGNE DU JOUR (1967). Aujourd’hui, c’est LE RÈGNE DU JOUR.

Travailleuse sociale de formation, vous avez décidé de vous rediriger vers le cinéma. Vous avez ainsi suivi une formation en scénarisation à l’INIS? Qu’est-ce qui a motivé cette décision et parlez-nous un peu de cette expérience? 

Jeanne Carrière – J’ai fait mes études en travail social, mais je n’ai jamais œuvré dans le domaine. Dès le moment où j’ai réalisé que ce qui m’intéressait le plus au cinéma, c’est la scénarisation, je me suis inscrite à un certificat à l’Université de Montréal. Durant mes études, j’ai eu un seul cours de scénarisation donné par Isabelle Raynaud, scénariste, réalisatrice et professeur en cinéma. Je ne pouvais pas accepter d’aller sur le marché du travail avec un seul cours. Je me suis donc inscrite à L’INIS pour me spécialiser en scénarisation. Ça été un merveilleuse expérience pour moi, mais je suis de la cohorte 2020, la première année COVID, donc je n’ai pas pu compléter le parcours scolaire, je n’ai pas eu de stage. 

 

Avant même d’être sélectionnée à l’INIS, vous aviez écrit et réalisé votre premier court-métrage, LAVÉE. Quel souvenir gardez-vous de ce tournage?

Jeanne Carrière – On peut vraiment parler d’un film tourné avec les moyens du bord. J’avais  200 $ tout mouillés en guise de budget. J’avais réussi à emprunter de l’équipement à la télévision communautaire de ma région et j’ai utilisé une jeune actrice du coin, très talentueuse d’ailleurs. C’était ma première réalisation. Je ne savais pas trop comment la machine fonctionne, mais je me suis lancée tête première. On parle ici d’un huis-clos dans une buanderie mettant en vedette une mère monoparentale qui cherche à tromper son isolement en téléphonant à des numéros de téléphone qu’elle voit épingler à un babillard de la buanderie.  

Non seulement le tournage a finalement été une belle expérience, mais le film a été sélectionné aux Rendez-Vous Québec-Cinéma et au marché du film à Cannes.  Malheureusement, COVID oblige, je n’ai jamais pu me rendre à Cannes pour la suite de cette aventure. 

 

Puis, vous avez scénarisé LE FROID, mettant en vedette Louise Portal et réalisé par Natalia Duguay. De quoi traite ce court exactement?

Jeanne Carrière – Le film raconte l’histoire d’une femme qui vient de perdre soudainement son mari durant la nuit, celui-ci étant mort dans son sommeil. Elle ne se sent pas prête à le laisser partir, alors elle ouvre toutes les fenêtres de sa demeure. Nous sommes en plein hiver et le froid s’installe partout dans l’appartement afin de maintenir son mari avec elle, encore un moment. 

 

Quelle a été votre réaction lorsque vous avez vu le film?

Jeanne Carrière – Cela a été une belle collaboration. L’exercice pour moi était d’écrire et celui de Natalia était de réaliser le film dans le cadre de notre formation à l’INIS. Lorsque j’écris, j’ai des scènes en tête, donc l’expérience de voir son scénario sur écran ressemble, pour moi, un peu à un jeu de cherche et trouve. Je me suis laissé surprendre, mais l’expérience m’a fait réaliser que je désirais vraiment réaliser mes scénarios. 

Pourriez-vous nous résumer brièvement l’histoire de BIGFOOT, scénario qui vous a valu le grand prix du concours « Cours écrire ton court » de la SODEC ?

Jeanne Carrière – Le film suit Rémi, un homme dans la cinquantaine qui élève des bisons dans la région des Laurentides.  Un matin, alors qu’il travaille, il croise sur son terrain un petit garçon de 6 ans en pyjama, Hugo, qui dit être à la recherche de son père parmi les bisons. Il déclare avoir de la difficulté à savoir lequel des bisons est son père, car il ne l’a jamais vu se transformer. En effet, quand son père et sa mère se chicanent, la mère enfermait le garçon dans sa chambre pour le protéger. Lui, avec la naïveté d’un enfant, il croit que son père se transforme en bête. Le thème est donc nos bêtes intérieures et les conséquences de la violence conjugale. 

Que souhaitez-vous exprimer avec votre court? 

Jeanne Carrière – Avec ce court, je retrouve ce qui m’attire dans le travail sociale et l’intervention. La violence conjugale est un thème qui me fascine depuis un bon moment. Particulièrement au cinéma, je trouve qu’on ne voit pas suffisamment l’Homme derrière les poings. L’Homme a la capacité de changer les choses et de s’améliorer. C’est un film d’intervention que j’ai écrit s’adressant à l’Homme derrière la violence. 

Je vous ai entendu dire que vous souhaitez que ce film soit lumineux malgré son sujet. Pourriez-vous élaborer sur ce point?

Jeanne Carrière – La lumière est essentielle selon moi. Le film met en valeur la rencontre entre un petit garçon avec son imaginaire et sa naïveté et un homme qui vit avec le poids d’une relation passée. Le personnage de Rémi va mieux se comprendre à la rencontre du garçon et va amorcer une démarche pour laisser aller une fois pour tout cette colère en lui. Rémi reconnaît une violence passée à l’écoute du dialogue d’Hugo. La rencontre avec Hugo est donc un vecteur de changement. 

Vous me dites voir vos scénarios en les écrivant. Imaginez-vous déjà un acteur pour jouer Rémi dans Bigfoot?

Jeanne Carrière – Oui, je vois Émile Proulx-Cloutier avec une petite barbe et un passé fragile. Je vois Rémi avec une certaine douceur, car la violence conjugale ne vient pas juste d’un homme au look rough and tough.

Parlez-nous de la genèse de ce projet ? Depuis combien de temps portez-vous ce scénario en vous ?

Jeanne Carrière – Je porte en fait ce projet depuis l’automne 2021. Je l’ai soumis en décembre 2021 au concours Cours écrire ton court en visant la compétition 2022. Puis, peu de temps après,  j’ai eu cet accident qui m’a rendue tétraplégique. C’est peu de temps après ma sortie du coma, alors que j’étais encore aux soins intensifs critiques, que j’ai appris que j’étais sélectionnée. Je ne pouvais évidemment pas participer, mais la SODEC m’a proposée de resoumettre en 2023 puisque j’étais encore admissible avec la thématique 100% région. Effectivement, je l’ai redéposé et j’ai été réacceptée cette année.  BIGFOOT est dès lors devenu ma carotte au bout du bâton. Ma convalescence, mon opération, mes exercices et mes soins, tout prenait un sens, je voulais ardemment participer au concours avec BIGFOOT. J’ai passé un an et un mois à l’hôpital et BIGFOOT est devenu le plus beau des cadeau que je pouvais recevoir. J’ai donc accepté de participer à nouveau au concours en 2023. Le cinéma, c’est ma vie et ce projet m’a permis de voir au-delà de la tétraplégie. 

Si vous pouviez écrire pour un ou une cinéaste québécois.e., de qui s’agirait-il?

Jeanne Carrière – J’aimerais réaliser mes scénarii, particulièrement BIGFOOT qui s’avère magique pour moi. C’est un peu comme le Super Ball, il y a souvent une équipe Cendrillon qui en a arraché durant la saison et on souhaite les voir gagner. Je me sens un peu comme cette équipe de football. Mais pour répondre à ta question, si je pouvais écrire pour un autre réalisateur, ça serait définitivement Philippe Falardeau. Je suis une grande fan de sa sensibilité. Mon film favori de lui reste Monsieur Lazhar. J’ai une anecdote d’ailleurs au sujet de ce film.

Lorsque j’étais aux soins intensifs critiques, j’étais paralysé dans un lit, ne pouvant bouger que les yeux. On nageait alors en pleine vague du variant Omicron du Coronavirus et donc, personne ne pouvait me rendre visite. Mes parents ou mon chum ne pouvait pas venir me voir. Ma mère m’avait fait envoyer un iPad avec un mot de passe Netflix. Une proposée est venue me le porter à la chambre et elle appuyer sur PLAY! C’était MONSIEUR LAZAR. Bien que j’ai dû déjà voir ce film une quinzaine de fois, ce visionnement à l’hôpital a été mon premier moment de normalité, un moment entre moi et un de mes films préférés. J’ai pu me reconnecter avec ma passion et ma vie, le temps d’un film.

Vous avez accepté de partager votre expérience médicale publiquement. On a pu lire sur vous, dans Le Devoir, et vous avez été le sujet d’un reportage à l’émission DÉCOUVERTES sur les ondes de Radio-Canada. Pourquoi avoir de partager votre histoire médicale ?

Jeanne Carrière – Ce sont mes docteurs, Dominique Tremblay et Élie Boghossian, chirurgiens plasticiens à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui me l’ont gentiment demandé. Comment leur dire non après qu’ils aient offert le plus beau des cadeaux à une jeune femme tétraplégique ? Chaque main demandait une intervention de 10 heures. C’est un travail énorme. Je me suis dit qu’un petit battage publicitaire les encouragerait. Je leur devais au moins ça et comme j’ai de la facilité à communiquer, je n’ai pas hésité. J’étais paralysé et maintenant je suis capable d’ouvrir et de fermer mes mains, de pincer et d’agripper. 

Revenons au concours Court écrire ton court. Comment as-tu vécu ce marathon des derniers mois ?

Jeanne Carrière – Je suis une ancienne marathonienne alors ce genre de course me stimule. Je savais que la scénariste passerait au travers du processus, mais j’avais des craintes pour la tétraplégique. J’étais anxieuse d’entrer dans ce processus de trois mois, car j’ai toute ma tête, mais le corps ne suit pas. Je n’ai pas mes fonctions motrices et je me demandais comment j’allais faire en moment de besoin. Ça commence dès l’entrée. Je dois enlever mon manteau. Toutes les choses de bases. Mais écoute, tout s’est bien passé et j’ai trouvé les autres participants au concours tellement sympathiques et avenants. En équipe, j’ai pu continuer mon parcours. C’est certain qu’on frappe quelques murs. On doit refaire des réécritures. Je tape au clavier plus lentement que les autres, car j’utilise mes jointures. Ce concours représente trois longs séjours hors de chez moi. Si une rencontre est à neuf heures, je dois me lever à 6 h, car j’ai besoin de nombreux soins le matin.  La médaille au bout de ce marathon est évidemment la plus belle des récompenses, mais j’aurais été aussi fière de moi si mon scénario n’avait pas gagné de prix.

Chaque scénariste sélectionné a été accompagné par des conseillers à la scénarisation. Parlez-nous un peu de cette expérience ? Avec qui avez-vous travaillé ?

Jeanne Carrière – Oui, chaque scénariste est associé à un mentor. Nous nous réunissons souvent et les autres mentors offrent aussi des commentaires sur les autres scénarios. J’ai eu la chance d’avoir Isabelle Pruneau-Brunet comme mentore. J’ai vraiment beaucoup aimé travailler avec elle. Ça me rappelait un peu la façon de faire à l’INIS avec un mentorat. J’ai adoré les plénières où tous lisaient leur scénario et où tous peuvent émettre des commentaires. Étant elle-même maman, elle a su m’aider avec le personnage d’Hugo. Un des moments clés du film est né de cette démarche. Je ne pourrais plus imaginer le scénario sans cette scène qui a su trouver toute son importance. Aucun spoiler ici!

Vous menez de front un autre projet d’écriture financé par la société d’État ? Parlez-nous un peu de celui-ci ?

Jeanne Carrière – Un peu avant mon accident, j’avais reçu la confirmation d’une bourse en développement de la SODEC pour un court-métrage intitulé DE L’AUTRE CÔTÉ DU BÉTON. Ce film traite de la réinsertion sociale après un long séjour dans un milieu carcéral. Je voulais parler de la prison économique après la prison-prison. Mon personnage principal est éboueur à la ville de Saint-Jérôme. Ça parle aussi des relations qui se développent en milieu carcéral. Comme tu peux voir, c’est encore la travailleuse sociale en moi qui désire tourner. 

J’ai aussi un projet d’écriture qui est né récemment. Un livre pour enfant : MATANTE ROULANTE. Je vise un livre avec illustrations. J’ai trouvé un éditeur et on est en début de processus. 

Où vous projetez-vous dans 10 ans ?

Jeanne Carrière – Aye-aye. Bonne question. Je me vois réalisatrice en fauteuil. Je me souhaite des projets cinémas. Je me vois impliquée dans des causes sociales. Je me vois défoncer des portes avec mon fauteuil roulant.  Après avoir survécu et passé au travers de tout ceci, je souhaite que ma parole puisse en aider d’autres. 

Quel serait un sujet qui vous serait important de tourner dans un prochain film ?

Jeanne Carrière – Si on me donne une carte blanche, je me vois écrire un film drôle et attachant sur la vie de quelqu’un en fauteuil ou de quelqu’un d’handicapé. HAROLD ET MAUDE reste un beau modèle. Je chercherais ce genre de vibe. Je veux trouver l’humour derrière ces aventures humaines et communiquer de l’espoir. 

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Philippe Falardeau au sujet de Jeanne Carrière

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J’étais au milieu de ma routine matinale, en route pour aller chercher mon café, à ressasser dans ma tête mes plus récents blocages créatifs. J’ai ouvert la radio et je suis tombé au milieu d’une entrevue avec un neurochirurgien qui expliquait le succès d’une opération de haute voltige. Puis j’ai entendu cette jeune femme, Jeanne, parler de ce que ça signifiait pour elle recouvrer la motricité dans sa main: elle pourrait continuer d’écrire. Continuer de faire ce qu’elle aime et gagner sa vie comme scénariste. Ses paroles m’ont jeté par terre autant qu’ils m’ont donné un élan. J’ai trouvé sa page Facebook et je lui ai écrit pour lui dire à quel point son histoire me touchait et comment sa force avait sans aucun doute rejailli sur tous ceux et celles qui l’avaient écouté. Deux heures plus tard, elle m’a répondu en me racontant son épisode au soin intensif à regarder MONSIEUR LAZHAR et comment ça l’avait aidé. J’étais très humblement subjugué. Avec son formidable prix à Cours écrire ton court, Jeanne prouve qu’elle a non seulement du courage, mais du talent.

Philippe Falardeau

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PLAYBALL ARCHIVES DONNE UNE NOUVELLE VIE AUX IMAGES

PLAYBALL ARCHIVES DONNE UNE NOUVELLE VIE AUX IMAGES

Un nouveau service de banque d’images pour réutiliser et commercialiser vos plus belles images

« Tous les producteurs que je connais ont des beauty shots inexploités sur des disques durs tablettés » – Martin Cadotte, Président et fondateur de Playball Archives

Ce constat a motivé Martin Cadotte, réalisateur de renom avec plus de 20 ans d’expérience dans le domaine, à créer Playball Archives, un nouveau service de banque d’images permettant aux producteurs de redonner vie et commercialiser leurs plus belles images. « Je crois au potentiel artistique, commercial et écoresponsable de réutilisation des images. Playball Archives veut mettre fin à la beauty shot à usage unique », mentionne Martin Cadotte.

Martin Cadotte  Photo: Patrick Woodbury

Playball Archives permet aux producteurs de réutiliser leurs images afin d’économiser temps et argent tout en réduisant leur empreinte carbone. La plateforme facilite l’accès et permet également de commercialiser des beauty shots en les vendant à d’autres producteurs via la banque d’images offerte exclusivement aux membres Playball Archives.

La banque d’images est accessible 24/7, partout dans le monde, via le Media Asset Management (MAM). « Le MAM de notre partenaire technique SETTE est accrédité Trusted Partner Network, le niveau de sécurité exigé par les studios d’Hollywood », assure Martin Cadotte. De plus, les archivistes audiovisuels de Playball Archives indexent les images pour optimiser et faciliter la recherche par les équipes de création.

« Au lieu d’acheter des plans sur des banques d’images américaines ou européennes, pourquoi ne pas encourager les producteurs d’ici ? » conclut-il.

Jour 27 – Toi et moi malgré tout – Photo: Patrick Woodbury

Pour en savoir plus sur le nouveau service de banque d’images Playball Archives :

https://www.playballarchives.com/

À propos de Playball Archives

Playball Archives est un service de banque d’images numérique écoresponsable, local et innovant permettant à ses membres d’indexer, réutiliser et commercialiser leurs plus belles images offert sous forme d’abonnement. Playball Archives est détenu et exploité à 100% par des Canadiens et fait partie du Répertoire des fournisseurs écoresponsables du Conseil québécois des évènements écoresponsables.

 

 

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UNTERVAL – Avril 2023 – Portrait des productrices : Keren Marciano et Anastasia Lobanova

UNTERVAL – Keren Marciano et Anastasia Lobanova de Options production participent au Rendez-vous d’Affaires et de coproduction France-Canada du 12 au 14 avril 2023

Portrait des productrices et prise de rendez-vous 

Psychotic Prod, jeune société française, créée en 2020, a fusionné avec Options Production, et s’engage dans des fictions et des documentaires avec la volonté de travailler en coproduction à l’international.

Nos projets sont axés sur des sujets sensibles – tels que le handicap et l’invisibilité des femmes – avec la conviction que l’on peut aborder des thématiques sociétales avec une certaine dose d’optimisme.

 

Photo : Keren Marciano

Keren Marciano est réalisatrice et productrice et Anastasia Lobanova, arrivée dans l’équipe cette année, apporte son expertise en distribution sur les marchés internationaux. (Chine, Allemagne, Japon, Autriche, Lettonie, Turquie)

CATALOGUE

Créée par Keren Marciano, Options Production a coproduit LE GRAND ORCHESTRE sur France 3, ICTUS ÉROTIQUE sur France 2, avec Vanessa Guide et Benjamin Lavernhe.

SENTIMENTS DISTINGUES, un court métrage interprété par Blanca Li, a participé à plus d’une trentaine de festivals dont les festivals internationaux de Leeds, Soria,

La Muestra Intergalactica (Mexique) et le 37e festival de Chicago.bIl a été acheté par Canal Plus hello. (My Canal) et a reçu des prix (musique, mise en scène, interprétation, aux festivals de Irvington,Vernon..)

Nous avons également produit le pilote d’une série d’anticipation (8×26′) ULTIMA DATE, soutenue par la BPI FRENCH TECH – actuellement en production.

Un documentaire (52′) PERDUES D’AMOUR Michaël Delmar, pour la Chaine LCN.

Un clip ARRACHÉS AUX ÉTOILES, duo entre la chanteuse Dani et Alex Beaupain.

 

POUR SOLLICITER UN RDV : ISABELLE DUCOURNAU
RESPONSABLE – RENDEZ-VOUS D’AFFAIRES & COPRODUCTION FRANCE – CANADA

 

 

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Unterval23 -Mélanie Bonneau et Antoine Bortolotti de WePlus participent au Rendez-vous d’affaires et de coproduction France-Canada

Mélanie Bonneau et Antoine Bortolotti de WEPLUS seront présents à Montréal du 12 au 14 avril 2023 pour la mission de coproduction pilotée par Unterval

Voici les informations de leur porte-folio qui vous seront utiles pour la prise de rendez-vous

Fondée en 2018 à Tours, la société WePlus produit des films documentaires et de fiction pour le cinéma et la télévision. Elle défend un cinéma aussi exigeant qu’indépendant et cherche à développer ses projets en coproduction internationale.

La société a produit plusieurs courts métrages de fiction pour le cinéma avant de se lancer plus récemment dans la production de longs métrages et de séries.

Convaincus que le cinéma sert à éveiller les consciences et à aiguiser l’esprit critique de ses spectateurs, nous mettons un point d’honneur à aborder des sujets politiquement incorrects voire tabous et à contribuer au débat public en portant la voix d’artistes ayant une vision alternative de la société et de l’histoire.

Proches des écoles de cinéma (Fémis, ENS Louis-Lumière, Kourtrajmé…) nous cherchons à mettre en lumière des jeunes talents et n’hésitons pas à nous engager dans des premiers films.

Ouverts à tous les thèmes et les genres côté fiction, nous nous intéressons principalement aux sujets historico-géopolitiques, artistiques et de société côté documentaire.

 

Mélanie Bonneau
Antoine Bortolotti

Filmographie (sélective) WePlus

QUELQUES GOUTTES SUFFISENT de Corentin CAMPLONG (2016)

Caractéristiques : Court métrage de fiction (10’)
Avec : Said BENCHNAFA, Jared BRADLEY, Baptiste CAMINADE, et Théo JOUANNEAU
Prix : De la ville du Festival Tournez Jeunesse de Monistrol sur Loire 2015
Sélection officielle : 29ème Festival du Court Métrage de Vélizy | Urban Film Festival 2016 | 7ème
Festival l’Ombre d’un Court de Jouy-en-Josas

THE Y PROJECT de Jérémie CIEPIELEWSKI et Antoine BORTOLOTTI (2018)

Caractéristiques : Unitaire documentaire (20’)

HOPE – SAISON 1 de Jérémie CIEPIELEWSKI et Antoine BORTOLOTTI (2019)

Caractéristiques : Série documentaire (3×13’)

ARTHUR de Mélanie BONNEAU (2022)

Caractéristiques : Court métrage de fiction (2’)
Avec : Jonas FLAMMANT-CHARVET
Sélection : International Très Court Film Festival

LES STUDIO : UN CINEMA SINGULIER-PLURIEL de Mélanie BONNEAU et Albin BOURGEOIS (2023)

Caractéristiques : Unitaire documentaire (52’)

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POUR SOLLICITER UN RDV : ISABELLE DUCOURNAU
RESPONSABLE – RENDEZ-VOUS D’AFFAIRES & COPRODUCTION FRANCE – CANADA

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SODEC – Gagnants Cours écrire ton court – Édition 100 % région 2023

La SODEC a dévoilé les lauréates et lauréats du concours Cours écrire ton court – Édition 100% région

C’est dans le cadre du festival REGARD 2023 que la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) a remis cette fin de semaine à Saguenay, les trois prix du concours Cours écrire ton court – Édition 100 % région, qu’elle organise en collaboration avec les Rendez-vous Québec Cinéma, le Festival REGARD et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)  

Le grand prix Cours écrire ton court, d’une valeur approximative de 130 000 $, a été décerné à Jeanne Carrière pour son scénario BIGFOOT. Ce grand prix permet un passage accéléré en production et comprend une bourse pour la scénariste gagnante et un soutien en production de la SODEC. Différents services en équipements de tournage et en services de postproduction, juridiques, de diffusion et de consultation sont offerts par les partenaires du concours.  

« Le jury a été particulièrement interpellé par l’écriture cinématographique du scénario et pour l’utilisation originale et mystérieuse de la légende du bigfoot. Le scénario se démarquait aussi par le traitement tout en subtilité de la thématique de la violence conjugale et du trauma, par la qualité des dialogues et par ses personnages hautement attachants », a souligné Johanne Larue, directrice générale du développement et de la production audiovisuelle à la SODEC et présidente du jury final du concours. 

Le prix SARTEC, d’une valeur de 2 000 $, récompensant un scénario francophone qui se démarque par sa qualité, son inventivité et son état d’achèvement, a été remis à Normand Junior Thirnish-Pilot pour Mishta Shipu qui s’est distingué pour l’aspect épique du récit, sa haute charge émotive nuancée par des touches d’humour, le côté à la fois sombre et lumineux du scénario et sa finale magnifique et ouverte.

Le prix Bureau du cinéma de Saguenay, nouveau cette année dans le cadre de l’édition 100 % région, récompense le scénario étant le mieux ancré dans des lieux mettant en valeur la richesse du territoire et mettant de l’avant des personnages marqués par une réalité régionale québécoise distincte. Le prix, d’une valeur de 2 000 $, a aussi été remis à Normand Junior Thirnish-Pilot pour Mishta Shipu en raison de l’incarnation du territoire au cœur même de l’histoire, de sa représentation digne, sublime et ancrée, et de l’utilisation d’une langue qui lui est profondément liée (l’innu-aimun). 

Enfin, tous les finalistes ont reçu un certificat d’une valeur de 350 $ valide à l’achat d’un cours d’introduction ou de perfectionnement offert par L’institut national de l’image et du son (L’inis), le partenaire de formation du concours. 

Un travail d’écriture approfondi avec des scénaristes professionnels

Sept scénaristes étaient en lice pour la finale. Ils ont été sélectionnés parmi les 75 candidatures soumises au concours, provenant de 13 régions administratives du Québec, et ont été accompagnés par des conseillères et des conseillers à la scénarisation professionnels qui les ont guidés vers la rédaction d’une version finale de leur scénario, présentée au jury :  

  • Romy Boutin St-Pierre (Miroir ô miroir), conseillée par Jeanne Leblanc (SARTEC)
  • Nora Burlet (Tant que nous sommes immortelles) conseillée par Duncan McDowall
  • Jeanne Carrière (BIGFOOT), conseillée par Isabelle Pruneau-Brunet (SARTEC) 
  • Simon Chouinard (Pathos), conseillé par Guillaume Lambert (SARTEC)
  • Souley Keïta (À quoi pensais-tu?), conseillé par Sébastien Pilote (SARTEC)
  • Normand Junior Thirnish-Pilot (Mishta Shipu), conseillé par Guillaume Fournier (SARTEC)
  • Yves Whissell (Ça ne dure qu’un temps), conseillé par Eric K. Boulianne (SARTEC)

 

Remerciements

La SODEC remercie chaleureusement la porte-parole du concours, Nellie Carrier, réalisatrice, productrice et lauréate du grand prix Cours écrire ton court de l’édition 2018-2019, le modérateur et animateur du concours, Daniel Racine, journaliste, critique et programmateur, de même que les membres du jury final : Hugo Bossaertdélégué aux relations d’affaires, SODEC; Eli Jean Tahchi, cinéaste et photographe; Zoé Pelchat-Ouellet, réalisatrice et scénariste; Jocelyn Robert, coordonnateur régional, direction de La Fabrique culturelle et des partenariats; Marie-Elaine Riou, coordonnatrice, Bureau du cinéma et tourisme culturel, Promotion Saguenay. 

 

Cours écrire ton court est rendu possible grâce à la collaboration des Rendez-vous Québec Cinéma, du Festival REGARD, de la SARTEC ainsi que de L’inis comme partenaire de formation, avec le soutien de Post-ModerneSLA LocationBande à part audio coop, le cabinet d’avocats Lussier & KhouzamLa Fabrique culturelle de Télé-Québec, et le programme On tourne vert, coordonné par le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ). De nouveaux partenaires s’ajoutent pour l’édition 100 % région : le Bureau du cinéma du SaguenayLa bande Sonimage, Paraloeil et Spira. 

 

À propos de la SODEC

La SODEC a pour mandat de promouvoir et de soutenir le développement des entreprises culturelles au Québec et à l’étranger dans les secteurs de l’audiovisuel, du livre, de l’édition, des métiers d’art, du marché de l’art, de la musique et du spectacle. La SODEC a également le mandat de protéger et de mettre en valeur un parc immobilier patrimonial de 32 immeubles, reflet de l’identité québécoise. 

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Entrevue de Marc Lamothe avec le réalisateur Francis Leclerc qui sera présent au Festival Regard 2023

Entrevue du réalisateur Francis Leclerc

C’est vendredi le 24 mars 2023 à compter de 13 h à la Bibliothèque du Cégep de Chicoutimi que le public pourra assister à un entretien entre Francis Leclerc et Manon Dumais dans le cadre du festival Regard

Une occasion unique de revenir sur le récent succès du long métrage LE PLONGEUR mais aussi sur un parcourt inspirant sur plus de 30 ans! Tout public, entrée gratuite.

Une entrevue de Marc Lamothe pour CTVM.info

Quel a été le premier film québécois qui vous as marqué comme cinéphile?

Je dirais probablement ENTRE LA MER ET L’EAU DOUCE (1967) de Michel Brault. D’une part, j’ai vu un Québec que je n’avais jamais vu ainsi montré à l’écran. J’ai été marqué profondément par les personnages principaux. À la même époque, je consommais beaucoup de courts-métrages de l’Office national du film. J’étais fou de la CinéRobothèque de l’ONF à Montréal. Entre 17 et 19 ans, j’adorais  cet endroit car il faut comprendre qu’avant Internet, ce lieu était une des seules portes d’entrée pour accéder à la production de l’ONF.

À vos débuts, vous réalisez quelques vidéoclip, notamment pour Kevin Parent (Tom WELCH, JEUNE VIEUX GARÇON, TU POURRAS DIRE, FRÉQUENTER L’OUBLI, MAUDITE JALOUSIE et le classique SEIGNEUR). Quel souvenir gardez-vous de ces premiers tournages et qu’y avez-vous appris sur votre métier?

Je fais partie de la génération vidéoclip. C’était à la même époque où les André Turpin, Alain Desrochers, Denis Villeneuve, on était tous dans la même boite (SOMA). C’était dans ma jeune vingtaine, j’en ai fait pendant quatre ans. Ça réellement été mon école de cinéma car je n’ai qu’une mineur en cinéma à Laval mais j’ai appris à manipuler les caméras 16 et le 35 mm. Mon apprentissage s’est construit au contact de Steve Asselin et de Sébastien Allard qui étaient directeurs photos. D’ailleurs j’ai retrouvé l’esprit des tournage de vidéoclips en tournant LE PLONGEUR

 

Vos premières réalisations compte un certain nombre de courts, dont BIENTÔT NOVEMBRE (1995) L’ANGLE MORT D’UNE HIRONDELLE (1996) LE VENT DANS LE DOS (1996), TOKYO MAIGO (1997) et TROTTEUR (2011). Parlez-nous un peu de vos expériences avec ce média?

En gros, mes courts-métrages, je réalisais en parallèle de mes contrats de vidéoclip, donc les deux médias pour moi sont interreliés. J’ai dû tourner 40 vidéoclips et j’ai œuvré sur une bonne quarantaine de courts. Je produisais moi-même mes courts, dès que je réussissais à accumuler 500 ou 1000 $, je l’investissait dans un court métrage. Certains de ces courts ont beaucoup voyagé et ça m’a permis de connaître l’industrie et de me servir de tremplin vers le long métrage. À la même époque, je devais regarder au moins 10 longs métrages par semaine. J’ai mangé du cinéma toute ma vie. J’en mange encore beaucoup…

 

Si l’histoire ne devait retenir qu’un seul de tes courts, lequel choisirais-tu?

Définitivement TROTTEUR (2011). Ce film sortait de nulle part, tourné après mes trois premiers longs. J’étais alors dans une période où je tournais beaucoup de télé. Étrangement, c’est ce court qui m’a redonné le goût de tourner à nouveau vers le long métrage. Il m’a redonné le goût de raconter des histoires! Sur le plan technique, je suis très fier et de mes films, c’est sûrement celui qui a le plus voyagé (environ 80 festivals). TROTTEUR est non seulement mon court le plus abouti mais c’est après avoir tourné celui-ci que j’ai entamé la production de LES PIEDS DANS L’AUBE que j’allais tourner quelques années plus tard.

 

 

Vos sujets semblent très différents d’un film à l’autre, du drame historique (UNE JEUNE FILLE À LA FENÊTRE), l’amnésie (MÉMOIRES AFFECTIVES), la comédie nostalgique  (UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR), la docufiction (PIEDS NUS DANS L’AUBE), le conte fantastique (L’ARRACHEUSE DE TEMPS) et l’adaptation d’un roman à succès (LE PLONGEUR). Quel est le fil conducteur dans votre œuvre au cinéma?

Bonne question, je suis heureux que tu l’aies remarqué. À priori, je dirais que je suis tenté de plonger dans des projets différents, des genres différents. J’aime beaucoup les cinéastes qui réalisent des films foncièrement différents les uns des autres. Un de mes favoris en ce sens est Stanley Kubrick. 2001 L’ODYSÉE DE L’ESPACE et ORANGE MÉCANIQUE n’ont pas grand-chose en commun. J’aime beaucoup Jean-Jacques Annaud aussi où L’OURS est difficilement comparable au film AU NOM DE LA ROSE ou  LA GUERRE DU FEU. Coppola, Scorsese, Lumet, ce sont souvent mes références. Je n’ai pas le gout de faire le même film deux fois. Chaque film a son style. 

 

Si je peux me permettre, au-delà la rigueur esthétique qui le caractérise, pour moi un des liens commun chez Kubrick est qu’il filme souvent l’homme face à lui-même, face à l’espace, face à l’histoire, face à l’éternité… 

Intéressant! C’est un peu ce que j’ai réalisé aussi à force de donner des classes de maitre dans les universités. Tous mes personnages de longs métrages sont seuls à l’écran, ils occupent toute la place, ils sont présents dans chaque plan, toujours à l’écran.  MÉMOIRE AFFECTIVE, c’est Roy Dupuis, UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR, c’est Pierre-Luc Funk, L’ARRACHEUSE DE TEMPS, c’est  Jade Charbonneau et de même avec LE PLONGEUR, c’est Henri Richer-Picard. Disons que je ne suis pas très ‘film chorale’, je suis plutôt du genre à choisir un personnage, peu importe l’âge, et m’y intéresser intensément et de le suivre…  J’aime suivre des personnages uniques.

Est-ce que cette adaptation du roman de Stéphane Larue fut complexe à porter à l’écran? Quels étaient les grands défis d’amener cette histoire dans un autre média?

Comme LE PLONGEUR n’est pas ma première adaptation à l’écran, je savais déjà dans quoi je m’embarquais. C’est un gros roman, certes, mais il y a tellement de références, de scènes et de moments clés  que je savais quoi extirper pour en faire un bon film. Puis pour le scène à scène et les dialogues, je suis allé chercher Érik . Il m’a beaucoup aidé à trouver les fils conducteurs de l’histoire. C’est un processus très agréable. J’ai autant de plaisir et de faciliter à travailler avec Érik que j’en ai eu à travailler avec Fred Pellerin.  Sur ce projet, j’ai fait aussi une belle rencontre avec Stéphane Larue, l’auteur du livre qui nous avait donné carte blanche pour l’adaptation. Il nous permettait de scinder des personnages et changer des scènes. Il nous avait dit « prenez le livre pour ce qu’il est mais faites une histoire que vous lisez». On s’est vite mis d’accord sur ce qui ne devait absolument pas changer. Je pense à l’époque du livre, la restauration, le death métal, le gars de 19 ans au Cégep. À partir de là, on pouvait cibler nos priorités, ce qu’on voulait.  Stéphane restait notre premier référant et notre premier lecteur. Faire du cinéma, c’est une affaire de gang, je suis un gars de gang, j’aime m’entourer de gens qui ont l’esprit ouvert. 

 

 

Est-ce que les récents contacts avec le public, les journalistes et la critique vous ont-ils amené à changer le regard que vous portiez sur le film?  

Je me considère comme très chanceux car pas mal tous mes films ont été relativement bien accueillis tant par la critique que le public, mais je ne te le cacherai pas, c’est toujours stressant de laisser aller quelque chose sur lequel tu travailles depuis quatre ans. Je reçois tellement de beaux messages depuis la sortie du PLONGEUR et ceux qui l’aiment, l’aiment vraiment beaucoup! Pour moi, la grande satisfaction avec ce film est que j’ai réussi enfin à parler aux jeunes dans la vingtaine, chose qui ne m’était pas arrivé depuis UN ÉTÉ SANS POINT NI COUP SÛR. C’était important pour moi car mes enfants sont dans cette tranche d’âge et j’ai tourné ce film un peu pour eux, ou en pensant à eux. 

Quels sont les leçons que vous tirez de la production et du tournage de ce film?

Le long métrage est réellement ce que je préfère faire. Se concentrer sur une ouvre de deux heures durant quatre ans, c’est au final plus inspirant et significatif que la télévision ou la publicité.  À la télé, c’est dix mois de ta vie pour un dix heures de contenu. Le degré d’implication est plus fort dans le long métrage. Ceci dit, j’ai eu de très belles expériences télévisées, par exemple avec LES BEAUX MALAISES, on a eu le chemin libre pour développer un langage pour cette série avec lequel on s’est vraiment amusé. J’aime à croire que j’ai réussi à faire de la télévision significative et pas simplement formaté. La grande différence est que je fais de la télé pour les gens mais du cinéma plus pour moi. 

Quels sont les principaux messages que vous souhaitez communiquer au public présent lors de cette discussion animée par Manon Dumais?

Ces rencontres-là, je les aimes beaucoup mais ne les prépare pas. Je reste à l’écoute du public et de l’animatrice. Je pose donc des questions pour comprendre qui est là et j’adapte mes présentations selon les auditoires. À REGARD, je m’attends à un jeune public dans la vingtaine mais aussi des gens de l’industrie qui est seront de tous âges. J’aime beaucoup Manon Dumais et j’ai confiance en elle pour guider la discussion. Il n’y a pas de grand message à passer, mais simplement si je suis en mesure d’encourager et d’inspirer quelques personnes présentes, ça aura été pertinent. 

 

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MANUEL MATHIEU REMPORTE LE PRIX MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DE LA 41ÈME ÉDITION DU FIFA

Le film « Pendulum » de Manuel Mathieu remporte le Prix Meilleur court-métrage de la 41ème édition du Festival international des films sur l’art

MOTS DU JURY

« Pour son récit authentique, sa palette de couleurs, sa conception sonore et sa musique, nous décernons le prix à Pendulum. Nous avons particulièrement apprécié son utilisation poétique du silence et la façon dont il embrasse le temps non linéaire. Nous avons été touchés par la tangibilité des éléments naturels et avons eu l’impression d’être entraînés dans le film lui-même. Pendulum est resté dans nos mémoires longtemps après la fin du film. » – Jury du FIFA

Premier court-métrage de l’artiste multidisciplinaire haïtien Manuel Mathieu, Pendulum évoque la recherche d’un équilibre entre le passé et le futur incertain des peuples noirs. Une femme gardienne de savoir transporte sur ses épaules son héritage le plus précieux : la libération de son âme. De cet héritage naît une chorégraphie spirituelle où des hommes apprivoisent leur propre liberté tout en faisant face à la complexité de leur humanité. Tel un exorcisme, ils assimilent leur libération sous une pluie de comètes blanches. Que restera-t-il de leur essence ?

Visitez le site du FIFA pour visionner le film en ligne dès demain, 24 mars, via leur abonnement numérique ici.

BIOGRAPHIE DE MANUEL MATHIEU

Manuel Mathieu (né en 1986) est un artiste multidisciplinaire travaillant en peinture, céramique, film et installation. Son art explore les thèmes de la violence historique, de l’effacement et des approches culturelles de la physicalité, de la nature et de l’héritage spirituel. Les intérêts de Mathieu sont en partie empreints de son éducation en Haïti, tout juste après la chute du régime dictatorial des Duvalier, et de son expérience d’émigration à Montréal à l’âge de 19 ans. Il a obtenu un diplôme de maîtrise en beaux-arts à Goldsmiths, Université de Londres. Le Musée des beaux-arts de Montréal, le Power Plant (Toronto) et la Fondation Longlati (Beijing) lui ont consacré des expositions individuelles. Il ouvrira très prochainement une exposition solo à K11 (Shanghai). Le Museum of Contemporary Art North Miami et le Max Ernst Museum (Brühl) présenteront des expositions de Mathieu en 2024 et 2025. Il a remporté le Prix du meilleur court-métrage au Festival international des films sur l’art 2023.

À PROPOS – LA GALERIE HUGUES CHARBONNEAU

La Galerie Hugues Charbonneau est une galerie d’art contemporain basée au centre-ville de Montréal. Par sa programmation d’expositions, elle célèbre le dynamisme culturel et le potentiel novateur des métropoles contemporaines. Elle accompagne les artistes, commissaires d’exposition et collectionneurs autant par le billet d’expositions en ses murs que par des œuvres d’art public, des foires d’art contemporain ainsi que des collaborations avec les musées et biennales.

Au cours des dix dernières années, les collaboratrices et collaborateurs de la galerie ont entre autres exposé à la Biennale de Venise, à la Biennale Dak’Art, au Whitney Museum, au Palais de Tokyo de Paris, au Power Plant et au Musée des beaux-arts de Montréal.

Elle présente les oeuvres de Manuel Mathieu depuis 2019.

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Entrevues de Marc Lamothe de 3 jeunes réalisatrices qui seront présentes au Festival Regard 2023

Deuxième série d’entrevues avec des réalisatrices en prévision du Festival Regard qui débute au Saguenay ce mercredi 22 mars jusquù’au 26 mars 2023

REGARD est un festival qui fait une belle place à la relève locale, notamment avec des programmes tels que Tourner Tout Prix ou 100 % régions. 

Ces deux programmes regroupent 19 courts réalisés cette année par de jeunes réalisateurs et réalisatrices locaux. Nous ajoutons deux courts qui ont su attirer notre curiosité.

Voici donc deux nouvelles entrevues avec des artistes dont vous entendrez sûrement parler. 

Entrevues de Marc Lamothe pour CTVM.info 

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Milikᵘ tshishutshelimunuau

Isabelle Kanapé

 

CTVM– Qu’est-ce que le format court métrage représente pour vous personnellement?

 Isabelle Kanapé — Pour moi le court métrage est un format accessible. Tous mes films ont été réalisés dans le cadre des escales Wapikoni. Les escales Wapikoni Mobile sont des événements qui se déroulent dans les communautés autochtones et avec un studio mobile qui permet à des participants de réaliser divers courts métrages. Très accessible, cet événement m’a permis de vivre en 2013, ma première expérience de réalisation : Caserne 79.  J’y ai beaucoup appris et l’année suivante, j’ai décidé de faire un film sur une fable que j’avais lu sur Internet. Le court métrage est donc la seule option qui m’est disponible à ce moment dans la réalisation de mes films, car tous mes films sont créés avec Wapikoni Mobile.

Pour plus de détails au sujet de Wapikoni Mobile
https://evenementswapikoni.ca/

À titre de jeune réalisatrice, comment avez-vous financer votre production?

 

Isabelle Kanapé — Je me trouve très privilégié d’avoir eu accès à un mentor avec qui la chimie s’est bien passée pour bien percevoir ma vision dans le tournage du documentaire ainsi qu’à l’équipement de l’escale Wapikoni. La procédure d’une escale est que la Roulote (studio Mobile) équipée d’ordinateurs et d’équipements de prise d’image et son, vient dans la communauté et on a accès à tout cet équipement gratuitement. Aussi, on a accès à 2 cinéastes-mentors, une intervenante sociale et quelqu’un de la communauté à la coordination de l’escale. Le seul investissement que ça demande est sans doute le temps, car il faut pouvoir être disponible pour les tournages et j’ai aussi beaucoup participé au montage (étant donné que mon mentor ne parlait pas l’innu).

Faire un film avec Wapikoni Mobile est très sécurisant. D’abord on a accès à des cinéastes qui ont beaucoup d’expérience et de talents. Mais jamais, ils ne vont nous imposer leur vision. Wapikoni Mobile est aussi un organisme qui met de l’avant la souveraineté narrative. Donc, on va nous proposer des façons d’atteindre un but, mais on n’y sera jamais imposé. Alors comme j’étais dans un environnement très sécurisant, je me suis permis de retenter le coup pour un documentaire. Dans cette escale, il y avait déjà beaucoup de fiction en production, alors pour varier un peu, C’était bienvenue bien d’avoir diverses formes de films.

 

Qu’avez-vous voulu exprimer avec votre court?

 

Isabelle Kanapé — Pour être bien honnête, j’ai fait ce film parce que  je  voulais absolument réaliser un autre film! Je n’avais pas d’histoire pour faire une fiction, une fable ou un conte, alors j’ai proposé à mon ami Paul-André Vollant de faire un documentaire sur sa campagne électorale. Pour faire ce choix, on a fait comme on fait presque toujours, on a pris un café et on s’est promené en voiture dans le village pour voir ce qu’on pourrait montrer. À la fin de presque deux heures de « tournaillage » dans le village, on s’est dit qu’on pourrait faire un film avec tous les sujets dont on avait discuté. Le lendemain, je me suis assuré que mon ami était toujours partant avant que j’aille voir l’équipe de l’escale pour leur parler du projet. Et il a dit oui. Après, s’en est suivi les tournages et les discussions avec mon ami. Étant donné le temps que j’avais pour le projet (4 semaines), il aurait été difficile pour moi d’élaborer un script pour ce qu’il y aurait dans le film. C’est au montage, qu’on a pu voir le message qui prenait forme.

Chacun retient ce qu’il veut d’un film, mais moi je crois que mon film a touché beaucoup les gens par l’accès privilégié dans la communauté, du fait que la langue innue a une grande importance, car tous les discours sont en Innu et que les rites sont encore très respectés.

 

Que veut dire Milikᵘ tshishutshelimunuau ?

 

Isabelle Kanapé — Milikᵘ tshishutshelimunuau veut dire « accordez-moi votre confiance ». Il s’agit en fait du slogan de campagne de mon ami Paul-André. Pour moi, que le titre soit Innu va de soi! Malgré que je sais qu’il est difficile à prononcer pour tout le monde (même pour moi parfois), ça me remplit de fierté de voir un titre en langue Innu. Notre langue est menacée, par le français il y a quelques années, mais beaucoup par l’anglais maintenant. Au début du projet, j’ai même pensé ne pas faire de sous-titre. Lorsque Gabrielle (L’intervenante) m’a demandé pourquoi, j’ai fait : – J’sais pas… avec tout mon respect, j’ai appris ta langue moi.. Pourquoi pas toi?  Mais si le film est sous-titré, vous pouvez remercier le gang de Wapikoni, qui était si emballé, par le film, que j’ai décidé de faire des sous-titres en français pour eux et ainsi qu’il comprennent ce que disent les gens dans le film.

Quel aspect du métier vous fascine le plus à moyen ou à long terme? Ou vous projetez-vous dans 10 ans?

 

Isabelle Kanapé — Pour le moment, je suis encore dans la pataugeuse de Wapikoni Mobile, je ne découvre tranquillement les possibilités qui me sont offertes. Disons que pour le moment c’est vraiment pour le plaisir que je fais des films. Je participe présentement à une escale virtuelle avec Wapikoni Mobile qui a été financé par Netflix où on fait l’exercice de faire un scénario et j’y apprends beaucoup et j’espère que bientôt je pourrais parler du projet sur lequel je suis en train de travailler dans cette escale.   Mais j’espère que dans 10 ans j’aurais toujours autant de plaisir à faire ce que je fais.

Quel pourrait être le sujet de votre prochain film?

 

Isabelle Kanapé — En fait, je suis le type de personne qui voit des films à faire dans presque tous sujets qu’on me raconte.  Mais dans le cadre de l’escale Wapikoni en collaboration avec Netflix, je travaille sur une nouvelle pour laquelle j’aimerais beaucoup réaliser une animation. Mais je n’en suis qu’à l’étape de l’idée et d’évaluer les possibilités de réalisation de ce projet.

J’aimerais aussi faire un documentaire sur la langue innue, son histoire, l’écriture, les gens qui travaillent à la garder vivante, les gens qui l’ont appris sur le tard, les gens qui ne l’ont jamais appris et qui voudraient l’apprendre… J’aimerais montrer comment cette lutte pour la survie de notre langue nécessite les efforts de tout le monde.

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NDDJ NOTRE-DAME DE JAMBON

Grace Singh et Sita Singh

Qu’est-ce que le format court métrage représente pour vous personnellement?

Grace et Sita Singh  — Le format court métrage représente un idéal en terme d’exploration formelle et thématique. Nous souhaitions nous lancer dans un projet cinématographique ensemble, en chevauchant nos débuts de carrière artistique. Le court métrage permet de s’amuser avec une idée ou une histoire. C’est un format avec une contrainte de temps parfaite en début de carrière. Avec beaucoup d’ingénuité, il est possible d’aller en profondeur dans une thématique cinématographique. Si nous nous laissons cette liberté d’explorer, il peut alors y avoir un impact important pour la continuité formelle des œuvres à suivre.

À titre de jeune réalisatrices émergentes, comment avez-vous financé votre production?

Grace et Sita Singh  — C’est une très bonne question et nous aimons beaucoup y répondre! Une de nos forces pour ce projet fût définitivement de faire beaucoup avec peu. Nous avons reçu une première bourse de 1000$ de la Société civile des auteurs multimédia pour la pré-production et production. Ce montant symbolique nous à permis principalement de couvrir les frais de subsistance alimentaires durant les 2 jours de tournages pour l’équipe qui nous aidait. Car nous le savons toutes; une équipe bien nourrie est une équipe heureuse! La bourse nous a également permis d’acheter quelques biens pour la direction artistique ou pour la fabrication de matériel utile lors du tournage. Soyons transparentes sur cette information; personne n’a pu être rémunéré pour la production. Nous avons une éternelle reconnaissance de cette participation volontaire de la part de nos amies et de la famille. Sans quoi le film aurait difficilement vu le jour.

Ensuite, pour la post-production nous avons eût des bourses universitaires de Concordia, d’un total cumulatif de 6000$. Cette somme nous à principalement permis de rémunérer notre monteur. Cette tâche représente une partie cruciale de l’oeuvre et ultimement de la création concrète du court métrage. Le reste du financement nous à permis de faire affaire avec un coloriste et d’offrir une rémunération symbolique pour les compositeurs, mixeurs et bruiteurs. Bref, il s’agit d’un film réalisé avec beaucoup d’implication volontaire, mais cette contrainte financière nous a également permis une grande liberté de création.

Qu’avez-vous voulu exprimer avec votre court?

La genèse du projet est une volonté claire de notre part de vouloir créer une représentation diversifiée de la région québécoise. Cette réalité d’être immigrant.e.s (ou de deuxième génération) à la campagne, c’est la réalité de notre père, c’est la nôtre, mais c’est celle de plein d’autres familles immigrantes qui s’établissent en zones rurales. Plus nous mettons l’emphase sur la diversité des expériences, plus nous offrons la possibilité à cette même diversité de se voir représenté à l’écran. Ceci permet ensuite d’ajuster notre conception collective de l’identité québécoise. Nous côtoyons plusieurs familles, qui comme nous, arrivent d’un autre pays pour s’établir au Québec. En constatant que les biais raciaux influencent beaucoup notre perception de «l’autre», et qu’il construit encore les fibres de notre société, nous voulions apporter un portrait lumineux de cette expérience d’être jeune, racialisé et en région. En créant un film subtil qui présente des personnages de régions «atypiques» dans leurs rapports sociaux. Tout en étant consciente du pouvoir qu’ont les médias sur l’imaginaire collectif, ce film était pour nous un hommage, un acte d’humour et d’humanisation de nos réalités.

Comment avez-vous réalisé ce film en mode bicéphale? Qui a fait quoi exactement sur la production?

Grace et Sita Singh  — Notre collaboration a avant tout commencé par l’idéation du projet. Nous avons collaboré de A à Z dans l’écriture du scénario, des bourses et à la coordination des livrables pour notre distributeur Spira. Nous avons une synergie naturelle et des aptitudes complémentaires. Sita est une artiste multidisciplinaire avec une orientation principale en Design. Grace est également artiste multidisciplinaire, avec un focus en Cinéma. Dès le tout début du projet nous savions où se trouvaient nos forces respectives. Sita apporte une méthodologie de travail, un regard aiguisé sur l’esthétisme et la cohérence des idées générées. Pour ce qui est de Grace, sa contribution était dans sa compréhension des rouages cinématographiques, de ses connaissances techniques avec la caméra et de ses notions formelles sur le cinéma.

Nous voyons la force potentielle qu’il y a dans la collaboration et le communautarisme, en cohésion avec notre perception que le geste de partage d’idées et d’inspirations puissent apporter à une co-création. Somme toute, la clé de notre collaboration artistique relève de notre compréhension de nos forces et faiblesses, de notre symbiose naturelle, peut-être un peu empreinte de magie blanche.

 

Quel aspect du métier vous fascine le plus à moyen ou à long terme? Ou vous projetez-vous dans 10 ans?

Grace et Sita Singh  — Ce qui nous fascine avec ce médium artistique c’est la représentation dans les médias, et l’impact que cela peut avoir dans une société et son futur proche. Le cinéma et les médias populaires peuvent servir à la guérison du sentiment d’appartenance à l’identité collective. Nous espérons faire partie de ces nouvelles voix qui participent à la fabrication de la pluralité des identités québécoises. Nous nous projetons dans 10 ans dans un plein épanouissement de nos carrières artistiques, encore dans un esprit de collaborations et à rire à s’en époumoner (si le monde existe encore d’ici 10 ans) (rires)

Quel pourrait être le sujet de votre prochain film?

Grace et Sita Singh  — Nous travaillons présentement sur deux projets qui focalisent encore une fois sur notre communauté. Nous aimerions faire un documentaire sur notre père immigrant et sculpteur en région. Un film style masala, où se joint réalité et esthétisme bollywoodien. Nous nous intéressons aussi aux sujets du sisterhood et sommes en écriture de recherche sur ce sujet qu’est l’auto-représentation. Tout est encore au stade embryonnaire, mais souhaitons accoucher de ces projets d’ici la fin du monde. (encore rires)

 

 

 

 

Une entrevue de Justine Valtier, directrice générale et artistique de la 27e édition du Festival REGARD 

Entrevue avec Justine Valtier, récemment nommée au poste  de directrice générale et artistique du Festival REGARD qui célèbre sa 27e édition 

Une entrevue de Marc Lamothe pour CTVM.info 

Justine Valtier a récemment été nommée directrice générale et artistique de Caravane Films Productions, qui a pour mission de produire REGARD – Festival international du court métrage au Saguenay, ainsi que ses activités dérivées.

Nous avons voulu nous entretenir avec elle et découvrir son parcours ainsi que ses attentes pour cette 27e édition. 

 

CTVM.info — Parlez-nous un peu de ce qui vous branche personnellement à titre de cinéphile ? 

Justine Valtier — Je suis une personne assez obsessionnelle et curieuse. Obsessionnelle, car dès que je découvre un.e cinéaste que j’aime pour diverses raisons, je regarde l’entièreté de ses œuvres, comme cela est arrivé avec Chantal Akerman, Wong Kar wai, Agnès Varda. Ce qui me fascine également, ce sont les films qui sont capables de te bouleverser au point d’en oublier tes repères. Je me souviens du film de Pier Paolo Pasolini, MAMMA ROMA (1962) qui m’avait bouleversé, et en sortant de la projection, je ne savais plus où j’habitais. Ce qui m’interpelle aussi, ce sont les impressions étranges que dégagent les films, comme L’INCONNU DU LAC (2013), d’Alain Guiraudie ou encore PIQUE-NIQUE À HANGING ROCK (1975) de Peter Weir que j’ai découvert il y a quelques semaines. 

 

Vous souvenez-vous de votre première visite au festival Regard ? 

Justine Valtier — Ma première visite à REGARD, je m’en souviens très bien. J’étais encore étudiante à L’UQAC en 2015. J’étais venu en échange scolaire durant ma première maîtrise en art. J’avais trouvé incroyable d’y trouver un festival d’une si grande envergure avec une programmation d’une telle qualité à Chicoutimi, en région. Je sentais que la ville était en ébullition! 

Parlez-nous un peu de votre parcours ? Vous avez été notamment été consultante en gestion et chargée de projet et directrice générale du centre d’artistes le Lobe à Chicoutimi ? 

Justine Valtier — Je suis au Québec depuis 2016, je suis venu en échange en 2015 pour ma première maîtrise en art. J’ai été en école d’Art en France pendant 5 ans, j’ai toujours eu une sensibilité accrue pour l’art, l’histoire de l’art et l’image. Mon histoire personnelle m’a permis de beaucoup voyager depuis mon enfance et j’avais envie de poursuivre ce goût du voyage au Québec tout en développant mon amour pour l’art. J’ai donc décidé de poursuivre mes études et mon sujet de recherche à l’UQAC avec une deuxième maîtrise en art et en développant ma pratique artistique à travers des résidences de création au Québec et à l’international. Après mes études, j’ai eu l’opportunité de donner des charges de cours pendant 4 ans à l’UQAC, en théories et mouvements des arts, et parallèlement, j’ai été directrice générale du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi pendant plus de trois ans. Après mon départ du Lobe, j’ai été contactée comme consultante en gestion et chargée de projets pour une boîte de production, Saint-Fortunat Films à Chicoutimi. Et ce parcours se poursuit aujourd’hui avec beaucoup d’enthousiasme, de curiosité en prenant la direction générale et artistique du Festival REGARD. 

Vous remplacez Marie-Élaine Rioux qui a été à la tête de cet événement pendant une décennie. Diriez-vous que vous êtes dans la continuité de l’ancienne équipe ou vous avez profité de ce changement de direction pour apporter quelques changements à la formule ? 

Justine Valtier — Je dirais que, pour cette année, il y a eu l’intention de poursuivre avec l’équipe en ajoutant progressivement ma propre couleur et expérience. Bien entendu, il y aura des changements qui se feront progressivement, après une belle année d’observation. Mon mandat est de poursuivre le travail et l’implication engagés par les directions précédentes, tout en apportant ma vision artistique. Regard fête ses 27 ans cette année. Quelles sont les grandes valeurs qui transcendent ce long parcours ? Oui 27 ans, c’est incroyable ! Je dirais que les grandes valeurs de REGARD c’est l’audace, l’ouverture d’esprit, la passion du cinéma. L’équipe et le C.A. n’ont pas peur de prendre des risques et de croire au potentiel de chaque personne passionnée. Je pense que c’est une des grandes qualités de REGARD, d’utiliser des routes que tout le monde ne prendrait pas forcément et d’être ancré sur son territoire avec sa communauté tout en étant très ouvert sur l’autre. 

Quels sont vos objectifs et vos grands défis en 2023 ? 

Justine Valtier — Le grand défi, autre que de prendre la direction générale et artistique de REGARD, est de poursuivre le beau travail engagé par les directions précédentes avec autant de passion et d’implication. Les grands défis sont d’offrir une programmation de qualité, de faire rayonner le court métrage, et diffuser l’émergence culturelle. REGARD offre une véritable expérience culturelle, nos objectifs sont d’être toujours aussi créatifs, méticuleux dans notre accueil, surprenants ! Pour beaucoup d’organismes culturels, le défi reste actuellement, le poids de l’inflation avec des augmentations majeures à différents niveaux. Il faut donc trouver des alternatives, des solutions durables pour l’organisme. 

Quels sont vos rapports avec votre comité de programmation ? Est-ce que vous vous impliquez dans le choix des sections, des thématiques, des pays invités ou de certains films ? Vous gardez-vous un droit de veto ? 

Justine Valtier — Étant aussi à la direction artistique, je suis effectivement impliqué dans la programmation. C’est donc un travail de collaboration avec ma directrice de la programmation, Mélissa Bouchard, qui s’est organisée ces derniers mois. L’implication se fait à travers des échanges avec l’équipe de la programmation, un comité ayant des points de vue différents, mais complémentaires, ce qui fait aussi la singularité de REGARD. Notre manière de travailler se fait toujours de façon collaborative, à plusieurs égards. 

 

Votre festival a toujours donné la voix à des groupes plus sous-représentés, notamment les films tournés en région, les films queers et les œuvres féministes. Cette année, vous avez programmé un lot de films autochtones, belle initiative pour un festival allochtone. Que pouvez-vous nous dire de la sélection de ces films ? 

Justine Valtier — Nous avons décidé avec la programmation de revoir l’entièreté de notre calendrier afin de faire de la place pour ajouter plus de films. Ainsi, nous n’avons plus de reprise au sein de notre programmation. Nous poursuivons le REGARD en ligne permettant aux personnes de pouvoir avoir accès à tous les films de la programmation. Cette année, c’est donc plus de 180 films durant le Festival, 10 programmes en compétition officielle, 4 programmes à la compétition parallèle: Americana, 100% région, Tourner à tout prix et le nouveau, Short and Queer. Toujours des programmes thématiques, et deux cartes blanches.

Avec ce nouveau calendrier, REGARD souhaite accroître la compétition parallèle en ajoutant un programme de courts métrages autochtones. Actuellement, en développement, le Festival collabore avec Jess Murwin (artiste queer non binaire et programmeuse d’ascendance mixte autochtone Mi’kmaq et colon) en tant que consultante. Le désir de mettre en place ce programme s’organise dès 2023 en invitant Présence autochtone pour une carte blanche, et en créant un espace de travail sécurisant pour un comité collaboratif issu de communautés autochtones et expert.e.s de l’industrie du cinéma. Le but est d’améliorer les relations avec les cinéastes autochtones et créer de nouvelles opportunités dans le secteur des arts et de la culture.

Parlez-nous un peu de votre volet MARCHÉ DU COURT ? 

Justine Valtier — Notre volet Marché du court permet de combler le manque d’opportunités de diffusion pour les cinéastes, leurs œuvres et leur besoin de se professionnaliser. Le Marché du court offre cette année, un espace de formation concernant des questions autour de l’intimité avec la coordination d’intimité offert par INTImedia, mais aussi avec une formation verte. Le Marché permet un échange entre expert.e.s, s’attardant sur des questions sociétales.

Parallèlement, nous souhaitons aussi offrir un espace où l’on parle de création et de cinéma. Cette année, nous avons une conversation avec Francis Leclerc et une classe de maîtres avec Philippe Falardeau et Martin Léon. Nous offrons bien entendu, des moments singuliers aux professionnel.e.s durant le Festival avec des Petits déjeuners, et des activités telles que La P’tit virée du Bureau du cinéma de Saguenay, en partenariat avec l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) et le Bureau du cinéma de Saguenay où nous organisons une activité aux producteur.trice.s, une p’tite virée en autobus de Chicoutimi à Ste-Rose-du-Nord. Une occasion idéale de mieux connaître les atouts de Saguenay en matière d’accueil et de lieux de tournage. Puis nous poursuivons nos fameux maillages de la SODEC, une belle habitude qui perdure! Cette activité en prévision du prochain dépôt au programme d’Aide à la création émergente de la SODEC, sous la thématique du BINGO. 

 

 

Quelles activités ou projections attendez-vous avec le plus d’impatience ? 

Justine Valtier — Je dirais très rapidement la soirée d’ouverture, le mercredi soir pour sa symbolique, mais aussi le volet Marché du court avec les classes de maîtres avec Philippe Falardeau et Martin Léon. J’ai aussi très hâte à la soirée du vendredi à Jonquière avec notre programme: carte blanche à Présence autochtone et 100% régions. Impatiente de découvrir la remise des prix le dimanche, un moment touchant pour les créateurs.trices mais aussi pour l’équipe de REGARD. Cette dernière journée sera ponctuée par une programmation au volet jeunesse riche et singulière avec Les Grandes vues, avec un premier court métrage en formule ciné-concert, trois premières mondiales, suivie d’un Q&A. Puis surtout impatiente et fébrile de rencontrer les partenaires, les futurs partenaires, collaborateurs.trices ainsi que les créateurs.trices et bien évidemment les festivaliers et festivalières.

 

 

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Nouveautés cette semaine sur TËNK, le cinéma documentaire en ligne, à l’occasion de la 27e édition du Festival REGARD

Tënk vous propose une sélection de trois courts métrages documentaires à l’occasion de la 27e édition du Festival REGARD

À l’occasion de la 27e édition du Festival REGARD qui débute dans quelques jours, Tënk vous propose une sélection de trois courts métrages documentaires ayant marqué l’édition passée du festival. Des oeuvres audacieuses et originales, mettant toujours la forme au service du fond. Célébrez avec nous l’inventivité intarissable du court métrage documentaire et découvrez ces nouvelles voix émergentes qui donnent espoir en l’avenir du cinéma!

Love, Dad

Diana Cam Van Nguyen
13 min, 2021

Une cinéaste retrouve dans une boîte les lettres écrites par son père en prison des années plus tôt. Elle décide de lui répondre.

(Sin asunto)

Guillermo Moncayo
29 min, 2021

Un crocodile du Nil se cache du regard des touristes dans un zoo. Carlos, le gardien, tente de renouer avec sa fille. Un réalisateur souffre de troubles du sommeil. Peu à peu, ces trois histoires se rejoignent.

Rencontre avec Robert Dole

François Harvey
16 min, 2021

Portrait expérimental d’un homme qui se sait aux prises avec la schizophrénie.

Dans Love, Dad, une jeune cinéaste redécouvre les lettres que son père lui écrivait de la prison où il était incarcéré et décide de lui répondre dans l’espoir de reconnecter avec lui et mieux comprendre l’éclatement de sa famille. Un court métrage d’animation virtuose qui allie de manière ingénieuse les textures des lettres écrites à la charge émotionnelle des souvenirs de la jeune femme. Un film né de la nécessité de créer, pour mieux comprendre et se réconcilier.

Les relations filiales sont aussi au centre du fascinant (Sin asunto). Après des années de mutisme, deux pères décident finalement d’adresser leurs regrets à leurs filles tandis qu’un crocodile semble fuir une réalité qu’il ne parvient pas à confronter. Un court métrage qui croise des récits qui ont pour trait commun la mise en lumière du poids des non-dits. À travers la mémoire, les rêves et la fiction, ce court métrage sonde les différentes façons de représenter le passé afin de mieux l’appréhender pour après s’en libérer.

Le projet filmique Rencontre avec Robert Dole cherche à explorer les limites et les possibilités de l’hybridation des processus documentaire et expérimental. Ce court métrage unique donne la parole à Robert Dole qui nous livre son histoire et expose sa vision de la schizophrénie. La rencontre humaine étant au centre de cette exploration du langage filmique, elle trouve écho dans un traitement cinématographique qui explore la matérialité de la pellicule et des bandes magnétiques pour trouver des points de rencontres et de détachements, des espaces résonnant avec la chute et la rédemption du protagoniste.

À PROPOS DE TËNK

Tënk.ca est une plateforme indépendante de diffusion de documentaire d’auteur sur abonnement accessible en ligne partout au Canada. Elle a été lancée au Québec en février 2020 avec la complicité d’une quinzaine de professionnel.le.s du milieu documentaire. Tënk, c’est un festival de films à l’année qui se donne pour mission de renouveler les regards que l’on porte sur le monde par la diffusion d’œuvres fortes et singulières. Tënk a d’abord été créée à Lussas, en France, dans ce que l’on surnomme affectueusement Le Village documentaire. Avec l’arrivée de Tënk au Québec, c’est un véritable réseau de diffusion solidaire qui se crée, pour assurer la diffusion des films documentaires, et les faire voyager !

Pour découvrir Tënk : www.tenk.ca

Page Facebook : facebook.com/tenk.ca

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SPIRA au Festival REGARD : Trois courts en sélection officielle

SPIRA au Festival REGARD avec trois courts en sélection officielle dont deux en première mondiale

SPIRA est heureux d’annoncer la sélection de trois courts métrages sous son aile à la 27e édition du Festival REGARD, qui se tiendra du 22 au 26 mars à Saguenay. Les cinéphiles pourront découvrir en première mondiale les films Cherry de Laurence Gagné-Fecteau et C’est dangereux la mort, ça pourrait faire mal de Mariane Béliveau. La docufiction NDDJ (Notre-Dame-du-Jambon) de Grace D. Singh et Sita Singh sera également au programme cette année.

Présenté en compétition officielle, Cherry de Laurence Gagné-Frégeau trace le portrait de Marie-Lise Chouinard, une femme radieuse empreint d’une vivacité contagieuse. Fruit de la résilience, de l’amitié et de l’espoir, Cherry est aussi un hommage à cette humoriste et autrice, emportée par le cancer à l’automne à l’âge de 36 ans.

C’est dangereux la mort, ça pourrait faire mal de Mariane Béliveau, présenté dans le programme thématique Les stupéfiants, s’intéresse à trois trajectoires marquées par une expérience commune : celle de l’injection comme mode de consommation. Les voix de Maryse, Lyon et Marianne révèlent leur rapport à cette pratique et plongent le spectateur dans l’univers sensoriel qui la caractérise.

Présenté en compétition 100% région, NDDJ (Notre-Dame-du-Jambon) de Grace D. Singh et Sita Singh suit deux frères élevés dans un environnement marginal, qui trouvent avec créativité des façons d’occuper le temps. Le film est une ode au pouvoir de la réalité et de la fiction, à l’amitié fraternelle et à la région québécoise.

EN COMPÉTITION OFFICIELLE 

CHERRY de Laurence Gagné-Frégeau

Documentaire. Québec, Canada. 2023. 23 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Production : Laurence Gagné-Frégeau

Info et horaire

EN COMPÉTITION 100% RÉGION 

NDDJ (NOTRE-DAME-DU-JAMBON) de Grace D. Singh et Sita Singh

Docufiction. Québec, Canada. 2022. 18 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Production : Grace D. Singh et Sita Singh

Bande-annonce : vimeo.com/768217610

Info et horaire

EN SÉLECTION – PROGRAMME THÉMATIQUE : LES STUPÉFIANTS 

C’EST DANGEREUX LA MORT, ÇA POURRAIT FAIRE MAL de Mariane Béliveau

Documentaire. Québec, Canada. 2023. 19 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Production : Les Films de l’Autre

Info et horaire

À propos de SPIRA

SPIRA est une coopérative vouée au cinéma indépendant basée dans la ville de Québec et active depuis plus de 45 ans. Son principal mandat est de soutenir la production et la distribution de films, qu’il s’agisse de courts ou de longs métrages. Une trentaine d’œuvres voient le jour chaque année grâce à ses programmes de soutien à la création, dont celui, très populaire, de location d’équipement. SPIRA distribue également des œuvres documentaires et de fiction sur les différents marchés au Canada et à l’étranger : festivals, salles de cinéma, télévision, Web, etc.

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Travelling : neuf films présentés à REGARD

Travelling est fière de participer à la 27e édition du Festival REGARD avec la présentation de neuf courts métrages de son catalogue

On y retrouvera trois films présentés en première mondiale, soit Jusqu’à ce que tu meures, Virga et À mort, le bikini!, sélectionné dans la section jeunesse. Nu sera quant à lui présenté en première québécoise. Les cinq autres films sont sélectionnés en compétition. An Avocado Pit sera des compétitions internationale et parallèle, alors que La théorie LauzonNuit blondeNotes sur la mémoire et l’oubli et Oasis feront partie de la compétition nationale.

EN PREMIÈRE MONDIALE

JUSQU’À CE QUE TU MEURES de Florence Lafond (Production : La Créative)

Au petit matin, Xavier rentre pour retrouver sa blonde Léa dans leur lit. C’est la première fois qu’il découche depuis qu’ils ont décidé d’être en couple ouvert. S’ils espèrent fort aider ainsi leur couple, ils le poussent peut-être plutôt à sa fin…

En compétition nationale | Mercredi 22 mars à 19 h

Québec, Canada. 2023. 18 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

VIRGA de Jean-François Leblanc (Production : Unité Centrale)

Pascal s’imagine le pire en lisant la publication de Jérémy, un ancien camarade de classe. Il alerte aussitôt la police, persuadé que Jérémy s’apprête à s’attaquer à d’ex-collègues de travail. Convaincu que la police n’agira pas, Pascal décide d’aller lui-même à la rencontre du jeune homme.

En compétition nationale Vendredi 24 mars à 19 h

Québec, Canada. 2023. 24 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

À MORT, LE BIKINI! de Justine Gauthier (Production : Colonelle Films)

Lili, jeune fille dégourdie de 10 ans, s’est toujours baignée torse nu. Lorsque ses parents lui imposent le haut de bikini pour une sortie aux glissades d’eau, elle se révolte : pourquoi cacherait-elle son torse plat alors que ses amis, tous des garçons, n’ont pas à le faire?

En compétition jeunesse Dimanche 26 mars à 13 h 30

Québec, Canada. 2023. 17 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

EN PREMIÈRE QUÉBÉCOISE

NU de Olivier Labonté LeMoyne (Production : UGO Média)

Un jeune couple de vingtenaires sans histoire trouvent un endroit intime où garer leur voiture et s’aimer loin des regards indiscrets. Du moins c’est ce qu’ils croient… À la fois cocasse et inquiétant, poétique et sensuel, Nu emploie brillamment le genre pour raconter le flirt vertigineux avec l’inconnu lorsqu’on sort de sa zone de confort en essayant de plaire à l’autre.

En compétition nationale | Vendredi 24 mars à 19 h

Québec, Canada. 2022. 14 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Bande-annonce : vimeo.com/758162985

AUTRES FILMS EN COMPÉTITION

AN AVOCADO PIT (Um caroço de abacate) de Ary Zara (Production : Take It Easy Films)

Larissa, une femme trans, et Cláudio, un homme cisgenre, se rencontrent une nuit dans les rues de Lisbonne. Deux personnes, de deux mondes, dansant leurs différences jusqu’au petit matin. Ce premier film du cinéaste portugais Ary Zara vient de remporter deux prix à Clermont-Ferrand (Prix Queer Métrage, Prix du jury jeunesse).

En compétitions internationale et parallèle Short & Queer | Vendredi 24 mars à 19 h 30 et à 21 h

Portugal. 2021. 20 minutes. Version originale en portugais, avec sous-titres français

Bande-annonce : vimeo.com/699508689

LA THÉORIE LAUZON de Marie-Josée Saint-Pierre (Production : Peripheria)

Marie-Josée Saint-Pierre (Jutra, Oscar, Ta mère est une voleuse) signe un film hybride qui repousse les limites de la représentation biographique, narré par Gilbert Sicotte. 25 ans après le décès soudain de Jean-Claude Lauzon, la cinéaste trace un portrait énigmatique de ce mouton noir du cinéma québécois.

En compétition nationale | Mercredi 22 mars à 19 h

Québec, Canada. 2022. 15 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Bande-annonce : vimeo.com/712219914

NUIT BLONDE de Gabrielle Demers (Production : Cinquième maison)

Le film suit Victor, un jeune homme qui ne se plaît pas dans sa résidence pour adultes autistes. Pour éviter la disco du vendredi, il sort faire une marche dans le quartier et tombe sur un jeune prostitué. Le film a remporté la mention Denis Villeneuve au Gala Prends ça court! 2022.

En compétition parallèle Short & Queer | Vendredi 24 mars à 19 h 30 et à 21 h

Québec, Canada. 2022. 16 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Bande-annonce : vimeo.com/734893551

NOTES SUR LA MÉMOIRE ET L’OUBLI de Amélie Hardy (Production : Club Vidéo)

Entre le documentaire et la fiction, ce film d’Amélie Hardy (Train Hopper) est une adaptation d’un essai de Rafaële Germain, narré par Alexa-Jeanne Dubé. Le film nous amène à réfléchir à l’archivage que nous faisons de nous-mêmes et aux traces que nous laissons.

En compétition nationale | Vendredi 24 mars à 21 h

Québec, Canada. 2022. 8 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Bande-annonce : vimeo.com/742447967

OASIS de Justine Martin (Production : Déjà Vu)

Cette première œuvre de Justine Martin s’intéresse aux jumeaux Raphaël et Rémi qui voient leur relation s’effriter alors que l’un d’entre eux, atteint d’un handicap de plus en plus marqué, reste prisonnier de l’enfance. Un film d’été doux-amer dont la direction photo est à couper le souffle. Il a été sélectionné à Clermont-Ferrand, IDFA et DOK Leipzig.

En compétition nationale | Samedi 25 mars à 19 h

Québec, Canada. 2022. 16 minutes. Version originale en français, avec sous-titres anglais.

Bande-annonce : vimeo.com/745934652

DE NOMBREUX PRIX POUR TRAVELLING

Le récent mois a apporté beaucoup de fierté au distributeur, alors que nombreux films de son catalogue ont été récompensés. Lors du Gala Prends ça court!32 prix ont été remis à 13 films distribués par TravellingNanitic (Carol Nguyen), À mort, le bikini! (Justine Gauthier), Un trou dans la poitrine (Alexandra Myotte et Jean-Sébastien Hamel) sont lauréats de cinq prix. Les Rois (Olivier Côté), Le temple (Alain Fournier) et Faire un enfant (Eric K. Boulianne) sont repartis avec trois prix, Jusqu’à ce que tu meures (Florence Lafond) et Nu (Olivier Labonté LeMoyne) avec deux prix. Danny Greenwood T Laid (Guillaume Laurin), Virga (Jean-François Leblanc), Ofranda (Vjosana Shkurti), Notes sur la mémoire et l’oubli (Amélie Hardy) et Ditch (Nellie Carrier), ont chacun gagné un prix.

Parallèlement, les Rendez-vous Québec Cinéma ont attribué le prix du Meilleur court métrage documentaire présenté par Hydro-Québec à Oasis de Justine Martin.

À propos

Depuis 2007, Travelling, les films qui voyagent est un pionnier dans la distribution et la mise en marché de courts métrages, tant au Québec qu’à l’international. Représentant un catalogue de plus de 200 titres dont Brotherhood (nommé aux Oscars), No Crying At The Dinner Table et Mutants, en plus de récolter chaque année des centaines de sélections et de prix dans les festivals à travers le monde, Travelling s’est fait un nom dans l’industrie comme un acteur incontournable. Travelling se veut un creuset pour le talent et les nouvelles voix cinématographiques, un allié qui permet aux cinéastes de se consacrer à ce qu’ils font de mieux : des films.

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Nouveautés cette semaine sur TËNK, le cinéma documentaire en ligne

Cette semaine, Tënk vous invite à prendre le large et à faire escale le long du fleuve Saint-Laurent, cet incontournable de l’histoire passée et actuelle du Québec

Il en est la colonne vertébrale, tant au niveau géographique que symbolique. Il structure notre espace et notre imaginaire. L’Escale de programmation Nous, le fleuve propose de cartographier, questionner et rêver notre relation au Saint-Laurent, ce gigantesque et majestueux corridor maritime, source intarissable de vie, qui fascine et inspire depuis toujours.

Une programmation imaginée en collaboration avec Jean-Philippe Catellier, responsable de programmation chez Paraloeil, organisme basé à Rimouski ayant pour mission de soutenir l’émergence d’une culture de production et de diffusion de cinéma d’auteur dans la région du Bas-Saint-Laurent.

Nous, le fleuve

Le fleuve aux grandes eaux

Frédéric Back
24 min, 1993

Un court film animé retraçant l’histoire du Magtogoek – ainsi nommé par les Algonquins – et plus connu de nos jours sous le nom du fleuve Saint-Laurent.

Du grand large aux Grands Lacs

Jacques-Yves Cousteau
& Jacques Gagné
96 min, 1982

Le commandant Cousteau et son équipe évaluent ce qui a changé sur les rivages et sous les eaux du fleuve St-Laurent après quatre siècles d’occupation intensive par les humains.

Commençons le voyage en (re)visitant des œuvres cultes qui racontent l’histoire du fleuve et qui auscultent son périlleux territoire. Tout d’abord, Le fleuve aux grandes eaux, du grand cinéaste d’animation Frédéric Back, synthétise le récit naturel et historique du Magtogoek, comme l’appelaient à l’origine les Algonquins. À travers l’histoire de ce géant tranquille, ce court film animé rend hommage à tous les fleuves du monde et appelle à leur préservation.

Ensuite, qui de mieux pour nous guider sur cette glorieuse route fluviale que le célèbre commandant Jacques-Yves Cousteau et son équipage? Du grand large aux Grands Lacs nous fait parcourir le fleuve Saint-Laurent de long en large, explorer ses profondeurs autant que voler au-dessus de son lit. Ce périple à bord du célèbre Calypso nous permet de saisir la portée physique du fleuve autant que son caractère orageux, dévoilant l’histoire du fleuve et de ses habitant.e.s composée aussi de tempêtes et de naufrages.

Bermudes (Nord)

Claire Legendre
71 min, 2018

Environ 200 habitant.e.s vivent sur l’île d’Anticosti, connue pour ses naufrages et ses disparitions. Qui sont ceux et celles qui viennent vivre ici aujourd’hui?

À perte de vue

Sarah Salem & Marie-Chloé Racine
34 min, 2020

À travers la voix de jeunes insulaires, ce film aborde la disparition qui guette les Îles-de-la-Madeleine, causée par les changements climatiques.

Bermudes (Nord) de Claire Legendre vient placer le fleuve dans une perspective de découverte et d’inconnu pour celui ou celle qui s’aventure en ses contrées les plus éloignées. Sur l’île d’Anticosti vivent environ 200 habitant.e.s, des naufragé.e.s modernes qui ont décidé de quitter la vie urbaine pour s’isoler loin de tout. Un très beau film qui donne la parole à ceux et celles pour qui le fleuve rime avec isolement et espaces sans concession.

Dans À perte de vue, le fleuve, devenu golfe, entoure les îles de la Madeleine et menace de les inonder à tout jamais. De jeunes Madelinots réfléchissent à voix haute sur les dangers qu’engendrent les changements climatiques. Les forces de la nature apparaissent ici beaucoup plus grandes que celles des hommes. Un portrait doux-amer qui vise juste en prenant le temps de saisir le quotidien, les espérances et les rêves de la jeune génération.

Archipel

Félix Dufour-Laperrière
72 min, 2021

Une oeuvre animée au dessin libre et à la langue précise, qui dit et rêve un lieu et ses habitant.e.s, pour dire et rêver un peu du monde et de l’époque.

Concluons cette escale avec Archipel, film hybride qui mêle les images documentaires aux images animées, articulant un territoire physique, imaginaire, langagier, politique. Ici, le fleuve semble n’avoir pas dit son dernier mot. Qui en seront les prochains navigateur.trice.s, les prochain.e.s naufragé.e.s, les prochains à dire « nous » ? Un film-poème nous rappelant avec panache tout les possibles du cinéma.

À PROPOS DE TËNK

Tënk.ca est une plateforme indépendante de diffusion de documentaire d’auteur sur abonnement accessible en ligne partout au Canada. Elle a été lancée au Québec en février 2020 avec la complicité d’une quinzaine de professionnel.le.s du milieu documentaire. Tënk, c’est un festival de films à l’année qui se donne pour mission de renouveler les regards que l’on porte sur le monde par la diffusion d’œuvres fortes et singulières. Tënk a d’abord été créée à Lussas, en France, dans ce que l’on surnomme affectueusement Le Village documentaire. Avec l’arrivée de Tënk au Québec, c’est un véritable réseau de diffusion solidaire qui se crée, pour assurer la diffusion des films documentaires, et les faire voyager !

Pour découvrir Tënk : www.tenk.ca

Page Facebook : facebook.com/tenk.ca

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Animé par Guillaume Cyr, le 19e Gala Prends ça court! dévoile ses lauréats

Le 19e Gala Prends ça court! a dévoilé ses lauréats, jeudi soir à la Cinémathèque dans une atmosphère très festive 

La Coupe du Court décernée à INVINCIBLE de Vincent René-Lortie

Le Prix « Coup de Cœur » Denis Villeneuve remis à SIMO d’Aziz Zoromba

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C’est jeudi soir le 2 mars à la Cinémathèque Québécoise, lors d’une soirée animée par Guillaume Cyr, que le Gala Prix Prends ça court! a dévoilé les lauréats de sa 19e édition. Tout au long de ce rendez-vous festif dédié aux artistes et aux artisans du court-métrage québécois, pas moins de 65 personnalités du milieu du cinéma et de la télévision se sont relayées au micro pour présenter l’un des 71 Prix remis aux 63 films en lice cette année.
Au total, ce sont plus de 300, 000$ qui ont été remis en argent et en service aux lauréats. Le jury, composé de 12 personnalités de l’industrie, a décerné la Coupe du Court MELS au court métrage INVINCIBLE de Vincent René-Lortie. Cette année, le Prix « Coup de Cœur » Denis Villeneuve a été remis par le cinéaste à SIMO de Aziz Zoromba.
La Coupe du Court – MELS décernée à Vincent René-Lortie pour INVINCIBLE
C’est le réalisateur Vincent René-Lortie qui remporte la Coupe du Court décernée par MELS de cette 19e édition pour INVINCIBLE. Inspiré d’une histoire vraie, Invincible revient sur les dernières 48 heures de la vie de Marc-Antoine Bernier, un jeune garçon de 14 ans qui se retrouve confronté à son besoin criant de liberté. Le film s’est aussi vu récompenser du Prix CINELUME, du Prix OBJECTIF 9 et du Prix UNION DES ARTISTES pour la performance de Léokim Beaumier-Lépine dans le rôle principal. 

Le Prix « Coup de Cœur » Denis Villeneuve remis à SIMO de Aziz Zoromba
La 19e édition du Gala Prix Prends ça court! a vu Denis Villeneuve remettre le Prix « Coup de cœur », d’une valeur de 25,000$ en argent. De retour pour la deuxième fois, le réalisateur a choisi SIMO de Aziz Zoromba pour son Prix « Coup de cœur », parmi les 63 films en sélection. 
Danny Lennon et Guillaume Cyr, animateur du 19e Gala Prends ça court !
Les lauréats de la 19e édition 
Pour cette 19e édition, le Jury a remis 71 Prix d’une valeur de 300,000$ en argent et services aux lauréats suivant :  
Prix SPIRA 
LAY ME BY THE SHORE de David FINDLAY
Prix NETFLIX CANADA 
LE TEMPLE de Alain FOURNIER
Prix LA BANDE SONIMAGE  
ZUG ISLAND de Nicholas LACHAPELLE
Prix GRANDÉ STUDIOS  
SIMO de Aziz ZOROMBA
Prix SARTEC 
FAIRE UN ENFANT de Éric K.BOULIANNE
Prix CASTING VTB / GIRALDEAU CASTING / MARIE-CHARLOTTE AUBIN CASTING : 
NANITIC de Carol NGUYEN
Prix VOYELLES FILMS 
DINOSAURIA, WE de Maxime-Claude L’ÉCUYER
Prix ARRQ
LES ROIS d’Olivier CÔTÉ
Prix LES TYMPANS MASQUÉS 
NU de Olivier LABONTÉ-LEMOYNE
PRIX CINÉLANDE / POST430 
JOIE DE VIVRE de Dada
Prix UNION DES ARTISTES 
Interprétation masculine : Léokim BEAUMIER-LÉPINE de INVINCIBLE
Interprétation féminine : Marie-France MARCOTTE de LA GUÊPE
Mention spéciale ATTENTION TALENT! : Valérie TELLOS de ENTRE-DEUX
Prix ATTRACTION 
PRINTEMPS de Sébastien DUGUAY
Prix CINELUME 
INVINCIBLE de Vincent RENÉ-LORTIE
Prix ACIC-ONF 
SUMMER NIGHTS de Virgile RATELLE
Prix OTTOBLIX / UNITÉ CENTRALE 
UN TROU DANS LA POITRINE de Alexandra MYOTTE et Jean-Sébastien HAMEL
Prix TÉLÉFILM CANADA 
ENTRE-DEUX de Clara PRÉVOST
Prix SODEC 
TRAVELLING DISTRIBUTION pour À MORT LE BIKINI! de Justine GAUTHIER
Prix SLA LOCATION 
JUSQU’À CE QUE TU MEURES de Florence LAFOND
Prix MICRO_SCOPE 
NANITIC de Carol NGUYEN
Prix ART ET ESSAI 
VIRGA de Jean-François LEBLANC
Prix GLOBALEX
CHASING BIRDS de Una LORENZEN
Prix FONDS BELL 
À LA VIE À L’AMOR d’Emilie MANNERING
CARNAVAL de Justine MARTIN
Prix FIP
À MORT LE BIKINI! de Justine GAUTHIER
LES ROIS d’Olivier CÔTÉ
Prix AQTIS 
DINOSAURIA, WE de Maxime-Claude L’ÉCUYER
Prix BFL CANADA 
MAMITA de Luis MOLINIÉ
Prix LES COPAINS DU SON
UN TROU DANS LA POITRINE d’Alexandra MYOTTE et Jean-Sébastien HAMEL
Prix DGC
LAY ME BY THE SHORE de David FINDLAY
Prix ACCT 
PUAMUN de Josée BENJAMIN
Prix LOCATION EVS 
LA TRILOGIE DES TÊTARDS de Léonard GIOVENAZZA
Prix ECO-LOCATION
BONNE FÊTE LE DÉSORDRE! de Jean-Martin GAGNON
Prix ROYAL PHOTO 
JUSQU’À CE QUE TU MEURES de Florence LAFOND
LA REINE DES PUNKS d’Ara BALL
À LA FONTAINE de Philippe BERTHELET
AU BOUT DU MONDE de William PAGÉ
Prix SCARA-B 
OSKAR de Max VANNIENSCHOOT
Prix VITAL PRODUCTIONS  
MAMITA de Luis MOLINIÉ
Prix RÉALISATRICES ÉQUITABLES
LE HAUTBOIS ACCORDE L’ORCHESTRE de Charlotte CLERK
Prix MICROCLIMAT FILMS 
NANITIC de Carol NGUYEN
Prix CHASSEURS FILMS 
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix L’INIS 
SUMMER NIGHTS de Virgile RATELLE
SOUP IS GOOD FOOD d’Alexandre THERIAULT
Prix MAISON 4:3 
LE TEMPLE d’Alain FOURNIER
Prix COORDINATION D’INTIMITÉ QUÉBEC 
À LA VIE À L’AMOR – Emilie MANNERING
Prix RAYNAULT VFX 
PROGRAMME D’UTILISATION DES PATIENTS STANDARDISÉS de Yan GIROUX
Prix TRAVELLING DISTRIBUTION 
TSKALTUBO de Toby ANDRIS CAYOUETTE
Prix H264 DISTRIBUTION 
SUMMER NIGHTS de Virgile RATELLE
Prix UNIS TV
À MORT LE BIKINI! de Justine GAUTHIER
FAIRE UN ENFANT d’Éric K.BOULIANNE
UN TROU DANS LA POITRINE d’Alexandra MYOTTE et Jean-Sébastien HAMEL
Prix Ô QUAI DES BRASSEURS
LE TEMPLE d’Alain FOURNIER
Prix CINEGROUND
LA TRILOGIE DES TÊTARDS de Léonard GIOVENAZZA
Prix VVS FILMS
​​NU d’Olivier LABONTÉ-LEMOYNE
Prix ROMEO 
À MORT LE BIKINI! de Justine GAUTHIER
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix PARCE QUE FILMS / STUDIO NOTRE-DAME / VI IMPORTATEURS
ZUG ISLAND de Nicholas LACHAPELLE
Prix MAX MÉDIA FILMS
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix OBJECTIF 9
INVINCIBLE de Vincent RENÉ-LORTIE
Prix CAMERA OSCURA 
CINQ OCTOBRE de Lili LABELLE
Prix LE FOYER FILMS
LES ROIS d’Olivier CÔTÉ
Prix LA WATCH / FCIAT 
JOIE DE VIVRE de Dada
Prix EL TORO STUDIO
UN TROU DANS LA POITRINE d’Alexandra MYOTTE et Jean-Sébastien HAMEL
Prix COURONNE NORD / GROLEAU D’OR 
NANITIC de Carol NGUYEN
Prix NEMESIS FILMS 
ZUG ISLAND de Nicholas LACHAPELLE
Prix POST MODERNE /CINÉMA MODERNE 
LAY ME BY THE SHORE de David FINDLAY
Prix PARALOEIL
SOUP IS GOOD FOOD d’Alexandre THERIAULT
Prix AQCC 
UN TROU DANS LA POITRINE d’Alexandra MYOTTE et Jean-Sébastien HAMEL
Prix OUTPOST MTL 
PACIFIC BELL de Sandrine BÉCHADE
Prix COLONELLE FILMS  
Alexandre NOUR DESJARDINS – D.O.P INVINCIBLE, SIMO, PRINTEMPS, NANITIC
Prix JUSTE POUR RIRE 
NOTES SUR LA MÉMOIRE ET L’OUBLI d’Amélie HARDY
Prix LES FILMS OPALE 
À MORT LE BIKINI! de Justine GAUTHIER
Prix DISTILLERIE DU QUAI 
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix RAY-ON 
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix GRANDÉ STUDIOS
SIMO d’Aziz ZOROMBA
Prix AQPM 
CINQUIÈME MAISON pour DITCH de Nellie CARRIER

Les membres du jury 
Comme chaque année, cette édition est soutenue par de nombreux membres de l’industrie. Parmi eux, 12 personnalités du milieu cinématographique étaient chargées de visionner les 63 films en compétitions et de remettre à leurs équipes les nombreux prix de la soirée. Cette année, le jury est composé de: Catherine Benoit Agente de développement (Musée de la Civilisation, Québec);  Louis Carrière Comédien (Piscine Pro); Marilyn Cooke Réalisatrice (Pas de fantômes à la morgue); Kelly Depeault Comédienne (Noémie dit oui); Lévi Doré Comédien (Chouchou); Patrick Doyon Réalisateur (Dimanche); Pier-Luc Funk Comédien (Bye Bye);Steve Laplante Comédien (Viking); Francis Ouellette Auteur et Distributeur (Mélasse de fantaisie); Devi Julia Pelletier Comédienne (Les bracelets rouges); Isabelle Sullivan Directrice de la programmation (Crave) et Stéphanie Weber-Biron Directrice de la photographie (J’ai tué ma mère).

Remerciements
Prends ça court! tient à remercier ses précieux partenaires : L’Académie Canadienne du Cinéma et de la Télévision, L’ACIC, L’ONF,  L’Agence Claude Girard, Air Canada, L’AQCC, AQPM, L’AQTIS 514 AIEST, L’ARRQ, Art Et Essai, Attraction, Brother Merle, Camera Oscura, Casting VTB, Chasseurs Films, Cineground, Cinélande, Cinelume, Cinema Moderne, Club Video, Colonelle Films, Coordination D’intimité Québec, Couronne Nord, CTVM, Directors Guild of Canada, Eco-Location, El Toro, EVS Location, FIP, Foyer Films, Giraldeau Casting, Globalex, H264 Distribution, Juste Pour Rire, Knapper, La Bande Sonimage, La Brasserie La Mouche, La Distillerie, La Sartec, La Watch, Le BCTQ,  Le FCIAT, Le Fonds Bell, Les Copains du Son, Les Films Opale, Les Tympans Masqués, L’INIS, Maison 4:3, Marie-Charlotte Aubin Casting, Max Films Média, MELS, Metafilms, Micro_scope, Microclimat, Ministre de la Culture, MTL Grandé, Nemesis Productions, Netflix, Objectif 9, Ottoblix, Outpost, Paraloeil, Parce Que Films, Post Moderne, Post430, PRIM, Raynault VFX, Ray-On, Real by Fake, Réalisatrice Équitables, Repaire, Rodeo Fx, Romeo & Fils, Royal Photo, Sartec, Scara B, Sla Location, Spira, Studio Notre-Dame, Telefilm Canada, L’Union Des Artistes, Unis.TV, Unité Centrale, UQAM, Vans  »off The Wall », VI Importations, Vital Productions, Voyelles Films et VVS Films. 
Présentée par Dans ta face! en collaboration avec L’INIS et Québec Cinéma, la 19e édition du Gala Prix Prends ça court! a eu lieu dans le cadre des 41e Rendez-vous Québec Cinéma, le jeudi 2 mars à la Cinémathèque Québécoise. 

19e Gala Prends ça court – Guillaume Cyr et Steve Laplante nous parlent de leur passion pour le court métrage

ENTREVUE – Guillaume Cyr et Steve Laplante nous parlent de leur passion pour le court métrage

Les RVCQ présentent ce jeudi 2 mars le 19e gala du court-métrage, le Prix Prends ça court à la Cinémathèque québecoise !

Fondé par Danny Lennon, PRENDS ÇA COURT ! est à l’avant-garde de la diffusion du court métrage au Québec depuis bientôt 20 ans.  Cette année, le jury se compose d’une douzaine de personnalités du milieu cinématographique qui ont visionné les 63 films en compétition.

Marc Lamothe a eu le plaisir de réaliser une entrevue duplex avec Guillaume Cyr, animateur du 19e gala Prends ça court ! et ancien membre du jury et Steve Laplante, membre du jury de cette 19e édition.

 

 

CTVM.info — Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser au cinéma ?

Guillaume Cyr — Dès l’enfance, j’enregistrais tous les films qui passaient à la télé et je classais mes cassettes VHS avec des numéros.

Steve Laplante — Très jeune. Mon plus vieux souvenir du cinéma c’est E.T. de Spielberg.

 

Quel est le premier film québécois avec lequel vous êtes tombé en amour ?

Guillaume Cyr — Au Cégep, mon prof de cinéma nous a fait regarder LES ORDRES. Encore dans mon Top 3 aujourd’hui.

Steve Laplante — La toute première version de ELVIS GRATTON. Je ne comprenais pas tout, mais ce personnage me fascinait.

 

Quels sont les réalisatrices et réalisateurs québécois qui vous branchent actuellement ?

Guillaume Cyr — C’est difficile de passer à côté de Sophie Dupuis, ainsi que Jeanne Leblanc, Sophie Desraspe et Anne Emond.

Steve Laplante —  J’ai eu la chance de travailler avec Stéphane Lafleur et Monia Chokri dernièrement. Leur univers respectif m’impressionne énormément.

Avez-vous toujours été intéressé par le métier d’acteur ? 

Guillaume Cyr — Oui Toujours. Ou du moins, dès que j’ai vu une pièce de théâtre en secondaire trois. J’ai tout de suite su.

Steve Laplante —  Je n’avais aucune idée quoi faire honnêtement. Si ça n’avait pas fonctionné comme acteur, je serais peut-être devenu professeur.

Est-ce que vous regardez beaucoup de courts métrages québécois ? Si oui, quels réalisateurs suivez-vous actuellement ?

Guillaume Cyr – Oui, j’en regarde, mais il y en a trop, je ne peux pas m’arrêter à un réalisateur en particulier. Mais si j’ai à faire l’exercice, dernièrement j’ai vu un court réalisé par le scénariste Eric K. Boulianne et j’ai été renversé.

Steve Laplante —  J’aimerais en voir beaucoup plus. Un des courts métrages qui m’a beaucoup impressionné dernièrement est SIMO de Aziz Zoromba.

Avez-vous joué dans des courts métrages? Si oui, parlez-nous un peu de deux ou trois belles expériences ?

Guillaume Cyr — Oui beaucoup. Je garde de précieux souvenirs de ma rencontre avec Jeanne Leblanc sur son court UNE NUIT AVEC TOI. Ou encore ma découverte de Lawrence Coté-Collins dans son film SCORE.

Steve Laplante —  Oui. J’ai tourné dans huit films. Chacun des tournages est une expérience en soi. 

Quel est l’importance du format court-métrage à vos yeux en 2013 ?

Guillaume Cyr — Encore plus pertinents que jamais. On est plus que jamais dans une ère de l’efficacité. L’efficacité dans la manière de raconter une histoire. De rapidité de visionnement et de désir de folie dans la trame narrative. Le court est le champion dans toutes ces catégories.

Comment se prépare-t-on à devenir jury pour une compétition de courts-métrages ?

Guillaume Cyr — On ne fait rien de spécial. On vide son agenda pour réussir à les regarder tous. Après, on s’écoute : on a aimé ou pas et pourquoi.

Steve Laplante — Je pense qu’il faut juste rester ouvert à différents univers. Juste être réceptif et bon public.

Le fait d’être membre de la famille cinéma au Québec rend-il le travail de jury plus difficile puisque plusieurs des réalisateurs acteurs et artisans de ses films sont souvent des amis ou de bonnes connaissances ? Est-ce difficile d’être objectif dans un tel contexte ?

Guillaume Cyr — Je dirais que oui. Mais le fait qu’on est plusieurs sur le jury, cela empêche justement qu’un ou une se laisse tomber dans le favoritisme.

Steve Laplante — Je suis moins intervenu lors des délibérations quand il s’agissait de films réalisés par des amis puisque, a priori, j’aurais été moins objectif.

Après avoir vu les courts en compétition cette année, quel portrait dressez-vous de cette génération de réalisateurs émergents et en quoi vous semble-t-elle différente des générations précédentes ? 

Guillaume Cyr — Si ces cinéastes se font financer par nos institutions, on est en business pour encore longtemps.

Steve Laplante — Il y avait une très grande diversité dans la sélection. Autant au niveau des genres, du rythme, des propos. À tel point où je ne vois pas vraiment d’unicité au niveau de leur génération. Tout ça est bien diversifié, probablement mieux qu’on a pu voir avec les générations qui les précédaient.

Souvent, les courts métrages permettent aux acteurs de plonger dans des registres que l’on ne leur offre pas toujours à la télé, au cinéma ? Quel type de film ou de personnage souhaiteriez-vous qu’on vous offre ?

Guillaume Cyr — J’aimerais jouer un inspecteur de police un peu véreux, ou seulement un peu rock and roll, un Victor Lessard ou quelque chose du genre. Quelqu’un de très intelligent, mais dans l’action.

Steve Laplante — Je pense que je suis prêt à jouer un gars dangereux. Quelqu’un qu’on craint. Il ne m’est pas arrivé si souvent d’en jouer.

Steve Laplante, le festival Regard sur le court vient d’annoncer une rétrospective de vos films qui sera présentée le 25 mars prochain. Quelle a été votre réaction à cette nouvelle ?

Steve Laplante — J’ai été très surpris. Je ne pensais pas avoir tourné assez de courts métrages pour en faire une rétrospective. J’ai tourné dans huit courts et cinq seront présentés en rétrospective : 

  • Bijou de famille (2002) de Martin Talbot
  • Paparmane (2012) de Joëlle Desjardins Paquette
  • Une formalité (2016) de Pierre-Marc Drouin et Simon Lamarre-Ledoux
  • Poisson de mars (2018) de Pierre-Marc Drouin et Simon Lamarre-Ledoux
  • Les grandes claques (2021) de Annie St-Pierre

 

Pour en savoir plus sur cette 19e édition du gala Prends ça court!, et découvrir les membres du jury ainsi que les films en compétition, cliquez ICI

 

 

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L’ONF au festival REGARD – quatre courts métrages en compétition officielle

L’ONF au festival REGARD avec quatre courts métrages en compétition officielle, dont « Fire-Jo-Ball » d’Audrey Nantel-Gagnon, présenté en première mondiale, et « Harvey » de Janice Nadeau, projeté en première canadienne

Toujours à l’avant-plan de la création, l’ONF participera au festival REGARD, qui se tiendra du 22 au 26 mars à Saguenay, avec huit courts métrages documentaires et d’animation aux factures et aux thématiques variées, issus des différents studios de l’ONF partout au Canada. Notons la première mondiale de Fire-Jo-Ball de la réalisatrice Audrey Nantel-Gagnon, sur une barmaid de 57 ans aux grands rêves, et la première canadienne de Harvey (ONF/Folimage) de Janice Nadeau, présenté à Clermont-Ferrand et inspiré du roman graphique du même nom de l’auteur saguenéen Hervé Bouchard, sur le deuil d’un enfant.

En bref

Compétition officielle

Fire-Jo-Ball d’Audrey Nantel-Gagnon (15 min) – PREMIÈRE MONDIALE
Production : Nathalie Cloutier pour le Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne de l’ONF

  • Jo-Ann, une barmaid de 57 ans, rêve d’être chanteuse et actrice. Oscillant entre spectaculaire et intime, entre extra et ordinaire, elle se sert de son quotidien (et du film) pour jouer le rôle de sa vie. À la frontière des genres, Fire-Jo-Ball brosse le portrait d’une femme qui fait du rose sa couleur préférée, même si sa vie ne l’est pas toujours.

Le matelot volant (The Flying Sailor) de Wendy Tilby et Amanda Forbis (7 min 45 s)
Production : David Christensen pour le Studio du Nord-Ouest de l’ONF

  • Inspiré de l’histoire vraie d’un marin soufflé sur deux kilomètres par une explosion, ce film entremêle comédie, suspense et philosophie pour mieux réfléchir à la fragilité de l’existence. En lice pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation, il a récolté à ce jour 11 prix et mentions.

Compétition jeunesse

Harvey de Janice Nadeau (9 min) – PREMIÈRE CANADIENNE
Production : Marc Bertrand (ONF) et Reginald de Guillebon (Folimage), avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée ; direction du développement : Corinne Destombes (Folimage)

  • Ce film d’animation tiré du roman graphique du même nom de l’auteur saguenéen Hervé Bouchard, illustré par la réalisatrice Janice Nadeau (éditions de La Pastèque), jette un regard lumineux et poétique sur le deuil d’un enfant à l’imagination débordante.
  • Sélectionné à Clermont-Ferrand, il a pu compter sur une équipe exceptionnelle, dont Claude Cloutier et Marc Robinet (supervision de l’animation), Olivier Calvert (conception sonore) et Martin Léon (trame sonore). Avec la voix de Laurent Lemaire.

Caresses magiques – Masturbation : la petite histoire d’un grand tabou de Lori Malépart-Traversy
Production : Julie Roy et Christine Noël pour le Studio d’animation du Programme français de l’ONF

  • Ce court métrage d’animation raconte l’histoire de la masturbation — et de sa répression — de la préhistoire à aujourd’hui… comme on ne l’a jamais enseignée à l’école. Lauréat du Prix du meilleur film éducatif aux Sommets du cinéma d’animation.

Section thématique « Territoires »

Le cœur battant d’une nation (Heartbeat of a Nation) d’Eric Janvier (20 min 22 s)

Production : David Christensen pour le Studio du Nord-Ouest de l’ONF

  • Dans le nord de l’Alberta, un membre de la Première Nation dénée transmet le savoir ancestral à son enfant en lui montrant comment fabriquer un tambour en peau de caribou. Sélectionné dans quatre festivals, dont l’American Indian Film Festival de San Francisco.

Carte blanche du festival Présence autochtone

Dans le cadre de cette carte blanche, trois films précédents de l’ONF seront projetés : Mobiliser de Caroline Monnet, Florent Vollant : Je rêve en innu de Nicolas Renaud et Maintenant plus que jamais (Now Is the Time) de Christopher Auchter.

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4 films de l’ONF au FIFA 2023 à Montréal et à Québec dont le long métrage « Au-delà du papier »

L’ONF au FIFA 2023 à Montréal et à Québec  avec quatre films sélectionnés, dont le long métrage « Au-delà du papier » d’Oana Suteu Khintirian, présenté en première mondiale et en compétition 

L’Office national du film du Canada est de retour au Festival international du film sur l’art (FIFA) avec quatre productions et coproductions offrant des perspectives uniques sur des formes diversifiées d’expression artistique. Le FIFA 2023 se tiendra du 14 au 26 mars à Montréal et à Québec.
La sélection de l’ONF au FIFA :

  • Présenté en première mondiale et en compétition, le long métrage documentaire Au-delà du papier d’Oana Suteu Khintirian offre un fascinant voyage de par le monde pour comprendre l’avenir de la mémoire humaine et de la transmission des savoirs, à l’ère de l’abandon progressif du papier et des livres amené par la révolution virtuelle.
  • Projeté en première québécoise, le long métrage documentaire La couleur de l’encre (The Colour of Ink) de Brian D. Johnson révèle le mystère et la puissance de l’encre tels que les perçoit Jason Logan, un fabricant visionnaire de Toronto et artiste de renommée internationale.
  • Présentés dans le cadre d’une carte blanche sur les enjeux identitaires, le court métrage documentaire Lou, la Vie ! de John Blouin fait se côtoyer dans un même mouvement la vie et la mort, livrant un condensé de notre humanité, et le court métrage d’animation Meneath : l’île secrète de l’éthique (Meneath: The Hidden Island of Ethics) de l’artiste Terril Calder, Crie-Métisse Orkney, illustre le difficile parcours d’une fillette métisse vive et précoce convaincue d’être destinée aux enfers.

Les faits en bref

Compétition internationale longs métrages

  • Au-delà du papier d’Oana Suteu Khintirian (130 min) – PREMIÈRE MONDIALE

Production : Nathalie Cloutier pour le Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne de l’ONF

À un moment charnière de l’histoire de l’écrit, où les archives de l’humanité migrent vers l’infonuagique, comment saisir l’impact de l’abandon progressif des livres sur la pensée et l’apprentissage ? Quel est l’avenir de notre mémoire individuelle et collective ? Dans une quête personnelle aux accents universels, la réalisatrice entreprend un long périple, allant de Milan à San Francisco en passant par Bucarest, Copenhague, Buenos Aires et Montréal, pour mieux comprendre comment préserver son propre patrimoine, roumain et arménien, et le transmettre à son fils. Parsemé de rencontres avec différents « guides » issus des quatre coins du globe, dont Maria Sebregondi, présidente de la Fondation Moleskine, et Maria Kodama, veuve de Jorge Luis Borges et présidente de la Fondation Borges, ce film d’une grande qualité cinématographique mêle réflexions et émotions pour nous rappeler que la connaissance humaine est avant tout affaire d’âme et d’esprit.

  • Projections au FIFA (version sous-titrée en français) :
    • À Montréal : le mercredi 15 mars à 20 h au Théâtre Outremont, en présence de la cinéaste.
    • À Québec : le jeudi 16 mars à 19 h au Musée national des beaux-arts du Québec, en présence de la cinéaste.
  • Le film, dont l’affiche est signée par le réputé cinéaste d’animation Theodore Ushev, sortira en salle à Montréal le 7 avril.

Sélection officielle longs métrages

  • La couleur de l’encre (The Colour of Ink) de Brian D. Johnson (105 min) – PREMIÈRE QUÉBÉCOISE

Production : Brian D. Johnson pour Sphinx Productions, et Sherien Barsoum, Lea Marin et Kate Vollum pour le Studio de l’Ontario de l’ONF

Puisant à même les ingrédients que lui offre la nature — herbes, baies, écorces, fleurs, pierres, rouille —, le Torontois Jason Logan utilise tout ce qu’il a sous la main pour fabriquer de l’encre. Il approvisionne en encres personnalisées un ensemble éclectique d’artistes aux quatre coins du monde, d’un bédéiste du New Yorker à un calligraphe japonais. À mesure que les encres prennent vie, son alchimie ludique raconte la couleur qui nous rattache à la terre et nous ramène à la faculté d’émerveillement de l’enfance.

Le film a connu sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF) et a reçu le Prix du jury du meilleur documentaire au Calgary Underground Film Festival 2022.

  • Projection au FIFA (version sous-titrée en français) :
    • À Montréal : le jeudi 23 mars à 20 h au Cinéma du Musée.
  • Le film sortira en salle à Montréal à compter du 24 mars.

Carte blanche – Les enjeux identitaires

  • Lou, la Vie ! de John Blouin (2015, 5 min 41 s)

Production : Nathalie Cloutier et Colette Loumède pour le Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne de l’ONF, et Catherine Benoit pour Spira (première édition du Projet 5 courts)

Détails sur le film : onf-nfb.gc.ca/fr/notre-collection/?idfilm=61627

Des pas dans un désert de pierres, des silhouettes qui se profilent sur le sol. Une femme alitée et souffrante au crépuscule de son existence. Une naissance fébrile en salle d’accouchement. En quelques plans, la vie et la mort se côtoient sans prévenir.

  • Meneath : l’île secrète de l’éthique (Meneath: The Hidden Island of Ethics) de Terril Calder (2021, 19 min 22 s)

Production : Jelena Popović pour le Studio d’animation et de création interactive du Programme anglais de l’ONF ; conseiller à la production : Jason Ryle

Ce film d’animation image par image maintes fois primé explore les contradictions entre les sept péchés capitaux (luxure, gourmandise, avarice, paresse, colère, orgueil et envie) et les sept enseignements sacrés anichinabés (amour, respect, sagesse, courage, vérité, honnêteté et humilité), telles que les vit une petite Métisse vive et précoce.

  • Projections au FIFA :
    • À Montréal : le samedi 25 mars à 20 h.
    • Les deux films seront présentés pendant toute la durée du FIFA en ligne, du 24 mars au 2 avril, sur la plateforme ARTS.FILM, accessible sur abonnement.

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ONF – En mars 2023, célébrez le Mois de la Francophonie et la Journée internationale des femmes sur onf.ca

En mars 2023, célébrez le Mois de la Francophonie et la Journée internationale des femmes sur onf.ca

Ne manquez pas Assez French d’Alexis Normand et l’offre jeunesse pour la relâche 

De nouvelles productions issues de différents studios de l’ONF au pays seront accessibles gratuitement sur onf.ca en mars. Cette offre souligne notamment le Mois de la Francophonie avec le court métrage documentaire Assez French d’Alexis Normand, ainsi que la Journée internationale des femmes, le 8 mars, avec deux chaînes thématiques, sans oublier l’offre jeunesse pour la relâche et le lancement du court métrage d’animation Ce qui rime avec toxique de Lynn Smith.
Plus de 5500 titres sont déjà proposés sur onf.ca, sans compter la collection d’une centaine d’œuvres interactives, dont la presque totalité est offerte gratuitement en ligne. Mentionnons également les projections accessibles en personne à Montréal, dans le cadre de l’événement Une relâche tout en cinéma à l’ONF, ainsi que la présentation de L’Ordre secret de Phil Comeau et d’une installation mettant en valeur certains classiques de l’ONF aux Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC).

 

Dès le 1er mars, pour souligner le Mois de la Francophonie 

  • Assez French d’Alexis Normand (Studio du Nord-Ouest de l’ONF)

Court métrage documentaire (18 min, bilingue – français et anglais)

L’auteure-compositrice-interprète Alexis Normand entremêle des extraits de vieux films maison et des conversations actuelles tournés au chalet familial pour mettre en relief les combats et les victoires que comporte la reconquête de son identité canadienne francophone dans les Prairies. Assez French a été sélectionné au Cinéfest Sudbury, au festival Cinema on the Bayou, en Louisiane, aux RVQC, ainsi qu’aux Rendez-vous de la Francophonie (RVF), dont la cinéaste est porte-parole cette année et qui se dérouleront du 1er au 31 mars partout au pays.

  • Toujours sur le thème de la francophonie, le billet de blogue du conservateur de la collection française de l’ONF, Marc St-Pierre, intitulé Il était une fois dans l’Ouest, aborde le cinéma francophone de l’ONF dans l’Ouest canadien, de l’ouverture du bureau de Winnipeg (1974) à la création du film Assez French (2022).

L’espace francophonie compte 84 films signés par des cinéastes francophones de partout au pays, dont des titres récents comme À pleine voix de Saïda Ouchaou-Ozarowski et Le silence de Renée Blanchar, et montre toute la richesse et la diversité de la culture de ces communautés.

Offre jeunesse pour la relâche 

Chaîne Semaine de relâche onf.ca/chaines/semaine_de_relache/

Enrichie chaque année de nouveaux titres, cette chaîne toujours aussi populaire regroupe des courts métrages documentaires et d’animation à la fois divertissants et éducatifs, devenus de véritables classiques de la semaine de relâche. Parmi les ajouts récents, on compte sept épisodes de l’amusante websérie La liste des choses qui existent – Saison 2 de Francis Papillon, dont « L’ours en peluche », « Le patin » et « Le hot-dog », ainsi que le court métrage d’animation Lo 100to de karla monterrosa, tiré du programme Hothouse 13 pour les cinéastes de la relève. Mentionnons également la série d’animation Une minute de science, s.v.p. ! (parties 1 et 2), avec ses explications à la fois ludiques et scientifiques, et certaines des aventures de l’ourson Ludovic, vedette de la série d’animation image par image de Co Hoedeman.

Pour souligner la Journée internationale des femmes, le 8 mars

Chaîne Les femmes cinéastes : onf.ca/chaines/journee_internationale_de_la_femme_site/

Cette sélection de films d’animation et de documentaires réalisés par des femmes se bonifie chaque année, et compte des œuvres récentes comme Je pleure dans ma tête d’Hélène Magny, Comme un fleuve de Sandra Desmazières et Meneath : l’île secrète de l’éthique de Terril Calder.

Chaîne Studio D : onf.ca/chaines/studio-d/

En 1974, à l’initiative de la productrice Kathleen Shannon, l’ONF met sur pied un des premiers studios de production féministes au monde, qui connaîtra un succès sans précédent et verra trois de ses films récompensés aux Oscars : Je trouverai un moyen de Beverly Shaffer (1977), Si cette planète vous tient à cœur de Terre Nash (1982) et Flamenco à 5 h 15 de Cynthia Scott (1983). Voyez ces trois œuvres et seize autres produites au Studio D sur cette chaîne.

Pour souligner la soirée des Oscars, le 12 mars 

Chaîne Oscars : onf.ca/chaines/lonf-aux-oscars/

Le court métrage d’animation Le matelot volant de Wendy Tilby et Amanda Forbis est la 77e production de l’ONF en nomination aux Oscars ! En attendant de savoir si le film gagnera la précieuse statuette cette année, découvrez cette sélection de films gagnants et nommés aux Oscars.

Dès le 22 mars, pour souligner la Journée mondiale de l’eau

Ce qui rime avec toxique de Lynn Smith (2022, Studio d’animation et de création interactive du Programme anglais de l’ONF)

Court métrage d’animation (5 min)

Des boues chimiques se déversent dans le lac. Désespérée, une tortue — dont la voix en français est assurée par Alanis Obomsawin — rassemble tout son courage pour aller dire leurs quatre vérités aux autorités. Le film, réalisé par la cinéaste d’animation chevronnée Lynn Smith, a connu sa première mondiale aux Sommets du cinéma d’animation 2022 à Montréal et a été sélectionné dans plusieurs autres festivals au Canada et à l’étranger.

 

Projections en personne à Montréal 

  • Une relâche tout en cinéma à l’ONF, les 1er et 2 mars en après-midi

Pendant le festival MONTRÉAL EN LUMIÈREl’ONF et le Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM) s’associent pour présenter un programme de cinéma qui plaira à toute la famille ! Pour la relâche, petits et grands pourront voir en boucle des courts métrages ludiques et colorés, tout spécialement choisis, à la salle Alanis-Obomsawin de l’ONF (Îlot Balmoral). Gratuit et sans réservation. Détails :

 

Pendant les RVQC

Long métrage documentaire (85 min, Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne de l’ONF)

Le réputé cinéaste acadien Phil Comeau fait toute la lumière sur l’Ordre de Jacques-Cartier, une puissante société secrète qui, de 1926 à 1965, a infiltré tous les secteurs de la société canadienne, forgeant le destin des communautés de langue française. Le film a reçu trois récompenses jusqu’à maintenant, dont le prix Coup de cœur du public au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), en plus de connaître une sortie en salle couronnée de succès en Atlantique. Il sera également présenté aux RVF durant tout le mois de mars.

  • Jusqu’au 4 mars, une installation sur les lieux des RVQC présente des extraits d’une dizaine de classiques de l’ONF, emblématiques du cinéma québécois, comme Le chat dans le sac de Gilles Groulx (1964), Geneviève de Michel Brault (1965) ou La mémoire des anges de Luc Bourdon (2008).

Pour en savoir plus sur les cinéastes et la collection de l’ONF 

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7 nouveaux courts métrages de l’ONF rendent hommage aux lauréats des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle 2023

Sept nouveaux courts métrages de l’Office national du film du Canada rendent hommage aux lauréats et lauréates des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle 2023 

La collection de films de l’ONF pour les PGGAS atteindra 112 titres

Pour une 15e année, alors que les Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (PGGAS) s’apprêtent à célébrer sept nouveaux lauréats et lauréates, l’Office national du film du Canada réunit des cinéastes de renom, des productrices et producteurs de l’ONF, ainsi que des équipes de création de partout au pays autour d’une mission commune : réaliser de brefs hommages cinématographiques aux légendes canadiennes des arts du spectacle.

Ces films seront présentés en première lors du gala annuel des PGGAS, qui se tiendra le 27 mai 2023 au Centre national des arts, à Ottawa. Le public pourra les voir simultanément en ligne, et ainsi prendre part à cet hommage à l’excellence canadienne dans les arts du spectacle.

« Depuis 2008, nous avons le plaisir de nous associer à la Fondation des PGGAS afin de saluer l’excellence dans les arts du spectacle au Canada en rassemblant des personnes de talent — cinéastes, productrices et producteurs de l’ONF, et équipes de création de partout au pays — pour rendre hommage à des bénévoles du milieu des arts et à des artistes d’exception. Partie intégrante de notre mémoire collective, ces courts films ouvrent à l’ensemble de la population canadienne l’accès aux inestimables contributions des lauréats et lauréates des PGGAS », a déclaré Suzanne Guèvremont, commissaire du gouvernement à la cinématographie et présidente de l’Office national du film du Canada.

Tous les films des PGGAS sont offerts gratuitement à la lecture en transit à onf.ca/chaines/prix-du-gouverneur-general.

Prix de la réalisation artistique

  • Le dramaturge, scénariste, librettiste et enseignant Michel Marc Bouchard, O.C., est mis à l’honneur dans un film du réalisateur et scénariste québécois chevronné Martin Talbot. Passant volontiers du documentaire à la fiction et du cinéma à la télévision, le cinéaste a notamment réalisé la série à succès Les Parent, présentée à Radio-Canada, et le long métrage primé Henri Henri (2014). Production : Marc Bertrand (Studio d’animation du Programme français).
  • Comédien et réalisateur, Clark Johnson a notamment joué dans les séries télévisées Homicide: Life on the Street et The Wire, ainsi que dans le long métrage Boycott, dont il a aussi assuré la réalisation et auquel on a décerné un prix Peabody. Qui mieux que lui aurait pu brosser un portrait de sa sœur, l’autrice-compositrice-interprète et humanitaire Molly Johnson, O.C. ? Production : Kate Vollum (Studio de l’Ontario).
  • Le chorégraphe James Kudelka, C.M., figure au premier plan d’un court métrage de Yung Chang, le documentariste torontois primé qui a signé Sur le Yangzi (2007), Chasseurs de fruits (2013), Ceci n’est pas un film (2019) et Wuhan Wuhan (2021). Le réalisateur travaille actuellement à l’adaptation en série limitée du recueil de nouvelles How to Pronounce Knife, récompensé d’un prix Giller. Production : Maral Mohammadian (Studio d’animation et de création interactive du Programme anglais).
  • La cinéaste acadienne Renée Blanchar, qui a réalisé le documentaire Le silence (2021 ; ONF/Ça Tourne Productions), sacré meilleur film franco-canadien aux Rendez-vous Québec Cinéma, meilleur documentaire de l’Atlantique au Festival international du film de l’Atlantique et meilleure œuvre acadienne au Festival international du cinéma francophone en Acadie, rend hommage à la soprano et professeure de chant Rosemarie Landry, C.M. Production : Christine Aubé (Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne).
  • L’autrice-compositrice-interprète et militante k.d. lang, O.C., nous est présentée par la cinéaste de Calgary Laura O’Grady, choisie parmi les réalisatrices et réalisateurs à surveiller sur la liste longue du Jean-Marc Vallée DGC Discovery Award 2022. Elle travaille en ce moment en production dans le cadre de la série documentaire numérique TELUS Originals. Production : Chehala Leonard (Studio du Nord-Ouest).

Prix Ramon-John-Hnatyshyn pour le bénévolat dans les arts du spectacle

  • Parmi les œuvres applaudies de Roxann Whitebean, artiste médiatique de Kahnawà:ke et d’Akwesasne, figure le film Rose (2022), couronné meilleur court métrage de fiction au festival imagineNATIVE de Toronto, un prix qui le qualifie pour la course aux Oscars. La cinéaste attribue cette fois le premier rôle à l’éminent leader et militant autochtone John Kim Bell, O.C. Production : Amanda Roy (Studio du Québec et de l’Atlantique).

Prix du Centre national des arts

  • Kathleen Jayme, cinéaste canadienne d’origine philippine établie à Vancouver, tourne sa caméra vers l’auteur, comédien et geek Paul Sun-Hyung Lee pour saluer son talent. Le long métrage documentaire The Grizzlie Truth de la réalisatrice est récemment paru en salle. Big Country, le film qui nous l’a fait découvrir, a remporté le Prix du public et le prix #MustSeeBC au Festival international du film de Vancouver en 2018. Production : Shirley Vercruysse (Studio de la Colombie-Britannique et du Yukon).

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FONDS BELL – Inscriptions ouvertes – Cliniques de préparation à un dépôt, Séries numériques de format court

FONDS BELL – Inscriptions ouvertes – Cliniques de préparation à un dépôt, Séries numériques de format court

Cette clinique remplace la rencontre d’information individuelle obligatoire pour une première demande de financement d’auparavant.

Dates :

  • Mercredi 8 mars 2023
  • Mercredi 15 mars 2023

Heure : 10H à 11H30 HE

Détails et inscription

Le Fonds Bell organise ses premières cliniques de préparation à une demande de financement de l’année 2023, et ce, pour le programme de Séries numériques de format court dont la date limite de dépôt est le 3 avril 2023.

La clinique se tiendra sous forme de réunion virtuelle pour un groupe allant jusqu’à 25 participants et fournira une explication approfondie des divers aspects de la documentation requise lors de la demande, les critères d’évaluation et la façon de préparer une proposition concurrentielle. Ce format permettra aux participants de poser des questions, d’interagir et d’apprendre d’autres producteurs.

Le deuxième dépôt au programme sera le 26 septembre 2023. D’autres cliniques auront lieu pour la deuxième ronde.

Qui peut participer 

  • Nouveaux demandeurs aux programmes de Séries numériques de format court (Participation obligatoire)
  • Producteurs/créateurs qui ont déterminé qu’ils étaient prêts à présenter une demande et qui cherchent du soutien et des idées pour renforcer leur soumission

Exigences en matière de participation 

Avant de réserver une place pour une clinique de préparation, vous devez :

  • Réviser les principes directeurs du programme y compris les «conditions d’admissibilités»
  • Consulter les documents requis pour faire une demande
  • Assister ou regarder en rattrapage un webinaire récent pour le programme
  • Avoir l’intention de présenter une demande pour la prochaine date limite du programme

*Si vous êtes un nouveau demandeur, mais n’êtes pas en mesure de vous présenter à la clinique et que vous voulez tout de même déposer au dépôt du 3 avril 2023, vous devez contacter l’équipe du Fonds Bell à info@fondsbell.ca.

**Les cliniques seront également présentées en version anglaise. Plus de détails sur notre site web anglais ou : https://bellfund.ca/application-clinics/.

FORMULAIRE DE PRÉAPPROBRATION DE PLATEFORME

Toute plateforme non associée à un diffuseur doit être approuvée préalablement au dépôt d’une demande. Le Fonds Bell accepte les formulaires jusqu’à trois semaines avant la date de dépôt, soit le 13 mars 2023. Lien vers le  formulaire ici.

(Date limite de dépôt au programme : 3 avril 2023)

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Les jurys et les films du 19e Gala Prends ça court! sont maintenant dévoilés

Les jurys et les films du 19e Gala Pends ça court! sont maintenant dévoilés

Le 19e Gala Prends ça court! annonce les 63 films qui seront récompensés le 2 mars 2023 prochain à la Cinémathèque Québécoise, lors d’une soirée animée par le comédien Guillaume Cyr (Bungalow, Arsenault & Fils). Le Gala consacré aux artistes et aux artisans du court-métrage québécois annonce aussi le jury composé de 12 personnes de l’industrie qui remettront pas moins de 300 000$ en argent et services aux gagnants, dont le Le Prix « Coup de Cœur » Denis Villeneuve.

Les membres du jury 

Comme chaque année, cette édition est soutenue par de nombreux membres de l’industrie. Parmi eux, 12 personnalités du milieu cinématographique seront chargées de visionner les 63 films en compétitions et de remettre à leurs équipes les nombreux prix de la soirée. Cette année, le jury est composé de: Catherine Benoit;  Louis Carrière Comédien (Piscine Pro); Marilyn Cooke Réalisatrice (Pas de fantômes à la morgue); Kelly Depeault Comédienne (Noémie dit oui)Lévi Doré Comédien (Chouchou)Patrick Doyon Réalisateur (Dimanche)Pier-Luc Funk Comédien (Bye Bye)Steve Laplante Comédien (Viking)Francis Ouellette Auteur et Distributeur (Mélasse de fantaisie)Devi Julia Pelletier Comédienne (Les bracelets rouges)Isabelle Sullivan Directrice de la programmation (Crave) et Stéphanie Weber-Biron Directrice de la photographie (J’ai tué ma mère).

Les 63 films en compétition

La 19e édition du Gala récompensera les meilleurs courts métrages produits en 2022 dont la plupart se sont illustrés en festival au cours de l’année. Mentionnons notamment Lay Me By The Shore de David Findlay présenté à la Berlinale et au TIFF, ou bien, Municipal Relaxation Module de Matthew Rankin récompensé du prix SPIRA au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue en 2022. Les films en compétition cette année sont donc : À La Fontaine de Philippe Berthelet;  À La Vie L‘Amor d’Émilie Mannering; À Mort Le Bikini! de Justine Gauthier; Au Bout Du Monde de William Pagé; Au crépuscule de Miryam Charles; Bonne Fête Le Désordre de Jean-Martin Gagnon; Carnaval de Justine Martin; Chasing Birds de Una Lorenzen; Cube De Sucre de Jean-Philippe Nadeau-Marcoux; Danny Greenwood T Laid de Guillaume Laurin; Des Voisins Dans Ma Cour de Eli Jean Tachi; Déversement de Baptiste Grison; Digne de Mélanie Pilon; Dinosauria de Maxime-Claude L’Écuyer; Ditch de Nellie Carrier; Entre-Deux de Clara Prévost; Faire Un Enfant de Eric K. Boulianne; Forêts de Simon Plouffe; Invincible de Vincent René-Lortie; Joie De Vivre de Dada; Joli Jour de Philippe Tremblay-Berberi; Jusqu’à Ce Que Tu Meures de Florence Lafond; La Guêpe de Marc Beaupré; La Reine Des Punks d’Ara Ball; La Théorie Lauzon de Marie-Josée Saint-Pierre; La Trilogie Des Tétards de Léonard Giovenazzo; Lay Me By The Shore de David Findlay; Le Hautbois Accorde L’Orchestre de Charlotte Clerk;  Le Temple d’Alain Fournier; Les Deux Bérénice De Réjean Ducharme de Jean-Guillaume Bastien; Les Rois de Olivier Côté; Lou, Notre Maison S’Envole de Juliette Balthazard; Marie. Edouard. Sophie de Thomas Corriveau;  Municipal Relaxation Module de Matthew Rankin; Nanitic de Carol Nguyen; Notes Sur La Mémoire Et L’Oubli d’Amélie Hardy; Nu d’Olivier Labonté-Lemoyne; Ofranda de Vjosana Shkurti; Pacific Bell de Sandrine Béchade; Programme D’Utilisation Des Patients Standardisés de Yan Giroux; Printemps de Sébastien Duguay; Puamun de Josée Benjamin; Résidus D’Une Tierce Personne de William Tétreault;  Simo de Aziz Zoromba; Summer Nights de Virgile Ratelle; Tskaltubo de Toby Andris Cayouette; Un Trou Dans La Poitrine d’Alexandra Myotte et Jean-Sébastien Hamel; Virga de Jean-François Leblanc; Zug Island de Nicolas Lachapelle; 180 Secondes de Alexandre Thériault; 6 Minutes/Km de Catherine Boivin et III de Salomé Villeneuve; Cinq octobre de Lili Labelle; Axolotl de Gabriel Argüello Tercero.

Remerciements

Prends ça court! tient à remercier ses précieux partenaires : L’Académie Canadienne du Cinéma et de la Télévision, L’ACIC, L’ONF,  L’Agence Claude Girard, Air Canada, L’AQCC, AQPM, L’AQTIS 514 AIEST, L’ARRQ, Art Et Essai, Attraction, Brother Merle, Camera Oscura, Casting VTB, Chasseurs Films, Cineground, Cinélande, Cinelume, Cinema Moderne, Club Video, Colonelle Films, Coordination D’intimité Québec, Couronne Nord, CTVM, Directors Guild of Canada, Eco-Location, El Toro, EVS Location, FIP, Foyer Films, Giraldeau Casting, Globalex, H264 Distribution, Juste Pour Rire, Knapper, La Bande Sonimage, La Brasserie La Mouche, La Distillerie, La Sartec, La Watch, Le BCTQ,  Le FCIAT, Le Fonds Bell, Les Copains du Son, Les Films Opale, Les Tympans Masqués, L’INIS, Maison 4:3, Marie-Charlotte Aubin Casting, Max Films Média, MELS, Metafilms, Micro_scope, Microclimat, Ministre de la Culture, MTL Grandé, Nemesis Productions, Netflix, Objectif 9, Ottoblix, Outpost, Paraloeil, Parce Que Films, Post Moderne, Post430, PRIM, Raynault VFX, Ray-On, Real by Fake, Réalisatrice Équitables, Repaire, Rodeo Fx, Romeo & Fils, Royal Photo, Sartec, Scara B, Sla Location, Spira, Studio Notre-Dame, Telefilm Canada, L’Union Des Artistes, Unis.TV, Unité Centrale, UQAM, Vans  »off The Wall », VI Importations, Vital Productions, Voyelles Films et VVS Films. 

Présentée par Dans ta face! en collaboration avec L’INIS et Québec Cinéma, la 19e édition du Gala Prix Prends ça court! aura lieu dans le cadre des 41e Rendez-vous Québec Cinéma, le jeudi 2 mars à la Cinémathèque Québécoise.

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SODEC – Cours écrire ton court – Édition 100 % région : la SODEC dévoile les sept finalistes

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) dévoile les sept projets finalistes de l’édition 2022-2023 du concours Cours écrire ton court – Édition 100 % région

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) est heureuse de dévoiler les sept projets finalistes de l’édition 2022-2023 du concours Cours écrire ton court – Édition 100 % région. L’annonce a été faite ce matin au dévoilement de la programmation des Rendez-vous Québec cinéma par la porte-parole du concours, réalisatrice et productrice Nellie Carrier, elle-même lauréate du grand prix Cours écrire ton court de l’édition 2018-2019. La grande gagnante ou le grand gagnant sera annoncé le 25 mars 2023, dans le cadre du Festival REGARD.

Cette année, la SODEC a voulu porter une attention spéciale aux régions du Québec pour propulser la relève et faire rayonner la création provenant des quatre coins de la province. Ainsi, le concours a reçu 75 candidatures de 13 régions administratives du Québec, un succès!

Au cours des prochaines semaines, les finalistes participeront à plusieurs ateliers de développement créatif proposés par L’inis, partenaire de formation du concours. Ils auront l’occasion d’approfondir leurs démarches d’écriture et de peaufiner leur scénario en bénéficiant d’un accompagnement par des scénaristes professionnels de la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC). Des passes d’accréditation professionnelle leur seront offertes pour les Rendez-vous Québec cinéma (22 février – 4 mars 2023) ainsi que pour le Festival REGARD (22 – 26 mars 2023).

Les finalistes 2022-2023 sont :

Romy Boutin St-Pierre
Québec, Capitale-Nationale
Projet : Comme toi (drame)

Comme toi, une fiction dramatique de 10 minutes, s’attaque à la transmission de la violence à travers le fragment de vie d’un enfant de huit ans qui observe sa mère à la fois victime et bourreau. À l’aide d’un crayon pour les yeux et d’un rouge à lèvres, la jeune Léane dessine sur son visage une histoire imaginaire d’une princesse prise au piège : un fantasme digne d’un conte de fées pour la fillette, mais aussi un triste reflet de la réalité de sa mère.

Nora Burlet
Rimouski, Bas-Saint-Laurent
Scénario : Tant que nous sommes immortelles (drame)

Une vieille bâtisse à sauver collectivement, remplie de projets en devenir. Un jour, Nina y aperçoit un visage du passé. Elle se cache, le temps de s’armer de courage pour se confronter à ce qui n’est plus, mais dont il reste encore des traces en elle. En parallèle, elle tente de dialoguer avec la personne qui n’a pas respecté son consentement lors d’un rapport. Les différentes démarches font échos entre elles.

Jeanne Carrière
Lachute, Laurentides
Scénario : BIGFOOT (drame)

Les premières heures du matin sont précieuses pour Rémi, 58 ans, et son bétail. Solitaire, Rémi partage sa vie avec ses bisons d’élevage dispersés sur les hectares d’une terre agricole et sauvage. Inexplicablement, Hugo, 6 ans, se présente à lui, aux aurores, seul et à pied. Circulant dans l’environnement des bisons, Hugo est exténué et frigorifié par le froid d’automne. Perdu et à la recherche de son père disparu durant la nuit, Hugo est parachuté accidentellement dans la vie stable et rangée de Rémi. Hugo cherche son père parmi les bisons, convaincu qu’il s’y cache. L’imaginaire fertile et étrange d’Hugo résonne d’une manière complexe chez Rémi. Dans un monde où animaux sauvages et humains se côtoient, des souffrances refont surface.

Simon Chouinard
Québec, Capitale-Nationale
Scénario : Pathos (drame)

1987. Dans la loge du cabaret où il travaille comme transformiste depuis 10 ans, Robin Clément, 33 ans, se prépare en vue de sa performance à venir. Comme à son habitude, il s’affaire à emprunter les traits de son idole de toujours : Dalida. Ses gestes semblent calculés, voire mécaniques, témoignant de toutes ces années passées à personnifier la diva. Or, malgré les apparences, ceci n’est pas une soirée ordinaire pour Robin. C’est sa dernière prestation en carrière. Et tandis que l’ambiance devrait être à la célébration, Robin n’a pas le cœur à la fête, loin de là. Et ce n’est pas par excès de nostalgie. Non. Robin est malade. Robin va mourir. Et ça, personne ne le sait encore. À part lui. Et il refuse de l’accepter.

Souley Keïta
Sherbrooke, Estrie
Projet : À quoi pensais-tu? (thriller)

Sherbrooke, 24 décembre, 8 h 05. Un conducteur se fait interpeller à un stop par un enfant de 12 ans. Prétextant avoir raté le bus en direction du Carrefour de l’Estrie, ce dernier insiste pour lui emprunter son téléphone. Peu en confiance sur les intentions de l’enfant, le conducteur préfère lui proposer un lift. Le long silence dans l’habitacle va être rompu par une phrase, ce n’est pas le chemin que connaît l’enfant. Le trajet prend une autre tournure pour les deux protagonistes.

Normand Junior Thirnish-Pilot
Sept-Îles, Côte-Nord
Projet : Mishta Shipu (drame)

L’histoire de Metshu un autochtone de 35 ans, se déroule sur un fond de conflit territorial entre une pourvoirie et une nation autochtone qui navigue sur la rivière Mishta Shipu depuis des millénaires. Lorsque son fils est accidentellement tué par le fils du propriétaire de la pourvoirie et met en danger le reste de sa famille, Metshu entreprend de se venger. Veut-il vraiment venger la mort de son fils ou fait-il plutôt porter le blâme des injustices que subit son peuple depuis des centaines d’années sur une seule personne?

Yves Whissell
St-Émile-de-Suffolk, Outaouais
Projet : Ça ne dure qu’un temps (comédie populaire)

À la suite d’une rencontre torride d’un soir avec une femme dont il ignore le nom, un homme, devenu père, se retrouve avec un nouveau-né qui passe du biberon à l’âge adulte en l’espace d’une journée.

Prix offerts

Le grand prix Cours écrire ton court, d’une valeur d’environ 130 000 $, permettra au projet lauréat un passage accéléré en production. Par ailleurs, la SARTEC remettra une bourse de 2000 $ au scénario le plus achevé en français, autre que celui couronné du grand prix et le Bureau du cinéma au Saguenay offrira une bourse de 2000 $ au scénario ayant le mieux incarné la régionalité dans ses lieux, son histoire ou ses personnages.

Partenaires

La tenue de Cours écrire ton court est possible grâce à la collaboration des Rendez-vous Québec Cinéma, du Festival REGARD, de la SARTEC ainsi que de L’inis comme partenaire de formation, avec le soutien de Post-ModerneSLA LocationBande à part, le cabinet d’avocats Lussier & KhouzamLa Fabrique culturelle,  la plateforme culturelle numérique de Télé-Québec et le programme On tourne vert, administré par le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. De nouveaux partenaires s’ajoutent pour l’édition 100 % région : le Bureau du cinéma du SaguenayLa bande SonimageParaloeil et Coop Spira.

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L’ONF aux RVQC 2023 : 13 productions et coproductions sélectionnées, dont trois présentées en première québécoise

L’ONF aux RVQC 2023 : 13 productions et coproductions sélectionnées, dont trois présentées en première québécoise

Des œuvres de cinéastes émérites et de la relève, qui explorent des réalités sociales et identitaires

L’Office national du film du Canada prendra part aux 41es Rendez-vous Québec Cinéma (RVQC) avec 13 productions et coproductions, dont trois seront présentées en première québécoise et en compétition : le long métrage documentaire L’Ordre secret de Phil Comeau ainsi que le moyen métrage Croque-mort. C’est beau la vie ! de Georges Hannan et le court métrage Assez French d’Alexis Normand.

La sélection de l’ONF aux RVQC, soit deux longs métrages documentaires, un moyen métrage documentaire, trois courts métrages documentaires et sept courts métrages d’animation, ces derniers tous présentés en compétition, est signée à la fois par des cinéastes émérites et de la relève et présente des perspectives sociales et identitaires selon une grande diversité d’approches. Véritable rétrospective annuelle du cinéma québécois, les RVQC se tiendront du 22 février au 4 mars 2023 à Montréal.

Les faits en bref

Compétition – Meilleur film franco-canadien

  • L’Ordre secret de Phil Comeau (ONF, en collaboration avec Unis TV, 85 min) – PREMIÈRE QUÉBÉCOISE

Le cinéaste acadien Phil Comeau fait toute la lumière sur l’Ordre de Jacques-Cartier, une puissante société secrète qui, de 1926 à 1965, a infiltré tous les secteurs de la société canadienne. Ce faisant, il brosse un tableau saisissant des luttes sociales et politiques des minorités francophones du Canada, un combat qui trouve un écho encore aujourd’hui. Le film a fait sa première mondiale au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA), où il a reçu une mention spéciale du jury et le prix Coup de cœur du public, en plus de connaître une sortie en salle couronnée de succès en Atlantique.

  • Croque-mort. C’est beau la vie ! de Georges Hannan (ONF, 52 min) – PREMIÈRE QUÉBÉCOISE

Les croque-morts sont tout sauf lugubres ; ils sont drôles, généreux, dévoués. On partirait volontiers en vacances avec eux, mais, pas de chance, ils ne connaissent jamais de temps mort. Le film a fait sa première mondiale au FICFA, où il a remporté le prix La Vague Léonard-Forest de la meilleure œuvre acadienne, moyen ou long métrage.

  • Assez French d’Alexis Normand (ONF, 18 min) – PREMIÈRE QUÉBÉCOISE

Au chalet familial, l’auteure-compositrice-interprète Alexis Normand entremêle des extraits de vieux films maison et des conversations actuelles pour mettre en relief les combats et les victoires que comporte la reconquête de son identité canadienne francophone dans les Prairies. Assez French a été sélectionné au Cinéfest Sudbury et au festival Cinema on the Bayou, en Louisiane, et sera présenté en mars aux Rendez-vous de la Francophonie, dont la cinéaste est la porte-parole cette année. Le film est également en compétition pour le Prix du meilleur court métrage documentaire aux RVQC.

Long métrage documentaire

  • En attendant Raif de Patricio Henriquez et Luc Côté (Macumba média/ONF, en collaboration avec Radio-Canada, 150 min)

Récit tragique d’une famille brisée par l’acharnement d’une monarchie absolue, En attendant Raif suit de l’intérieur, pendant huit ans, le combat inspirant d’Ensaf Haidar pour faire libérer son mari, le célèbre prisonnier d’opinion Raif Badawi. Le film a fait sa première mondiale au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue et, dans la foulée, a connu une sortie en salle à Montréal, à Québec et à Sherbrooke. Certains des protagonistes du film participeront à la table ronde Quand le privé devient public : la parole aux personnes filmées en documentaire, organisée par les RVQC le lundi 27 février à 18 h.

Courts métrages documentaires

Au Upstairs Jazz Bar avec David Amram d’Alanis Obomsawin (ONF, 16 min)

Dossier de presse : espacemedia.onf.ca/epk/david-amram

Le film, signé par l’une des plus éminentes documentaristes du Canada, a connu sa première mondiale au Festival international Présence autochtone 2022.
Linda Rabin : tout est mouvement de Christine Chevarie-Lessard (ONF, 4 min)

Portrait d’une pionnière de la danse moderne au Québec, lauréate d’un Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle.

Compétition – Meilleur court métrage d’animation

  • Ce qui rime avec toxique de Lynn Smith (ONF, 4 min 59 s)

Le film, réalisé par la cinéaste d’animation chevronnée Lynn Smith, a connu sa première mondiale aux Sommets du cinéma d’animation 2022 à Montréal, et sera présenté aux RVQC pour la première fois en version française, notamment assurée par Alanis Obomsawin.

  • Les six films suivants ont été créés par les réalisatrices et réalisateurs émergents de la 13e édition de Hothouse et de la 1re édition d’Alambic, des initiatives issues respectivement des Programmes anglais et français de l’ONF et destinées à la relève en animation. Plusieurs ont été présentés dans les festivals.
  • 100 fantômes de Noncedo Khumalo

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« INVINCIBLE » de Vincent René-Lortie est récompensé au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand

Le film de fiction « INVINCIBLE » de Vincent René-Lortie est récompensé au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand

Invincible de Vincent René-Lortie, produit par Samuel Caron et Élise Lardinois (Telescope Films), a remporté le Prix Spécial du Jury International à la dernière édition du Festival du court métrage de Clermont-Ferrand.

« Ça me touche énormément. J’ai eu l’idée d’écrire Invincible alors que j’étais de passage au festival il y a de ça cinq ans. Recevoir ce prix est la plus belle conclusion que j’aurais pu espérer pour mon film. » – Vincent René-Lortie, réalisateur 

Invincible est le premier film de fiction de Vincent. Le court métrage a voyagé à l’international dans une multitude de festivals tels que le Tirana International Film Festival, le Festival du Nouveau Cinéma (FNC) et le Chicago Children’s Film Festival où il remporte le Prix du meilleur court métrage de fiction.

Le film sera présenté aux Rendez-vous Québec Cinéma à Montréal du 22 février au 4 mars prochain. Le film est distribué par la compagnie de distribution montréalaise h264.

Site web : https://bit.ly/3PtNEyH 

Instagram : https://bit.ly/3WerQsU 

À propos de h264

Fondée à Montréal en 2015, h264 a distribué plusieurs films à succès dont Fauve de Jeremy Comte et Marguerite de Marianne Farley, tous deux nommés aux Oscars® 2019. h264 propose désormais des services d’agrégation pour livrer du contenu sur les grandes plateformes numériques ainsi que des services de découvrabilité afin de mettre de l’avant la visibilité des oeuvres. (www.h264distribution.com)

À propos de Telescope Films

Telescope Films est une entreprise de production cinématographique montréalaise axée autour du développement de voix d’avant-garde à travers l’exploration formelle et narrative qu’offrent tant les formats traditionnels que les nouveaux formats. Fondée en 2017, la jeune entreprise a su déjà récolter un portfolio qui rassemble à la fois des films expérimentaux, des vidéoclips et des oeuvres de fiction traditionnelle reconnus par des institutions, festivals et galas de renommée mondiale telles que Regard, Clermont-Ferrand, le FNC, les Young Directors Awards, les UKMVAs, les JUNOS et Vimeo Staff Picks. Constamment à la recherche de nouvelles manières de repousser les limites du médium audiovisuel, Telescope Films a notamment signé la production d’oeuvres telles que Take Me To A Nice Place (Réalisé par Kristof Brandl, diffusé par HBO Europe), Courage (vidéoclip pour Céline Dion, réalisé par Se Oh) et Wrap Me Up (court-métrage musical de danse réalisé par Vincent René-Lortie et Brittney Canda, reconnu notamment aux UKMVAs et aux JUNOS).

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« SUZANNE ET CHANTAL » de Rachel Graton, le plus populaire du festival Plein(s) Écran(s)

« SUZANNE ET CHANTAL » de Rachel Graton avec BÉATRICE PICARD et ANNE-MARIE CADIEUX enregistre 64 000 vues lors du festival Plein(s) Écran(s) et remporte le Prix du public

Panache Films et Christal Films Productions sont heureuses d’annoncer que le film Suzanne & Chantal réalisé par Rachel Graton a remporté le Prix du public du festival Plein(s) Écran(s) et s’est fortement distingué lors de sa présentation en ouverture où il a enregistré 64 000 vues ce qui en fait le film le plus populaire de cette manifestation en ligne qui célèbre sa 7e année.

Rappelons que la carrière de ce court métrage l’a conduit dans 15 festivals d’ici et internationaux où il a récolté 7 prix et distinctions. Parmi ces derniers, on peut signaler le prix Meilleure actrice pour Anne-Marie Cadieux, du Short Stop International Film Festival 2022 (Roumanie), le prix du public Sépaq et la ention spéciale Grand prix canadien du Festival Regard 2022, le Prix Air Canada et Prix Unis.Tv, ainsi que le prix comédie Juste pour rire lors de Prends ça court 2022. Il a en outre été présenté en ouverture du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue et lors de la Grande soirée du court québécois du festival Cinémania. Il a été sélectionné en France au Off Courts Trouville et à la 24e édition MUSIQUE & CINEMA de Marseille, en Belgique au Festival international du film de comédie de Liège ainsi qu’au Los Angeles Comedy Film Festival 365 : Screening Series.

Au cinéma, Rachel Graton, fait partie de la distribution des longs métrages Miraculum, C’est le cœur qui meurt en dernier et Le répertoire des villes disparues. Elle est présente au petit écran dans Toute la vérité, Nouvelle adresse, Trauma et Au secours de Béatrice. Rachel Graton est aussi de la distribution de la populaire série Les Simone et de la deuxième saison de Faits divers en 2018. En 2020, Rachel tourne dans la série Un lien familial et tient également la vedette dans la série policière Portrait-robotactuellement diffusée sur TVA et dont une deuxième saison est en production. Depuis sa sortie de l’école nationale, elle joue de nombreux rôles au théâtre comme dans Une vie pour deux, présenté à l’Espace Go, On ne badine pas avec l’amour et Assoiffés, au Théâtre Denise-Pelletier, Le prince des jouisseurs au Théâtre du Rideau Vert, Le Tartuffe au Théâtre du Nouveau Monde. Comme auteure, elle obtient le 23e Prix Gratien-Gélinas, et le Prix Marcel-Dubé 2019, ainsi qu’une nomination au Prix Littéraire du Gouverneur Général pour son texte La nuit du 4 au 5 dont elle a réalisé récemment une captation hybride pour Télé-Québec. La même année, elle coscénarise et coréalise le court métrage Manon aime le hockey avec Sarah-Maude Beauchesne.

Suzanne et Chantal sera disponible en février sur Tou.tv, ICI ARTV et Unis.TV.

Suzanne et Chantal est produit par Sébastien Létourneau pour Panache Films et Christian Larouche pour Christal Films avec le soutien financier de la SODEC et la contribution de partenaires d’exception : Cinélume, PostModerne et Désert Blanc.

www.facebook.com/filmspanache
https://www.instagram.com/panache.films/
https://vimeo.com/panachefilms

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L’ONF donne le feu vert à la production de 15 nouvelles œuvres documentaires et d’animation

L’Office national du film du Canada donne le feu vert à la production de 15 nouvelles œuvres documentaires et d’animation

L’Office national du film du Canada a récemment donné le feu vert à 15 nouvelles productions et coproductions, mises en route entre juillet et décembre 2022.

Pour de plus amples renseignements sur ces projets et sur les créations en cours dans les studios de l’ONF, nous vous invitons à consulter la page web Production ONF.

Œuvres documentaires

Combattantes – court métrage
Réalisation : Romane Garant Chartrand
Production : Nathalie Cloutier | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

Combattantes frappe au cœur d’une réalité incessante, mais étouffée : celle des femmes victimes de violence. En maison d’hébergement ou dans les rues, ces femmes se battent dans l’anonymat, entre résilience et résistance.

Les enfants du large – long métrage
Réalisation : Virginia Tangvald
Production : Élaine Hébert et Isabelle Couture (micro_scope) ; Nathalie Cloutier (ONF) | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne

Dans ce film qui explore la vie atypique et tumultueuse du célèbre marin Peter Tangvald, Virginia, sa fille, cherche à comprendre son héritage trouble et à briser le funeste sort qui accable sa lignée.

Fredy – long métrage
Réalisation : Will Prosper
Production : Yanick Létourneau (Peripheria Productions) ; Nathalie Cloutier (ONF) | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne

Montréal-Nord, 2008. Fredy Villanueva est tué par balle lors d’une intervention policière. Revisitant cette tragédie, ce film brosse un portrait inédit des Villanueva et pose un regard politique et social critique sur le Québec d’aujourd’hui.

Les grands débordements – long métrage
Réalisation : Martin Bureau
Production : Nathalie Cloutier | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

L’être humain produit, consomme et possède plus que ses besoins ne le requièrent. La part excédentaire de la production est consumée en loisirs, croyances, luxe, sexe, guerre… Le documentaire de Martin Bureau examine cette « part maudite », comme la désigne l’intellectuel français Georges Bataille, dans un contexte canadien.

Graver l’homme – Arrêt sur Pierre Hébert – court métrage documentaire
Réalisation : Loïc Darses
Production : Marc Bertrand | Studio d’animation du Programme français | 100 % ONF

Ce documentaire met en lumière la démarche singulière de l’artiste, qui s’est démarqué par sa rigueur formelle et sa pratique unique de la gravure sur pellicule et de la création en direct.

The Green Horse – court métrage
Réalisation : Alanis Obomsawin
Production : Alanis Obomsawin et Rohan Fernando | Studio du Québec et de l’Atlantique | 100 % ONF

Puisant dans ses rêves d’enfance, Alanis Obomsawin recrée l’histoire du cheval vert dans la communauté d’Odanak pour que les enfants ayant des besoins particuliers puissent comprendre le langage et l’importance des rêves.

Je m’appelle Daniel – court métrage documentaire d’animation
Réalisation : Daniel Léger
Production : Christine Aubé | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

Utilisant une technique de « fumage », ce court métrage d’animation nous plonge dans la tête de son créateur au moment d’un épisode maniaque, pour nous faire découvrir un pan unique de sa trouble existence.

Lendemains urbains – long métrage
Réalisation : Nadine Valcin
Production : Christine Aubé | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

Comment faire pour que la ville de demain soit inclusive, équitable et accueillante ? Le documentaire explore des pistes proposées ici et ailleurs pour inciter les citoyens et citoyennes à revendiquer un avenir plus prometteur pour leur ville.

Moon Noonk Édouard Beaupré – court métrage
Réalisation : Jessie Short
Production : Christine Aubé | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

Si plusieurs personnes se sont déjà penchées sur la vie et la mort du géant Édouard Beaupré, une membre de sa famille veut maintenant permettre à toute une communauté de se réapproprier son histoire et son identité michifs.

Mulroney – série de quatre épisodes
Réalisation : Matthew Rankin
Production : Pierre-Mathieu Fortin | Studio documentaire du Québec et de la francophonie canadienne et acadienne | 100 % ONF

Signée Matthew Rankin, cette série de quatre épisodes présente l’ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney à travers le prisme de ses apparitions télévisuelles, et dans le contexte des grands événements politiques et culturels de son époque.

The Stand – long métrage
Réalisation : Christopher Auchter
Production : Shirley Vercruysse | Studio de la Colombie-Britannique et du Yukon | 100 % ONF

L’histoire d’une manifestation pacifique et de la façon dont David a tenu tête à Goliath. En 1985, les Haïdas ont mené une campagne en vue de faire cesser l’exploitation forestière sur un territoire qu’ils avaient désigné zone protégée.

There Are No Words – long métrage
Réalisation : Min Sook Lee
Production : Sherien Barsoum et Chanda Chevannes | Studio de l’Ontario | 100 % ONF

There Are No Words est un film sur la famille, la mémoire et l’identité culturelle.

Œuvres d’animation

1983 – court métrage
Réalisation : Hayat Najm
Production : Marc Bertrand | Studio d’animation du Programme français | 100 % ONF

Ce film poétique raconte le traumatisme d’une femme face à la guerre. Les thèmes de la résistance et de la métamorphose sont traités à travers l’identité vacillante de la protagoniste.

Hypersensible – court métrage
Réalisation : Martine Frossard
Production : Marc Bertrand | Studio d’animation du Programme français | 100 % ONF

Hypersensible relate le voyage tumultueux et surréaliste d’une jeune adolescente qui perd ses parents dans un accident de la route. Ce traumatisme la confronte à son hypersensibilité dans sa relation aux autres et au monde.

The Last Glacier – court métrage
Réalisation : Wahid Ibn Reza
Production : Teri Snelgrove | Studio de la Colombie-Britannique et du Yukon | 100 % ONF

Nous voici dans le futur, alors que les êtres humains abandonnent la planète Terre. Ce court métrage d’animation raconte le dernier parcours de trois animaux laissés pour compte.

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Le palmarès du festival Plein(s) Écran(s) 2023 est dévoilé

Le palmarès du festival Plein(s) Écran(s) 2023 est dévoilé

Après avoir célébré pendant une dizaine de jours le court métrage québécois, à travers la diffusion de films mais aussi l’organisation de nombreux événements grand public, Plein(s) Écran(s) dévoile le palmarès de cette édition unique.

Les lauréats des différents prix ont été désignés en direct et en ligne, sur Aire Ouverte.québec.

Tous les films gagnants seront rediffusés gratuitement ce week-end, sur la page FacebookInstagram et le site internet de Plein(s) Écran(s).

Une cérémonie pleine de surprises et de nouveautés

Le public était nombreux à répondre présent pour assister à cette remise de prix inédite. En effet, en plus des prix habituels, de nouveaux ont été créés cette année pour récompenser les films régionaux, l’audace mais aussi les scénaristes.

Le suspense a pris fin avec le dévoilement des grand.e.s gagnant.e.s. Le jury officiel, composé par Julianne Coté, actrice et scénariste, Nour Belkhiria, actrice, et Marc-Antoine Lemire, réalisateur et scénariste, a attribué la majorité des prix.

Le palmarès Plein(s) Écran(s) 2023

Voici les grand.e.s gagnant.e.s de la compétition officielle, présentée par la Fabrique culturelle de Télé-Québec :

  • Le Grand Prix Plein(s) Écran(s) présenté par Post-Moderne qui récompense lemeilleur court métrage québécois de la compétition avec une bourse de 1 000 $ en argent et 10 000 $ en services de post-production a été décerné à la comédie Piscine Pro de Alec Pronovost. “Un tour de force qui allie drôlerie, vision assumée et interprétations solides, le tout élevé par un montage dangereusement efficace” selon le jury officiel.
  • Le jury a été particulièrement sensible au film animé Pas de titre de Alexandra Myotte, “une proposition intrigante et une approche singulière, pour un film complètement unique et libre qui réussit à la fois à allier humour et images d’une grande poésie”. Le court métrage remporte ainsi le Prix Coup de cœur du Jury, présenté par Grandé Camera et qui offre 10 000 $ en services de location d’équipement;
  • Présenté par Spira, le Prix du meilleur film régional (10 000 $ en services) revient au film si touchant de Simon Laganière, Mimine. Le jury a été particulièrement touchée par la complicité de ce duo père-fils;
  • le Prix Yes Sir! Madame , présenté par la Coop Vidéo de Montréal pour la démarche la plus  originale (bourse de 1000 $), revient à Sikiitu de Gabriel Allard Gagnon. “Un film à l’ambition plus grande que nature, déstabilisant et nécessaire, qui s’intéresse aux vrais drames de ses personnages, sans tenter de les marginaliser” souligne le jury officiel.
  • Le Prix du meilleur scénario présenté par la Sartec (Société des auteurs de radio, télévision et cinéma), avec une récompense de 1 000$, a été attribué à l’intriguant Opération Carcajou de Nicolas KriefLe jury s’est arrêté sur un film aussi divertissant qu’intelligent, porté par une écriture habile d’une grande efficacité;
  • Remis par le jury composé d’Alexa-Jeanne Dubé (comédienne et réalisatrice), Laurent Ulrich (directeur photo) et Pascale Rousseau (scénariste, réalisatrice et directrice artistique), le Prix des Pairs présenté par le BEAM  (Bureau Estrien de l’audiovisuel et du multimédia) revient au délicieux film In the Jam Jar, “pour son propos universel habilement amené, l’audace de sa forme et sa pertinence, sa grande poésie et son regard profondément sensible”. Le prix est accompagné de 5 000 $ en service et 1 an d’abonnement.
  • Présenté par La Caisse Desjardins de la Culture avec une bourse de 1 000 $ à la clé,In the Jam Jar de Colin Nixon a également  gagné le Prix de la relève, attribué par le jury étudiant : “Ce film démontre à la fois une audace d’un point de vue formel, en ce qui à trait à la magnifique direction de la photographie, et une grande justesse dans le propos, en conservant une humilité narrative et en évoquant une thématique difficile de manière subtile.”

Les lauréats des Prix du public et Prix Impressions seront quant à eux dévoilés ce samedi sur les réseaux sociaux et le site internet de Plein(s) Écran(s).

Une première soirée Kino Kabaret réussie avec de nombreux prix

Le 21 janvier dernier, Plein(s) Écran(s) organisait son tout premier Kino Kabaret festif au Cinéma Moderne. Au cours de la soirée, le public a sacré Émilie Sigouin grande gagnante du défi officiel avec son film Petit Lion. Le festival Off-courts de Trouville a quant à lui convié Vincent Eychenne à la prochaine édition du festival en Normandie pour sa proposition de chanson audacieuse,Au-delà des résolutions. Concernant le défi grand publicPlein(s) Écran(s) a attribué un prix à Hugo Sigwalt, Ribo et Teddy Armagnac pour leur court Allen Cooper.

« C’était un peu un saut dans le vide de se lancer dans une soirée Kino Kabaret et on a été plus que surpris.e.s par la réponse enthousiaste des cinéastes et surtout la qualité des films! On ne remerciera jamais assez le Cinéma Moderne et Kino Montréal pour leur soutien. Quelle belle façon de rendre hommage au merveilleux festival Off-Courts de Trouville qui a signé notre Carte blanche cette année ! » indique Ariane Roy-Poirier, Directrice générale de Plein(s) Écran(s).

 

Pour en savoir plus rendez-vous sur les lauréat rendez-vous sur :

 pleinsecrans.com

Pleins Écrans

@pleinsecrans

A propos de Plein(s) Écran(s)

Plein(s) Écran(s) est un organisme de diffusion 100 % en ligne depuis 2016, dont la mission est la découvrabilité et la démocratisation du contenu court auprès du grand public par la promotion et le rayonnement des talents du court métrage au Québec, en région et à l’international. Ses différentes activités ont pour but de se servir de l’interactivité et l’immense portée des réseaux sociaux et des nouvelles initiatives innovantes pour offrir au court métrage une vitrine exceptionnelle.

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RAPPEL – Téléfilm Canada vous transmet l’Appel d’inscriptions pour Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

Téléfilm Canada vous fait parvenir l’Appel d’inscriptions pour Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

APPEL D’INSCRIPTIONS
Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

Cannes, France, 4 jours la seconde semaine du Marché du film de Cannes – 16 au 24 mai, 2023 (dates exactes à confirmer)
(Courts métrages canadiens, tous genres)

Téléfilm Canada accepte présentement des soumissions de courts métrages pour la 13e édition de son programme CANADA : TALENT TOUT COURT à Cannes, une vitrine commerciale présentée au  Short Film Corner en présentiel 2023.

Talent tout court est une initiative de Téléfilm Canada qui présente une sélection de nouveaux courts métrages canadiens sur les marchés internationaux. Les films sélectionnés seront projetés au Short Film Corner, une composante du Marché de Cannes qui se déroule parallèlement au Festival de Cannes.

Cette vitrine vise à accroître la visibilité des nouveaux courts métrages canadiens et à promouvoir les talents auprès des délégués de l’industrie inscrits sur les marchés internationaux, notamment les acheteurs et les programmateurs de festivals.

Les films sélectionnés bénéficieront d’une campagne de promotion développée par Téléfilm Canada pour assurer leur visibilité. Sous le dénominatif «Canada : Not Short on Talent», votre film sera mis en valeur dans le catalogue du Short Film Corner, ainsi que sur la VideoLibrary de Cannes Court Métrage.

Pour une deuxième année, si votre film est sélectionné, vous aurez accès à des formations développées par le Short Film Corner et spécifiquement dédiées à notre cohorte. Grâce aux 2 accréditations offertes à votre équipe, vous aurez également accès à la programmation du marché du court (en présentiel): projections, ateliers, conférences et plus encore.

Éligibilité
Processus de sélection
Critères de sélection

Date limite d’inscription: 10 février 2023

RENSEIGNEMENTS

Pour de plus amples renseignements sur cette initiative, veuillez communiquer avec Clémence Bradley

Pour des questions concernant l’inscription, veuillez communiquer avec Thais Gomez.

PROMOTION ET COMMUNICATIONS
Téléfilm Canada, Montréal
DL-Festivals@telefilm.ca
1-800-567-0890

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En lice pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation : « THE FLYING SAILOR », de Wendy Tilby et Amanda Forbis

« The Flying Sailor (Le matelot volant) », de Wendy Tilby et Amanda Forbis, en lice pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation 

Une 77e nomination pour un film de l’ONF, une 4e pour Wendy Tilby et une 3e pour Amanda Forbis! 

Le film d’Amanda Forbis et Wendy Tilby The Flying Sailor (Le matelot volant), produit par l’Office national du film du Canada, obtient une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleur court métrage d’animation (Best Animated Short Film).

Citations

« Nous sommes absolument soufflées par cette formidable nouvelle et, comme notre matelot, nous planons littéralement ! Nous ne saurions trop remercier l’Office national du film du Canada de nous avoir apporté un indéfectible soutien et de faire en sorte, avant tout, que des films comme le nôtre puissent voir le jour. Nous partageons cet honneur avec une équipe de création exceptionnelle, en particulier le producteur David Christensen et le concepteur du son Luigi Allemano. »  – Wendy Tilby et Amanda Forbis

« Félicitations à Wendy Tilby et Amanda Forbis, au producteur David Christensen et à l’équipe qui a contribué à mener The Flying Sailor à bon port. L’excellence de l’ONF en animation remonte aux pionniers qu’ont été Norman McLaren et Evelyn Lambart, et à la tradition qu’ils ont instaurée au chapitre de l’innovation et de l’expérimentation. L’ONF a aujourd’hui la fierté d’être le lieu de création privilégié de cinéastes d’animation et de conteuses et conteurs visionnaires venus de tous les coins du pays et du monde. »  – Suzanne Guèvremont, commissaire du gouvernement à la cinématographie et présidente de l’Office national du film du Canada

À propos du film

The Flying Sailor est inspiré de l’étonnante et véridique histoire d’un homme soufflé dans les airs sur deux kilomètres par l’explosion de 1917 à Halifax, la plus puissante explosion accidentelle non nucléaire que le monde ait connue.

La 95e cérémonie de remise des Oscars se tiendra le dimanche 12 mars 2023 au Dolby Theatre du centre Ovation Hollywood. Elle sera télévisée en direct sur la chaîne ABC, ainsi que dans plus de 200 régions du monde.

Le 25 février prochain, le film sera également en lice dans la catégorie Meilleur court métrage d’animation (Best Animated Short Subject) lors de la 50e cérémonie de remise des prix Annie, lesquels saluent l’excellence dans le domaine de l’animation.

À propos de la nomination

Il s’agira d’une troisième présence aux Oscars pour le duo d’animatrices de Calgary Amanda Forbis et Wendy Tilby. Leurs collaborations précédentes, When the Day Breaks (1999) et Une vie sauvage (2011), leur ont en effet déjà valu des sélections dans la catégorie Meilleur court métrage d’animation. Wendy Tilby a également eu cet honneur pour Cordes (1991), qu’elle a réalisé à titre individuel.

Les productions et coproductions de l’ONF ont maintenant obtenu 77 nominations aux Oscars, un record pour un organisme de cinéma établi en dehors de Hollywood. Elles ont en outre remporté la prestigieuse statuette à 12 reprises.

Voir le fil

En ligne :

Au Festival du film de Sundance :

  • Présentation en salle les 24 et 29 janvier, et en ligne du 19 au 29 janvier.

Dans le cadre du palmarès Canada’s Top Ten du TIFF :

  • The Flying Sailor figurera au programme des courts métrages présenté au Cinéma 3 du TIFF Bell Lightbox, à Toronto, le samedi 28 janvier à 13 h.

Faits en bref

The Flying Sailor (Le matelot volant), Wendy Tilby et Amanda Forbis (7 min 45 s)
Production et production exécutive : David Christensen

  • En 1917, deux navires entrent en collision dans le port de Halifax, provoquant l’explosion accidentelle la plus importante de l’histoire. Parmi les comptes rendus tragiques de la catastrophe figure l’étonnante histoire d’un marin qui se trouvait alors sur les quais. Soulevé par le souffle de l’explosion, il retombe à deux kilomètres du port, complètement dénudé, mais sain et sauf. The Flying Sailor est une réflexion sur sa trajectoire.
  • S’appuyant sur des témoignages de chocs traumatiques et d’expériences de mort imminente, les animatrices Wendy Tilby et Amanda Forbis se penchent sur ces moments cataclysmiques qui nous arrachent à notre parcours, nous mettent à nu et bouleversent notre perspective. En suspendant le marin dans un état de mort imminente, le film observe ces choses de la vie qui sont à la fois fugitives, profondes et tout à fait insignifiantes.
  • The Flying Sailor a été présenté en première mondiale au Festival international du film d’animation d’Annecy 2022, en France, en première nord-américaine au Festival international du film de Toronto et en première états-unienne au Festival du court métrage de New York.

Prix et distinctions décernés au film à ce jour 

Actuellement en lice pour un prix Annie dans la catégorie Meilleur court métrage d’animation, le film a jusqu’à présent remporté neuf prix et distinctions :

  • Meilleur film basé sur un personnage, Festival d’animation de Los Angeles ;
  • Meilleure œuvre expérimentale, Festival d’animation de Los Angeles ;
  • Meilleur court métrage d’animation, Festival du court métrage de New York ;
  • Prix de la meilleure animation canadienne remis par l’Institut canadien du film, Festival international d’animation d’Ottawa ;
  • Meilleur court métrage d’animation, Festival international du film de Calgary ;
  • Prix Silver du meilleur court métrage canadien, Festival du film Toronto After Dark ;
  • Prix du public, décerné aux 10 films étrangers préférés, Festival international du court métrage de São Paulo ;
  • Meilleur film narratif, Countryside Animafest Cyprus, Chypre ;
  • Mention honorable – Prix du public du meilleur court métrage canadien, Festival international d’animation indépendante GIRAF 2022, Calgary.

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Le Prix collégial du cinéma québécois dévoile les films finalistes de sa 12e édition!

Le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ) dévoile les films finalistes de sa 12e édition!

Le Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ) est heureux de dévoiler les films finalistes de sa 12e édition. En plus des cinq longs métrages traditionnellement sélectionnés, le PCCQ innove cette année en ajoutant un nouveau volet de cinq courts métrages d’ici, en collaboration avec le festival Plein(s) Écran(s). Au total, 10 films qui feront jaser au cours des prochaines semaines et deux prix seront remis.

Les longs métrages en lice cette année sont Arsenault & Fils de Rafaël Ouellet, Babysitter de Monia Chokri, Falcon Lake de Charlotte Le Bon, Un été comme ça de Denis Côté et Viking de Stéphane Lafleur. Du côté des courts métrages, on retrouve À la vie à l’amor de Émilie Mannering, La main gauche de Maxime Robin, La théorie Lauzon de Marie-Josée Saint-Pierre, Oasis de Justine Martin et Simo de Aziz Zoromba.

Les deux œuvres gagnantes seront dévoilées le 1er avril, suivant une délibération par les représentant·e·s de 54 cégeps à l’Hôtel Pur de Québec. L’an dernier, le film Souterrain de Sophie Dupuis a remporté les honneurs. La cinéaste était présente lors du dévoilement des finalistes de cette 12e édition, où elle a pu recevoir son prix.

Les 10 films dans la course au PCCQ 2023 ont été choisis avec soin par un jury de spécialistes du cinéma. Le jury longs métrages était composé de Claude Chabot (professeur de cinéma à la retraite), Helen Faradji (critique de cinéma), Mario Fortin (ancien président-directeur général des cinémas Beaubien, du Parc et du Musée) et Paul Landriau (directeur de la programmation du Festival de cinéma de la ville de Québec). Le jury court métrage rassemblait Ariane Roy-Poirier (directrice générale de Plein(s) Écran(s)), Paule Beaudoin (cinéaste, enseignante au collégial et membre du comité organisateur du PCCQ) ainsi que Mélissa Bouchard (directrice de la programmation du Festival Regard). Le PCCQ est fier de retrouver la marraine de l’événement, la cinéaste Micheline Lanctôt, pour une 12e année.

« Pour cette nouvelle édition du Prix collégial du cinéma québécois, notre comité organisateur s’est de nouveau surpassé en recrutant 54 cégeps participants. De son côté, notre comité de sélection a eu la tâche difficile de sélectionner cinq longs métrages parmi la très grande variété de films de l’année 2022. La nouveauté de cette 12édition? Les courts métrages! Cinq œuvres qui pourront également être visionnées et débattues par les étudiant·e·s. Grâce au dévouement et à l’enthousiasme d’un corps enseignant toujours aussi motivé, nous aurons une édition 2023 grandiose, enfin libérée du virus. Cette 12édition s’annonce tout aussi excitante, riche et importante que les précédentes et je suis honorée d’en être toujours la marraine. Longue vie au PCCQ! » – Micheline Lanctôt, marraine

« Québec Cinéma a l’honneur de parrainer le Prix collégial du cinéma québécois pour une 12e édition. Depuis les débuts du PCCQ, nous reconnaissons la pertinence et l’importance de cette initiative menée par un groupe de professeur·e·s des plus investi·e·s qui propagent leur passion avec fougue auprès des étudiant·e·s à travers les cégeps du Québec. C’est avec enthousiasme que nous soutenons cette si belle initiative portant toute l’effervescence et la beauté de notre cinéma québécois aux nouvelles générations, jeunes cinéphiles fervent·e·s de découverte. Nous avons très hâte de découvrir les grandes œuvres québécoises finalistes et de vous recevoir le 24 février pour la grande discussion avec les cinéastes aux Rendez-vous Québec Cinéma » – Sylvie Quenneville, directrice générale de Québec Cinéma

Rappelons que le PCCQ est né du désir de célébrer le cinéma d’ici en le plaçant au centre des regards de la communauté collégiale. Pour ce faire, des étudiant·e·s d’une cinquantaine de cégeps sont invité·e·s à visionner les films, puis à les critiquer, tout en échangeant leur point de vue avec leurs camarades. Des délibérations panquébécoises se tiendront à la fin mars afin de choisir les deux films préférés des représentant·e·s de chaque institution. Une belle façon pour ces jeunes de s’intéresser au cinéma d’ici, d’aiguiser leur sens critique et de faire des rencontres intéressantes!

Pour ne rien manquer de la 12e édition du Prix collégial du cinéma québécois : #PCCQ2022

Facebook | Instagram | Vimeo | prixcollegialducinema.ca

Le Prix collégial du cinéma québécois est rendu possible grâce aux partenaires suivants : Téléfilm Canada, la SODEC, le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, Québec Cinéma, les Rendez-vous Québec Cinéma, l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), le Cinéma Beaubien, Mediafilm, 24 imagesSéquences et Ciné-Bulles et l’Institut national de l’image et du son (L’inis). Nous remercions également les distributeurs des films sélectionnés : Sphère Films, Maison 4:3, Les Films Opale, h264, SPIRA et Travelling.

Le Prix collégial du cinéma québécois est une fête du cinéma québécois vécue à travers toute la province, dans chacun des cégeps participants, avec pour point culminant la désignation des rois de la fête, deux films (un long et un court)  élus comme étant les coups de coeur des cégépien·ne·s! Le PCCQ est né en 2012 de l’initiative de professeur·e·s de cégep désirant partager leur passion du cinéma québécois.

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Téléfilm Canada vous transmet l’Appel d’inscriptions pour Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

Téléfilm Canada vous fait parvenir l’Appel d’inscriptions pour Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

APPEL D’INSCRIPTIONS
Cannes 2023 | TALENT TOUT COURT à Short Film Corner

Cannes, France, 4 jours la seconde semaine du Marché du film de Cannes – 16 au 24 mai, 2023 (dates exactes à confirmer)
(Courts métrages canadiens, tous genres)

Téléfilm Canada accepte présentement des soumissions de courts métrages pour la 13e édition de son programme CANADA : TALENT TOUT COURT à Cannes, une vitrine commerciale présentée au  Short Film Corner en présentiel 2023.

Talent tout court est une initiative de Téléfilm Canada qui présente une sélection de nouveaux courts métrages canadiens sur les marchés internationaux. Les films sélectionnés seront projetés au Short Film Corner, une composante du Marché de Cannes qui se déroule parallèlement au Festival de Cannes.

Cette vitrine vise à accroître la visibilité des nouveaux courts métrages canadiens et à promouvoir les talents auprès des délégués de l’industrie inscrits sur les marchés internationaux, notamment les acheteurs et les programmateurs de festivals.

Les films sélectionnés bénéficieront d’une campagne de promotion développée par Téléfilm Canada pour assurer leur visibilité. Sous le dénominatif «Canada : Not Short on Talent», votre film sera mis en valeur dans le catalogue du Short Film Corner, ainsi que sur la VideoLibrary de Cannes Court Métrage.

Pour une deuxième année, si votre film est sélectionné, vous aurez accès à des formations développées par le Short Film Corner et spécifiquement dédiées à notre cohorte. Grâce aux 2 accréditations offertes à votre équipe, vous aurez également accès à la programmation du marché du court (en présentiel): projections, ateliers, conférences et plus encore.

Éligibilité
Processus de sélection
Critères de sélection

Date limite d’inscription: 10 février 2023

RENSEIGNEMENTS

Pour de plus amples renseignements sur cette initiative, veuillez communiquer avec Clémence Bradley

Pour des questions concernant l’inscription, veuillez communiquer avec Thais Gomez.

PROMOTION ET COMMUNICATIONS
Téléfilm Canada, Montréal
DL-Festivals@telefilm.ca
1-800-567-0890

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2 films québécois distribués par h264 à la Berlinale

2 films québécois, « Gaby les collines » et « Simo », distribués par h264 à la Berlinale

Les courts métrages québécois Gaby les collines de Zoé Pelchat-Ouellet, produit par Véronique Charbonneau (Papillon Films), et Simo de Aziz Zoromba, produit par Rosalie Chicoine Perreault (scara—b), sont sélectionnés en compétition officielle à l’édition 2023 de la Berlinale.

La prochaine édition de la Berlinale aura lieu du 16 au 26 février 2023.

Gaby les collines y vivra sa première mondiale au festival. Le dernier film de Zoé Pelchat, Lune, a voyagé dans une multitude de festivals tels que le Festival International du Court Métrage de Clermont-Ferrand, le Vancouver International Film Festival et Aspen ShortFest.

Simo, qui vivra sa première européenne au festival, est le premier court métrage de fiction de Aziz Zoromba. Avec cette œuvre, Aziz a déjà remporté le prix du Meilleur court métrage de fiction canadien à Toronto International Film Festival (TIFF) ainsi que le Prix du public au Festival du Nouveau Cinéma (FNC).
Simo sera également présenté à Sundance du 19 au 29 janvier 2023.

D’autres sélections en festival pour Gaby les collines et Simo seront annoncées sous peu. Les films sont distribués par la compagnie de distribution montréalaise h264.

GABY LES COLLINES
Site web : https://bit.ly/3CUS1NT

SIMO
Site web : https://bit.ly/3ULM38p
Instagram : https://bit.ly/3iR12QZ

À propos de h264

Fondée à Montréal en 2015, h264 a distribué plusieurs films à succès dont Fauve de Jeremy Comte et Marguerite de Marianne Farley, tous deux nommés aux Oscars® 2019. h264 propose désormais des services d’agrégation pour livrer du contenu sur les grandes plateformes numériques ainsi que des services de découvrabilité afin de mettre de l’avant la visibilité des oeuvres. (www.h264distribution.com)

À propos de Papillon Films

Papillon Films a été fondé en 2021 par la productrice Véronique Charbonneau, afin de donner vie aux projets qui lui tiennent à cœur et de cultiver un dialogue créatif avec les cinéastes qui l’inspirent. Forte de l’expérience en télévision et en websérie de sa présidente (Six Degrés, Pour toi Flora, Dominos), la jeune compagnie s’applique à développer et à produire des projets de fiction profondément humains et sensibles, amenés à l’écran de manière audacieuse. Ses deux premiers courts métrages sortiront en 2023: Échos de Sophie B. Jacques et Gaby les collines de Zoé Pelchat, dont la première mondiale aura lieu à la Berlinale en février prochain.

À propos de scara—b

Basée à Montréal, scara—b est une jeune compagnie produisant de la fiction et du documentaire d’auteur. Nos œuvres créatives et impliquées témoignent de notre désir profond de capter les différentes expériences humaines, transcendant frontières et cultures. En seulement deux ans, nos productions ont été reconnues mondialement et présentées dans de prestigieux festivals tels que Sundance, TIFF, Slamdance, Palm Springs, Camerimage, etc. Notre dernière production SIMO (Aziz Zoromba, 2022) a récemment remporté le prix du meilleur court-métrage Canadien au TIFF. (https://scarabfilms.ca)

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ONF – Portes ouvertes le 1er février 2023 – Invitation aux membres de l’industrie

INVITATION AUX MEMBRES DE L’INDUSTRIE 

PORTES OUVERTES à l’OFFiCE NATIONAL DU FILM du CANADA

Le 1er février 2023 – Inscription requise

Une occasion de découvrir les nouvelles installations techniques de L’Espace ONF

L’ONF convie les membres de l’industrie audiovisuelle et culturelle à une visite guidée de son nouveau siège social situé à l’Îlot Balmoral, au cœur du Quartier des spectacles, à Montréal, où l’ONF est installé depuis l’automne 2019.

À votre tour de découvrir l’un des plus grands laboratoires de création, complètement intégré, en compagnie d’artistes ainsi que d’expertes et d’experts passionnés.

D’une durée de 90 minutes, cette visite lèvera le voile sur les studios réputés, les nouvelles installations techniques, l’Espace ONF, la salle de cinéma Alanis-Obomsawin et plus encore.

Lien vers le module d’inscription :

https://www.eventbrite.ca/e/billets-portes-ouvertes-a-lonf-nfb-open-house-488766603067

Vivez l’ONF de l’idée à l’écran !

 

SODEC – Le court québécois présenté au Festival et Marché du court métrage de Clermont-Ferrand 2023

SODEC – Le court québécois présenté au Festival et Marché du court métrage de Clermont-Ferrand 2023

Cinq courts métrages du Québec se retrouvent dans la programmation et la sélection officielle du prochain Festival du court métrage de Clermont-Ferrand (27 janvier au 4 février). Du côté du Marché du film court de Clermont-Ferrand, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) présentera un programme de huit courts métrages d’ici intitulé Nous sommes ici (We are here).

Le Québec en programmation et sélection officielle

En sélection officielle, deux courts québécois seront de la compétition internationale, soit Des voisins dans ma cour (réalisé par Eli Jean Tahchi, produit et distribué par Les Films de l’Autre) et Invincible (réalisé par Vincent René-Lortie, produit par Telescope Films et distribué par h264). La catégorie Jeune public comptera elle aussi deux courts québécois : le film d’animation Harvey de Janice Nadeau (coproduit par l’Office national du film du Canada (ONF) et Folimage (France) et distribué par l’ONF) et Oasis de Justine Martin (produit par Déjà Vu Productions et distribué par Travelling).

Enfin, la rétrospective thématique 2023 du festival a pour thème « libido ». Le court Caresses magiques – Doux Jésus de Lori Malépart-Traversy (produit et distribué par l’ONF) fait partie de la programmation de cette rétrospective.

Le Québec au Marché

Les professionnels internationaux accrédités pourront découvrir Nous sommes ici (We are here), un programme de huit courts métrages québécois diversifiés et inédits, colligé par la SODEC. Ce programme de 100 minutes devrait surprendre, émouvoir et secouer les spectateurs; les œuvres présentées abordant magnifiquement et crûment des thèmes comme les dérives de l’économie, la colonisation, l’écologie, les relations sociales et la toxicomanie.

Cette vitrine vise à accroître la visibilité à l’échelle internationale des courts métrages d’ici et à mettre en valeur les créateurs québécois auprès des acheteurs, diffuseurs et programmateurs de festivals.

Les films du programme Nous sommes ici (We are here) sont :

  • C’est dangereux la mort, ça pourrait faire mal, documentaire de Mariane Béliveau, produit par Les Films de l’Autre, distribué par Spira
  • Dinosauria, We, court expérimental de Maxime-Claude L’Écuyer, produit et distribué par Tulp Films
  • D’où viennent les lapins, animation de Colin Ludvic Racicot, produit par Studio Niloc, distribué par h264
  • I Used to Live There, fiction de Ryan McKenna, produit par Pacific Avenue Films, distribué par La Distributrice de films
  • Les Rois, fiction d’Olivier Côté, produit par Coop Vidéo de Montréal, distribué par Travelling
    • Grand gagnant de l’édition 2021-2022 du concours Cours écrire ton court, organisé par la SODEC
  • Manitushiss, essai poétique de Réal Junior Leblanc, produit et distribué par Wapikoni
  • One of the Boys, fiction de Myriam Guimond, produit par Aléas Films, distribué par Welcome Aboard
  • Zug Island, documentaire de Nicolas Lachapelle, production indépendante de Guillaume Collin et Nicolas Lachapelle, distribué par Les Films du 3 Mars

SODEC_Lab

La SODEC organise un SODEC_Lab dans le contexte de Clermont-Ferrand qui permettra à une vingtaine de professionnels (réalisateurs, producteurs et distributeurs) émergents du Québec de se rendre au Festival et au Marché.

Un programme d’ateliers, de rencontres et de sessions de réseautage est prévu en amont et pendant la manifestation afin de permettre aux participants d’expérimenter les marchés internationaux, développer ou consolider des relations avec des programmateurs et des acheteurs étrangers, et favoriser des échanges culturels.

LOJIQ

La SODEC et Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) contribuent à la présence des participants québécois.

À propos de la SODEC

La SODEC a pour mandat de promouvoir et de soutenir le développement des entreprises culturelles au Québec et à l’étranger dans les secteurs de l’audiovisuel, du livre, de l’édition, des métiers d’art, du marché de l’art, de la musique et du spectacle. La SODEC a également le mandat de protéger et de mettre en valeur un parc immobilier patrimonial de 32 immeubles, reflet de l’identité québécoise.

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Programmation hiver 2023 à la Société des arts technologiques (SAT)

La SAT annonce le lancement de sa saison d’hiver 2023 avec une programmation riche en expériences immersives novatrices, à la croisée d’une multitude de disciplines artistiques

Parallèles — Programme de dix courts-métrages immersifs

Satosphère → jusqu’au 17 février

Les lendemains d’hier — Benjamin Muzzin et Hendrik Van Boetzelaer

La SAT présente ses coups de cœur immersifs. Les courts-métrages sélectionnés plongent dans des imaginaires, des souvenirs et des rêves à travers différentes temporalités, d’un passé révolu jusqu’à un univers rétro-futuriste. Entre vues microscopiques et paysages cosmiques, ces films explorent les possibilités illimitées de l’esprit et de l’univers.

Brèche — Sébastien Labrunie (FR) Une plongée à travers la matière, la lumière et les souvenirs

Isometric — Julius Horsthuis (NL) et Fraction (FR) Une descente dans les abysses

Les lendemains d’hier — Benjamin Muzzin (CH) et Hendrik Van Boetzelaer (CH) Un monde habité de visions rétro-futuristes inspirées de la science-fiction.

La matière des souvenirs — NÉON MINUIT (Léon Denise et Dorian Rigal) (FR) Un itinéraire mental utilisant toutes les échelles du regard humain pour imager le souvenir.

Mémoire concrète — Baron Lanteigne (CA), RXX (FR) et Ganesh Baron Aloir (CA) Un futur surréaliste où la technologie est devenue un vestige du passé.

Monera — Leandro Mandes (BR) Un voyage à travers l’univers invisible des microbiomes qui nous entourent et nous habitent.

Paradoxa — Onionlab (ES) Une expérience de dôme sur le voyage dans le temps.

Polydomous — 4Pi Productions, Janire Najera (UK), Mourad Bennacer (CA) Fragments de vie dans les mondes humain et naturel, soulignant nos connexions et les défis des réseaux interconnectés.

Silkroadia — Fukaso Baba (JP) Si vous voyagez sur la route de la soie, vous ferez peut-être un rêve comme celui-ci. Suivez les images dans votre cerveau pendant votre voyage.

Suprematism — Sergey Prokofyev (DE) Une exploration architecturale et visuelle du mouvement suprématiste, et en particulier de « La dernière exposition futuriste de peinture 0,10 » à Petrograd en 1915-1916.

Infos & billets

Dômesicle — les samedis électro-immersifs

Satosphère → les samedis du 14 janvier au 18 février

Soirée Dômesicle à la SAT – Photo: Sébastien Roy

Série de soirées immersives réunissant DJs et VJs dans la Satosphère, Dômesicle est devenu au fil des ans le rendez-vous incontournable des aficionados de musiques électroniques, avec un party à 360 degrés unique en son genre.

14 janvier – RE:UNION: Moaad BKR – Daura – Weekend Logic +VJs : Isotone – Vlair

21 janvier – Temple Records: Ex-Terrestrial – DJ Medallion – M Salaciak + VJs: Jason Voltaire – Diagraf

28 janvier – Bontempo: The Mole – Gene Tellem – Wheelie Houdini +VJs: Karina Bleau – U+1F624 – Daph4000

4 février – Éditions Appærent: Nadah El Shazly – Liliane Chlela – Lash (live) – Orchestroll (live) +VJs: Myriam Boucher + TiND + Création Ex Nihilo

18 février – Making Time: Claire Rousay (Live) – Priori – Dave P +VJs: Klip Collective

Infos & billets

Cloud Bodies

Satosphère → 31 janvier au 3 février

Cloud Bodies – Photo: Ash KG

Alliant création audiovisuelle en direct et chorégraphie, Cloud Bodies est une performance multidisciplinaire innovante de Allison Moore qui explore le corps en tant que paysage et investigue sa relation avec les espaces virtuels. Employant la capture volumétrique en direct, les mouvements de la danseuse Lucy Fandel sont analysés par des senseurs lors de la performance. Les métadonnées géométriques ainsi recueillies sont traitées et reconstruites dans l’environnement virtuel projeté sur le dôme où le corps et les mouvements de Fandel fusionnent avec des paysages numériques.

Infos & billets

Max Cooper — 3D/AV

Espace SAT → 4 mars

La SAT et MUTEK présentent la nouvelle performance audiovisuelle de Max Cooper..

Rares sont les artistes qui ont réussi à explorer et approfondir l’intersection entre la musique électronique, l’art visuel, la science et la technologie autant que Max Cooper. Ses performances live sont conçues comme des installations et de véritables expériences sonores immersives. Cette fois, Max Cooper présente son tout nouveau projet 3D/AV à la SAT, avec la plus grande surface de projection à ce jour.

Infos & billets

À propos de la Société des arts technologiques [SAT]

Fondée en 1996, la Société des arts technologiques [SAT] est une organisation à but non lucratif dédiée au développement et au soutien de la culture numérique qui combine en ses murs les activités de centre d’artistes, de laboratoire de recherche, d’espace de diffusion et de centre de formation. Rencontre de curiosités et de talents multiples, la SAT est un laboratoire créatif ouvert et un lieu d’apprentissage collectif qui porte la promesse d’explorer la technologie pour lui insuffler plus de sens, de magie et d’humanité.

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Dévoilement de la programmation inédite du 7e festival Plein(s) Écran(s)

Dévoilement de la programmation inédite du 7e festival Plein(s) Écran(s) qui se tiendra du 18 au 29 janvier 2023

Le festival Plein(s) Écran(s) revient pour la septième année consécutive avec une programmation plus qu’alléchante ! Du 18 au 29 janvier, Plein(s) Écran(s) propose une nouvelle fois une offre de films exceptionnelle, diversifiée et gratuite. Pendant une dizaine de jours le public aura accès à 40 films, 3 projections commentées, et une quotidienne, le tout sans bouger du sofa puisque le contenu sera accessible en ligne sur le site ainsi que sur les pages Instagram et Facebook du festival. Allant de la fiction au documentaire en passant par le film animé, il y en aura pour les petit.e.s, les grand.e.s mais aussi pour tous les goûts. 

Une compétition officielle riche et éclectique 

Minutieusement élaborée par la directrice de la programmation et le comité de sélection composé de Dora Moats, Sarra El Abed et Kevin Laforest, la compétition officielle rassemble les 24 meilleurs courts métrages de l’année. 

Et c’est l’exubérant Suzanne et Chantal de Rachel Graton qui, après avoir été présenté à la soirée d’ouverture la veille au cinéma Beaubien, ouvrira le bal le 18 janvier avec les célèbres actrices Béatrice Picard et Anne-Marie Cadieux à l’affiche. Le premier jour, les spectateur.ice.s pourront aussi découvrir La vie heureuse (Amélie Hardy), véritable vitrine des exutoires de notre époque et Tétanos (Alexandre Lefebvre) qui illustre la complexité des liens père/fils de façon poétique. Pour clôturer cette compétition unique, c’est La main gauche de Maxime Robin qui sera à l’honneur, un court métrage coloré et attachant sur l’enfance. 

Avant le clap de fin, les spectateur.ice.s pourront voir à l’écran de nombreuses célébrités telles Zeneb Blanchet dans Piscine Pro d’Alec Pronovost (20 janvier), une comédie qui a notamment été sélectionnée pour le prestigieux Festival du film de Sundance. Iels pourront aussi admirer le jeu de France Castel dans le délicieux In the Jam Jar de Colin Nixon (23 janvier) ou de Stéphane Breton qui joue un père à la recherche éternelle de l’admiration de son fils dans le film Mimine de Simon Laganière (25 janvier). Les cinéphiles auront aussi accès au tout premier court métrage de Salomé Villeneuve, III, qui célèbre la fraternité. Les liens fraternels seront également au cœur du bouleversant film étudiant In foetu de Jacob Khayat (24 janvier). Côté documentaire, iels retrouveront On ne tue jamais par amour de Manon Testud (26 janvier), un film engagé contre les féminicides et Belle River réalisé en Louisiane par Guillaume Fournier, Samuel Matteau ainsi que Yannick Nolin. Le film a été sélectionné dans le Canada’s top ten du TIFF aux côtés de Pas de fantôme à la morgue de Marilyn Cooke (19 janvier) et Municipal relaxation module de Matthew Rankin (26 janvier), également au programme du festival. 

Retrouvez la programmation complète ici : pleinsecrans.com

Du court sur Instagram et au-delà des frontières 

Plein(s) Écran(s) élabore depuis 3 ans une programmation spéciale sur Instagram : la section Impression(s). Des films courts, esthétiques et captivants à voir sur un cellulaire pendant toute la durée du festival. Les instagrameur.euse.s auront accès à 1 film par jour de moins de 10 minutes, pour un total de 8 films en compétition. Et c’est dans une ambiance planante que démarrera la section avec Les oiseaux du paradis de Gabriel-Antoine Roy, un conte philosophique moderne sur le sens de la vie. Pendant plus d’une semaine, iels pourront aussi découvrir des courts métrages énigmatiques tels Bedroom people de Vivien Forsans (19 janvier), Errance de Guillaume Lambert (26 janvier) ou encore Prison of the Sun de Kaveh Nabatian (23 janvier)

Le public pourra aussi déconstruire les relations amoureuses avec Les terrains vagues de Marie-Ève Drolet (24 janvier) et The Talking Stage de Lily Paris (27 janvier), mais aussi l’image de la femme avec Elles de Mélanie Saint-Germain (20 janvier). Enfin, iels pourront sortir les mouchoirs en regardant Chanson pour un nouveau monde de Miryam Charles (21 janvier)

Le temps d’une fin de semaine, les 21 et 22 janvier, Plein(s) Écran(s) mettra le cap sur la Normandie avec le festival Off-courts de Trouville qui prendra ses quartiers pour une Carte blanche exceptionnelle de 8 films. Frissons et émotions seront garantis avec notamment Chiatura (du réalisateur québécois Toby Andris), Haut les pulls (Steve Achiepo), Souvenirs Souvenirs (Bastien Dubois) ou encore Duos (Marion Defer). Off-courts présentera aussi des films d’animation tendres et touchants tels À cœur perdu (Sara Saidan) ou encore Colza (Victor Chagniot, Camille Broutin, Matthieu Dores). Pour la note musicale, les internautes pourront en prendre plein les oreilles avec la fabuleuse comédie Partir un jour (Amélie Bonin).

Le grand retour des événement physiques et des nouveautés en ligne

En présentiel : 

  • Une soirée d’ouverture exceptionnelle au Cinéma Beaubien (le 17 janvier à 19 h) Une soirée Kino Kabaret au Cinéma moderne (le 21 janvier à 21 h)
  • Une classe de maître(s) au Pôle en cinéma de l’UQAM (le 23 janvier à 17 h), en présence du réalisateur Stéphane Lafleur et d’André-Line Beauparlant, réalisatrice et directrice artistique. 

En ligne :

  • Une quotidienne sur Instagram aura lieu chaque jour de la compétition à 19 h pour la première fois avec un retour sur les films diffusés et des invité.e.s
  • Des projections commentées, présentées par l’INIS (Institut National de l’Image et du Son), pour découvrir les coulisses de la réalisation des films 
  • Une série de podcasts avec les créateurs.trices des courts en compétition officielle réalisée grâce au soutien de La Caisse Desjardins de la Culture et de CISM

De nouveaux prix décernés par un jury de pointe 

Le jury de cette 7e édition sera composé par la talentueuse Julianne Coté, actrice et scénariste (De Pierre en fille) également ancienne porte-parole du festival et la charismatique Nour Belkhiria, connue pour son rôle d’Ismène dans Antigone ou de Nacira dans Une révision. Le réalisateur et scénariste Marc-Antoine Lemire, qui s’apprête à sortir son premier long métrage Mistral Spatial et dont le dernier court métrage Pre-Drink compte une centaine de festivals à son actif, vient compléter ce jury exceptionnel.

De nouveaux prix seront également décernés pour récompenser les films régionaux, l’audace mais aussi les scénaristes: le Prix Yes Sir!Madame remis par la Coop Vidéo de Montréal pour la démarche la plus originale (bourse de 1 000 $), le Prix du meilleur scénario présenté par la Sartec (Société des auteurs de radio, télévision et cinéma) avec une bourse de 1 000 $, mais aussi le Prix du meilleur film régional présenté par Spira (10 000 $ en services).

Les autres prix :

  • Grand Prix Plein(s) Écran(s) présenté par Post-Moderne : il récompense le meilleur court métrage québécois de la compétition avec une bourse de 1 000 $ en argent et 10 000 $ en services de post-production.
  • Prix du public : remis au court métrage québécois ayant suscité le plus grand nombre de partages et de réactions sur Facebook avec une bourse de 1 000 $ à la clé.
  • Prix Impressions : remis au court métrage ayant suscité le plus de réactions sur Instagram avec une bourse de 500 $.
  • Prix des Pairs présenté par le BEAM (Bureau Estrien de l’audiovisuel et du multimédia) : offre 5 000 $ en service et 1 an d’abonnement. Il est remis par le jury du BEAM composé d’Alexa-Jeanne Dubé (comédienne et réalisatrice), Laurent Ulrich (directeur photo) et Pascale Rousseau (scénariste, réalisatrice et directrice artistique).
  • Le Prix Coup de cœur du Jury par Grandé Camera avec un prix de 10 000 $ en services de location d’équipements.
  • Le Prix du Jury étudiant présenté par La Caisse Desjardins de la Culture qui remet une bourse de 1 000 $.

« On est très excité.e.s par cette 7e édition qui est spéciale puisqu’elle signe l’arrivée d’une nouvelle porte-parole, Catherine Brunet, le retour des événements en présentiel avec une programmation toujours aussi audacieuse et éclectique. Avec ma formidable équipe, on travaille dur depuis des mois, on a hâte de pouvoir retrouver notre public, virtuellement et en salle puis de pouvoir partager ces merveilleux films ! » explique Ariane Roy-Poirier, Directrice générale et de la programmation.

Pour en savoir plus rendez-vous sur :

Site web : pleinsecrans.com

FB : Pleins Écrans

Instagram : @pleinsecrans

À propos de Plein(s) Écran(s)

Plein(s) Écran(s) est un organisme de diffusion 100 % en ligne depuis 2016, dont la mission est la découvrabilité et la démocratisation du contenu court auprès du grand public par la promotion et le rayonnement des talents du court métrage au Québec, en région et à l’international. Ses différentes activités ont pour but de se servir de l’interactivité et l’immense portée des réseaux sociaux et des nouvelles initiatives innovantes pour offrir au court métrage une vitrine exceptionnelle.

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L’ONF au Festival du film de Victoria 2023

L’ONF au Festival du film de Victoria 2023 : « A Motorcycle Saved My Life », de Lori Lozinski, lequel se tiendra du 3 au 12 février 2023

Le court métrage produit à Vancouver accompagnera au Festival les longs métrages coproduits par l’ONF The Colour of Ink, de Brian D. Johnson, To Kill a Tiger, de Nisha Pahuja, et En attendant Raif, de Patricio Henriquez et Luc Côté

Le court métrage documentaire A Motorcycle Saved My Life, de la réalisatrice vancouvéroise lori lozinski, fera ses débuts sur l’île de Vancouver à l’occasion du Festival du film de Victoria 2023, lequel se tiendra du 3 au 12 février.

Produit à Vancouver par l’ONF, ce film de 12 minutes sera présenté avec trois coproductions primées, les longs métrages The Colour of Ink (Sphinx Productions/ONF), de Brian D. Johnson, To Kill a Tiger (Notice Pictures/ONF), de Nisha Pahuja, et En attendant Raif (Macumba média/ONF), de Patricio Henriquez et Luc Côté.

Court métrage documentaire

 A Motorcycle Saved My Life (Une moto m’a sauvé la vie), lori lozinski (12 min)

Production : Teri Snelgrove pour le Studio de la Colombie-Britannique et du Yukon à Vancouver

  • Dans A Motorcycle Saved My Lifeune route dégagée constitue le point de départ qui conduira la réalisatrice lori lozinski à apprivoiser une douleur profonde en traversant à moto la Colombie-Britannique pour rejoindre les grands espaces du nord de l’Alberta. Revenant sur les expériences formatrices qui ont porté ses aspirations, elle examine à la lumière de sa vie présente l’influence qu’ont eue ses parents.
  • Cinéaste primée établie à Vancouver et présidente de la société de production Violator Films, lori lozinski est reconnue pour ses productions à caractère social axées sur les protagonistes et créées par des femmes. Elle a récemment coproduit avec l’ONF le long métrage documentaire primé d’Elle-Máijá Tailfeathers Kímmapiiyipitssini : la voie de l’empathie.

Longs métrages documentaires

The Colour of Ink (La couleur de l’encre), Brian D. Johnson (105 min)

Production : Brian D. Johnson pour Sphinx Productions ; Sherien Barsoum, Lea Marin et Kate Vollum pour l’ONF

  • Puisant à même les ingrédients que lui offre la nature — herbes, baies, écorces, fleurs, pierres, rouille —, le fabricant d’encre torontois Jason Logan utilise tout ce qu’il trouve pour produire son précieux liquide. Il fournit des encres personnalisées à un vaste éventail d’artistes aux quatre coins du monde, d’un bédéiste du New Yorker à un calligraphe japonais.
  • Le film a remporté le Prix du jury du meilleur documentaire au Calgary Underground Film Festival.
  • L’écrivain, cinéaste et commentateur culturel canadien Brian D. Johnson est surtout connu pour avoir été, pendant près de 30 ans, le critique de cinéma et rédacteur artistique principal de la revue Maclean’s, à laquelle il collabore toujours. En 2015, il a produit et réalisé Al Purdy Was Here, un long métrage documentaire sur ce légendaire poète canadien, dont la première a eu lieu au Festival international du film de Toronto (TIFF), où il était en lice pour le prix Grolsch du public dans la catégorie documentaire.

To Kill a Tiger (Tuer un tigre), Nisha Pahuja (125 min)

Production : Cornelia Principe et Nisha Pahuja pour Notice Pictures ; David Oppenheim pour l’ONF

  • Le soir d’un mariage familial dans un village indien, la fille de Ranjit, âgée de 13 ans, est entraînée dans les bois et violée par trois hommes. Ranjit entreprend le combat de sa vie en exigeant que les accusés soient traduits en justice. En nous donnant un formidable accès à toutes les facettes de l’histoire, To Kill a Tiger raconte le parcours émotionnel d’un homme ordinaire plongé dans des circonstances extraordinaires : un père dont l’amour pour sa fille provoque une prise de conscience sociale qui aura des répercussions pendant de nombreuses années.
  • Le film a gagné le prix Amplify Voices du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto, ainsi que le Prix du long métrage Voix et perspectives inspirantes au festival international du film Cinéfest Sudbury.
  • Cinéaste candidate à un prix Emmy, Nisha Pahuja vit à Toronto et à Bombay. Elle a plusieurs titres à son actif, dont la série Diamond Road (prix Gémeaux 2007 de la meilleure série documentaire) et The World Before Her (2012 ; Festival du film de Tribeca : meilleur long métrage documentaire ; Hot Docs : meilleur documentaire canadien ; Canada’s Top Ten).

En attendant Raif (Waiting for Raif), Patricio Henriquez et Luc Côté (150 min)

Production : Luc Côté et Patricio Henriquez pour Macumba média ; Colette Loumède pour l’ONF

Présenté au Festival du film de Victoria par Tournée Québec Cinéma

  • Récit tragique d’une famille brisée par l’acharnement de la monarchie saoudienne, En attendant Raif suit pendant huit ans le combat inspirant d’Ensaf Haidar pour faire libérer son mari, le célèbre prisonnier d’opinion Raif Badawi. Posant un regard inédit et touchant sur les implications personnelles et politiques de l’affaire, le film observe de l’intérieur les épreuves traversées par cette réfugiée mère de trois enfants, tant au Québec, sa terre d’adoption, que sur la scène internationale.
  • Originaire du Chili, Patricio Henriquez s’installe à Montréal à la suite du renversement du gouvernement Allende. Après plusieurs reportages pour la télévision québécoise, il cofonde en 1996 la maison de production Macumba International, au sein de laquelle il réalise une douzaine de documentaires à caractère politique et social, dont Sous la cagoule, un voyage au bout de la torture et Ouïghours, prisonniers de l’absurde. Ces films lui valent plus de 70 prix à travers le monde.
  • Depuis l’âge de 14 ans, Luc Côté réalise et produit des documentaires sociaux qui se penchent sur la diversité des expériences humaines. Cofondateur d’Adobe Productions, il a obtenu de nombreuses distinctions au cours des années, dont le Prix spécial du jury à l’IDFA pour sa première collaboration avec Patricio Henriquez, Vous n’aimez pas la vérité – 4 jours à Guantánamo.

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OSCARS® : h264 annonce un film en présélection!

Le court métrage portugais « THE LONE WOLF » de Filipe Melo présélectionné dans la course aux Oscars® !

C’est avec grande joie que nous annonçons que le court métrage portugais The Lone Wolf, réalisé par Filipe Melo et produit par Sandra Faria (Força de Produção), se retrouve parmi les 15 films demi-finalistes (shortlist) dans la catégorie du Meilleur court métrage de fiction aux Oscars®.

Ce film international est distribué par la compagnie de distribution h264, située à Montréal.

La nouvelle a été révélée mercredi soir lors du dévoilement de l’ensemble des films présélectionnés sur le site internet de l’Académie. Le film est représenté par h264, boîte de distribution québécoise qui a accompagné les films Fauve de Jeremy Comte et Marguerite de Marianne Farley nommés dans la même catégorie en 2019.

« Je regarde toutes les cérémonies des Oscars depuis que je suis enfant, c’est comme la veille de Noël pour moi. C’est une nuit tellement magique – et le fait d’être sur la liste des courts métrages présélectionnés signifie vraiment beaucoup pour nous. C’est le plus grand honneur de ma vie et je me sens tellement, tellement reconnaissant pour ce moment. » – Filipe Melo, réalisateur

Le film a été présenté dans une panoplie de festivals tels que Curtas Vila Do Conde, le festival REGARD, Aesthetica International Film Festival et Vancouver International Film Festival (VIFF). Le film a également remporté le prix du Meilleur court métrage de fiction lors de la prestigieuse cérémonie des Sophia Awards tenue par le Portuguese Film Academy.

Nous saurons le 24 janvier prochain si le film sera parmi les 5 courts métrages officiellement nommés dans la catégorie du Meilleur court métrage de fiction. La 95e cérémonie des Oscars® se déroulera le 12 mars 2023.

https://aframe.oscars.org/news/post/2023-oscars-shortlists

THE LONE WOLF

Site web : https://bit.ly/3s8jYgt

Facebook :  https://bit.ly/3VaG9xG

Instagram :  https://bit.ly/3WDtpRw

À propos d’h264

Fondée à Montréal en 2015, h264 a distribué plusieurs courts métrages à succès dont Fauve et Marguerite. La boîte de distribution a aussi développé au fil des années une grande expertise en matière de distribution numérique en organisant le Festival Plein(s) Écran(s), le tout premier festival de films au monde se déroulant entièrement sur Facebook. h264 propose également des services d’agrégation pour livrer du contenu sur les grandes plateformes numériques et se spécialise depuis mai 2021 à la distribution de long métrages, tout en continuant de s’investir dans le monde du court métrage. (https://www.h264distribution.com)

À propos de Força de Produção 

Nous sommes une société de production scénique, télévisuelle et cinématographique basée à Lisbonne avec une vaste expérience dans la création et la production de contenus artistiques. Nous sommes également spécialisés dans la gestion et le booking d’artistes, de musiciens et de spectacles. Nous avons la charge de la gestion, de la production et de la programmation de deux grandes salles de théâtre à Lisbonne.Notre activité se concentre principalement sur la production de pièces de théâtre et sur la gestion et la réservation d’artistes. Elle s’est étendue à d’autres domaines, tels que la production cinématographique et télévisuelle, en travaillant exclusivement, dans ce département, avec un groupe très strict d’artistes, dont nous croyons profondément à la valeur en tant que créateurs et dont nous avons confiance dans la vision artistique, le potentiel et les capacités, et auxquels nous nous identifions, de sorte que nous sommes très sélectifs quant aux projets que nous choisissons d’entreprendre dans ces domaines particuliers. Notre mission, commune à tous nos projets indépendamment de son noyau, est simple : créer des contenus culturels et de divertissement avec passion et conviction, en établissant des relations de proximité et en stimulant la créativité et le potentiel de ceux qui travaillent avec nous, en essayant toujours, dans le même temps, de toucher un grand nombre de personnes. Nous croyons profondément que faire des choses par amour, passion, conviction et travail acharné peut vraiment faire la différence et c’est toujours notre motivation la plus profonde.

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ONF – « THE FLYING SAILOR » de Wendy Tilby et Amanda Forbis figure parmi les 15 œuvres de la liste courte de présélection dans la catégorie « Best Animated Short »

« THE FLYING SAILOR » (ONF) de Wendy Tilby et Amanda Forbis figure parmi les 15 œuvres de la liste courte de présélection dans la catégorie « Best Animated Short » en vue de la 95e cérémonie de remise des Oscars

L’Académie des arts et des sciences du cinéma vient d’annoncer que le court métrage applaudi The Flying Sailor (Le matelot volant), dont Wendy Tilby et Amanda Forbis ont signé la réalisation pour l’Office national du film du Canada, est cette année parmi les 15 œuvres de la liste courte de présélection aux Oscars dans la catégorie « Best Animated Short ». Voici le lien vers le communiqué de presse de l’Académie : https://bit.ly/3hLytV0

Les productions et coproductions de l’ONF ont récolté 76 nominations aux Oscars et remporté la statuette à 12 reprises : espacemedia.onf.ca/oscars

Plus de renseignements sur le film

The Flying Sailor (Le matelot volant)réalisation Wendy Tilby et

Amanda Forbis (7 min 45 s)

Production et production exécutive, David Christensen

  • The Flying Sailor est la dernière œuvre en date du tandem Tilby-Forbis, nommé aux Oscars et lauréat d’une Palme d’or.
  • Les collaborations précédentes des deux cinéastes d’animation de Calgary, When the Day Breaks (1999) et Une vie sauvage (2011), leur ont valu des nominations aux Oscars dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation. Wendy Tilby a également eu cet honneur pour Cordes (1991), qu’elle a réalisé à titre individuel.
  • Le film est inspiré de l’étonnante et véridique histoire d’un homme soufflé dans les airs sur deux kilomètres par l’explosion de 1917 à Halifax, la plus puissante explosion accidentelle non nucléaire que le monde ait connue. Le court métrage nous propose une émouvante méditation sur le miracle et la fragilité de l’existence.

Prix remportés à ce jour

Le film a jusqu’à présent remporté 8 prix et 1 mention, les deux prix les plus récents lui ayant été attribués en décembre 2022 au Festival d’animation de Los Angeles :

  • Meilleur film basé sur un personnage, Festival d’animation de Los Angeles;
  • Meilleure œuvre expérimentale, Festival d’animation de Los Angeles;
  • Meilleur court métrage d’animation, Festival du court métrage de New York ;
  • Prix de la meilleure animation canadienne remis par l’Institut canadien du film, Festival international d’animation d’Ottawa ;
  • Meilleur court métrage d’animation, Festival international du film de Calgary ;
  • Prix Silver du meilleur court métrage canadien, Festival du film  Toronto After Dark;
  • Prix du public, décerné aux 10 films étrangers préférés, Festival international du court métrage de São Paulo ;
  • Meilleur film narratif, Countryside Animafest Cyprus, Chypre ;
  • Mention honorable – Prix du public pour le meilleur court métrage canadien, Festival international d’animation indépendante GIRAF, Calgary.

Voir le film

  • En ligne : 

The Flying Sailor est maintenant diffusé en continu sur les chaînes numériques du New Yorker et sur onf.ca.

  • Au Festival du film de Sundance : 

Présentation en ligne et en salle du 19 au 29 janvier.

  • Dans le cadre du palmarès Canada’s Top Ten du TIFF : 

The Flying Sailor figurera au programme des courts métrages présenté au Cinéma 3 du TIFF Bell Lightbox, à Toronto, le samedi 28 janvier à 13 h.

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